Magus of the Library : manga

magus of the library (1)Titre : Magus of the Library
Auteur : Mitzu Izumi
Traductrice : Géraldine Oudin
Adaptation graphique : Hinoko

GROS COUP DE CŒUR !

Shio a 6 ans et il est un petit garçon qui adore lire, surtout des aventures de pirates. Il aime lire et il respecte les livres. Malheureusement, il est pauvre et le directeur de la bibliothèque de sa région lui en interdit l’accès. Heureusement que la fille du directeur n’est pas comme son père. En plus, elle aime tout autant que lui les histoires de pirates et ils rigolent bien ensemble.

Shio n’est pas qu’un dévoreur d’histoires fantastiques, il est aussi un « sang mêlé ». Sa particularité physique lui vaut le sobriquet de « Oreilles pointues ». Il est le souffre-douleur des enfants de l’école et du village. Les adultes n’interviennent pas, car ils pensent que ce n’est pas grand-chose…

Shio vit avec sa sœur aînée, mais celle-ci travaille très dur, du matin au soir, pour permettre à Shio d’aller à l’école.

Un jour, quatre Kahunas, ces gardiennes et protectrices de la bibliothèque nationale, arrivent dans le village de Shio. Elles arrivent sur des montures spéciales et ici, elles sont respectées de tout le monde. L’une d’elles arrivent juste au moment où Shio est bousculé par un autre enfant.

Cette rencontre va bouleverser le destin de Shio.

magus of the library (2)Ce mange de 230 pages environ, ce premier tome, nous apprend à faire connaissance avec les Kahunas, leurs missions, leur caste, leur histoire. Sur quasi toute la longueur du livre, Shio a six ans, mais tout à la fin, sept années sont passées et les dernières pages sont en fait une mise en bouche pour la suite des aventures avec le tome 2 que j’attends désormais la sortie avec très grande impatience.

L’histoire des livres, le début de l’écriture, la fabrication, la conservation, la protection de tous ces ouvrages de papiers me plaisent énormément. La magie, la féérie tiennent une belle place également sans qu’elles soient pour autant trop, de trop, exagéré, etc. Une belle union, une symbiose qui rend l’histoire fantastique, intrigante, passionnante.

Dans ce manga, la couverture est spéciale au toucher. Pas mal d’explications sur la première couverture (pas celle amovible) et aussi dans le livre : début de l’histoire, explication de la caste des Kahunas, des animaux particuliers qu’on peut rencontrer, etc.

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Alors, certes, je ne suis pas une spécialise des mangas, mais je trouve que certains, par les histoires qu’ils racontent et la façon dont ils sont illustrés doivent être lus au moins une fois dans notre vie si on aime les livres ha ! ha !

Le manga est pour moi un mélange de roman et de BD. C’est rigolo, car au départ, je pensais que les dessins en noir et blanc n’allaient pas me plaire, même si j’adore les contrastes qu’on peut y mettre. En fait, quand je suis prise dans un manga, les illustrations se colorent immédiatement dans ma tête sans que je ne m’en aperçoive.

Les personnages avec leurs grands yeux, leurs gestes « démesurés », leurs expressions « exagérées » : j’adore !

Je me suis même demandé à quoi ressembleraient mes personnages préférés en BD : Bob et Bobette ainsi que les Schtroumpfs, en manga ! (rires)

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Au bout des doigts, Gabriel Katz

au bout des doigts4ème de couverture

« C’est ce que tu as dans le coeur que tu mettras dans ton piano. »

Au milieu du brouhaha de la gare du Nord, le prélude et fugue n°2 en do mineur de Bach s’élève. Mathieu, 20 ans, assis au piano en libre-service, joue. La musique est son secret, dont il ne parle pas dans sa banlieue. Là-bas, il traîne avec ses copains à monter des « business » louches, veille sur son frère et aide sa mère qui travaille jour et nuit.

Un soir, un des coups de Mathieu tourne mal et il finit au poste sans personne à qui demander de l’aide. Sauf peut-être cet inconnu, Pierre, qui, après l’avoir entendu jouer à la gare, lui a donné sa carte de visite. Pierre pose une seule condition : il devra faire ses heures d’intérêt général comme homme de ménage au  Conservatoire national supérieur de musique, dont il est le directeur. À contrecoeur, Mathieu accepte. Pierre, quant à lui, a une toute autre idée en tête : il voit en Mathieu un génie de la musique – et peut-être sa seule opportunité de relancer sa carrière. Le pari de Pierre sera-t-il récompensé ? Mathieu acceptera-t-il d’aller vers son destin ? Avons-nous tous le droit à une seconde chance ?

J’ai aimé suivre Mathieu et Pierre dans leur chemin de vie respectif, mais c’est un peu lent pour moi. Même s’il a des actions, celles-ci sont douces et non haletantes comme j’aurais cru. Et puis, tout s’accélère vers la fin avec une fin… qui n’en est pas vraiment une pour moi. On ne sait pas ce qu’il se passe au final, ce qu’il y a « après » et ça, moi, ça m’embête et je m’imagine la fin que j’aurais aimé du coup. Certes, cela laisse la possibilité au lecteur de choisir sa fin, mais comme tout est assez bien détaillé dans les 3/4 de l’histoire, j’aurais cru que j’aurais une fin fermée.

Bref, tout est dit avec la 4ème de couverture. Jusqu’au bout, on ne sait pas si Mathieu va suivre la « bonne voie ». Si j’y connais rien en musique, j’aime lire des histoires qui parlent d’elle, ça me transporte et j’ai l’impression d’entendre les notes quand je lis. Je m’évade au travers de mots sur fond musical et ça me plaît.

L’éventail magique, conte illustré

eventail magique_conte japonaisA ma bibliothèque, j’ai découvert le week-end passé 2 magnifiques contes illustrés.

L’éventail magique a été édité en français par l’école des Loisirs, en 1991 ! L’auteur et illustrateur : Keith Baker. Traduit de l’américain par François Lasquin.

Yoshi est un petit garçon. Il habite dans un village au bord de la mer. Yoshi a une passion : la construction. De ses mains, il peut construire tout un tas de choses : des charrettes, des escaliers, des maisons, etc.

Un jour, il découvre un éventail dans la mer ! Un éventail magique qui lui suggère ses prochaines créations. En effet, grâce à cet éventail, Yoshi a de nouvelles idées de constructions.

Jusqu’au jour où il pense qu’il doit construire un pont. Il le construit. Il est grand et solide, mais… mais il cache le soleil et les habitants ne sont pas contents du tout. Malheureusement, peu de temps après, un tsunami arrive et Yoshi n’a pas le temps de détruire le pont. Fort heureusement d’ailleurs, car grâce à cette construction, malgré l’ombre que faisait le pont, c’est celui-ci qui a sauvé tous les habitants.

Ensemble, en gardant le pont, Yoshi et les villageois reconstruisent un nouveau village.

Quel joli conte !

Ensemble, on va toujours plus loin. Même si seul on va plus vite, c’est tellement mieux d’être entouré et encouragé 🙂

Les gens heureux lisent et boivent du café

gens heureux lisent boivent cafeTitre : Les gens heureux lisent et boivent du café
Auteur : Agnès Martin-Lugand

Le cadre, très difficile émotionnellement, est posé dès les premières lignes : Diane a perdu son mari et leur unique petite fille dans un accident de voiture !

Diane n’arrive pas à s’en sortir, depuis l’accident, elle ne travaille plus dans son café littéraire qu’elle tient avec son meilleur ami. Elle sort à peine, ne mange quasi plus, fume comme une cheminée et se lave parfois, sur ordre de son meilleur ami.

Elle ne peut pas surmonter ça, elle ne veut pas.

Jusqu’au 1er et funeste anniversaire de leurs morts… Son ami, patient lui rend la vie « impossible ». Elle qui a toujours aimé le soleil, la chaleur, la mer, elle refuse de suivre son ami dans des vacances au soleil et, un peu sur un coup de tête, décide d’aller vivre quelques mois en … Irlande ! L’Irlande, son mari avait voulu l’y emmener un jour, mais comme il pleut et qu’il vente beaucoup par là-bas, elle avait ri et n’avait pas voulu y aller. Elle irait pour lui, aujourd’hui…

Va-t-elle s’en sortir toute seule, si loin de tout ? Comment va-t-elle faire pour gérer cet exécrable voisin ? Et comment expliquer qu’elle n’a ni homme, ni enfant dans sa vie ?

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis un petit temps. Je l’avais commencé une première fois, mais je n’avais pas réussi à accrocher… trop déprimant dès le début ! Ici, j’ai dépassé mes larmes (hyper sensibilité, quand tu nous tiens !)

Et puis, je l’ai lu d’une traite… rien de très actif, ni d’action extraordinaire, mais comment dire ? On veut savoir si elle va s’en sortir, comment, avec qui, etc. En fait, c’est de la pure curiosité…

Ce que j’ai le moins aimé, c’est le fait que l’héroïne n’avait aucun problème à attendre avant d’essayer de surmonter sa douleur… elle part en Irlande comme ça, sur un coup de tête, ne travaille plus depuis un an, et va louer un cottage pendant des mois…  quand l’argent ne manque pas, on gère les difficultés autrement (c’est mon avis et n’engage que moi 😉)

 

Une saison à la petite boulangerie

saison petite boulangerieTitre :  Une saison à la petite boulangerie
Auteur : Jenny Colgan

Tome 2 de « La petite boulangerie du bout du monde ».

Trop beau pour être vrai, aurait pu être un résumé du début de cette nouvelle histoire. Toute la vie de notre chère Polly est déstabilisée après le décès de la propriétaire des deux boulangeries qu’elle gère désormais sur la petite île de Mount Polbearne, en Cornouailles, Angleterre.

En effet, depuis que le fils de la sœur de sa défunte propriétaire a repris la gestion administrative et comptable, rien ne va plus !

Dans cette nouvelle aventure, on retrouve bien sûr Polly, l’héroïne principale, cette jeune femme qui a tout perdu quelques temps auparavant (travail, amour, maison), mais aussi bien sûr son nouvel amoureux, cet américain, grand, beau gosse, apiculteur à ses heures qui ne cesse d’être doux, attentionné et amoureux. Neil, le petit macareux qu’elle a sauvé et qui est devenu son petit animal de compagnie improbable et la mascotte de tous les habitants de cet endroit, est bien sûr toujours là également… quoi que… suspense, suspense 😊 Ainsi que la meilleure amie de Polly et son mari riche, excentrique et généreux. Le retour de la veuve du pêcheur (pêcheur, mari qui était aussi l’amant de Polly !) est inattendu et craint à la fois.

C’est d’ailleurs grâce à ce dernier personnage qu’une certaine tension, inquiétude va parfois gagner le lecteur au fil des pages.

Dans ce deuxième livre, pas mal d’actions et de rebondissements et j’ai envie de croire à tous ces événements difficiles qui peuvent arriver à n’importe qui et qui, avec force de volonté, d’encouragements, de passions et de liens d’amitiés et d’amour, terminent bien.

Un très bel avis de lecture à lire aussi chez Lavieenplusjoli.com

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Photo : Pixabay

Écoute mes lèvres, Jana Novotny Hunter

Titre : écoute mes lèvres
Auteur : Jana Novotny Hunter
Traductrice : Vanessa Rubio

ecoute mes levres_Jana Novotrny HunterCathy est sourde profonde depuis ses 5 ans ; séquelles d’une méningite fulgurante. Depuis cet âge, elle ne parle plus. Sa mère l’a « abandonnée » dans un institut pour sourds, pour son bien.

Aujourd’hui, Cathy a 17 ans et elle a choisi son sujet pour son débat pour l’institut : « Les sourds doivent s’intégrer dans le monde des entendants ». Ce sujet fait l’effet d’une bombe, car si la règle officielle de l’institut est que la communication totale est de mise, deux clans se sont toujours formés dans cette cité de sourds : les signeurs (ceux qui communiquent avec la langue des signes) et les oralistes (ceux qui savent lire sur les lèvres et qui parlent avec leur voix).

Cathy, en dernière année secondaire, va devoir affronter bien des difficultés et surmonter bien des peurs afin d’arriver à faire comprendre à sa meilleure amie qu’elle n’est pas une traitresse parce qu’elle veut retrouver sa voix.

Ce livre, écrit en 2005, aux USA, parle d’un problème que j’ignorais totalement. Je connais, de loin, ce monde du silence (mon tout premier flirt, en 1991, était avec un garçon sourd de naissance avec qui j’ai appris la dactylologie* et à signer certains mots ; puis vers 1994, j’ai eu dans ma classe, un camarade sourd avec qui j’ai beaucoup écrit durant une année, au sein de l’école. Mon papa est sourd d’une oreille depuis plus de 25 ans et, enfin, moi-même j’ai une baisse d’audition suite à mon syndrome de Ménière), mais je ne savais pas qu’au sein même de ce monde, il pouvait exister une telle incompréhension entre les signeurs et les oralisateurs !

L’histoire fait monter la tension, et pour le lecteur, il est très facile de pénétrer dans cet univers particulier, différent et difficile. On suit Cathy et sa meilleure amie, Bee. À la fin de l’année, après l’école, elles devront quitter l’institut et si pour toutes les deux, il est impensable de vivre en-dehors de l’institut, plusieurs éléments vont venir aider Cathy à se dépasser et à oser croire en une vie possible à l’extérieur.

J’ai beaucoup aimé ce livre jeunesse de 190 pages, à l’écriture plus grande que dans les livres de poche. J’ai beaucoup appris sur cette langue et je me demande si, chez nous, en Belgique ou en France, il existe encore cette différence de communication chez les personnes sourdes et malentendantes. Une réflexion qui me pousse à poursuivre l’un des projets que j’ai en tête depuis plusieurs semaines : conter en utilisant la communication totale, c’est-à-dire en oralisant ET en signant.

La langue des signes est arrivée dans ma vie grâce à un garçon et elle revient vers moi aujourd’hui. Pas plus tard que lors de ma dernière formation CAPS, éducation et communication pour la santé, cette langue a, à nouveau, titillé mon envie d’aider des personnes malentendantes. D’abord par une collègue de formation qui étudiait cette langue par curiosité, puis par une association, Surdimobile, qui est venue chez nous durant toute une journée pour nous présenter leur association et le monde des sourds. Après un peu de théorie et d’histoire, nous avons pu nous immerger dans cet univers grâce à un casque anti-bruit mis sur nos oreilles. Les animatrices nous disaient des phrases avec leurs lèvres, sans leur voix, et nous devions lire sur les lèvres et deviner ces phrases. J’ai été une bonne élève, car j’ai presque fait un sans faute ! J’ai été la seule et de loin, à avoir aussi bien réussi cette épreuve. Cela m’a permis de réaliser que je voulais continuer à apprendre cette langue…

Extrait du livre :

« (…) Seules dans le silence, sans amis pour nous aider, loin de la cité des sourds…

Je ne pourrais pas supporter de revivre le supplice que j’ai enduré à l’âge de cinq ans, ce serait trop pour moi.

– Les gens se moquent de nous quand on utilise notre voix, répond Bee en signant furieusement. Je ne suis pas oralisete, je ne parlerai jamais.

– Mais…

Elle a l’air vraiment en colère maintenant.

– Tu ne comprends pas, Cat ? Ou alors tu as oublié ? Les sourds qui essaient de parler sont des traîtres. Ce sont des sourds déguisés en entendants. Ils tournent le dos à la vraie langue de sourds. Les oralistes sont nos ennemis. »

 

* dactylolgie : alphabet qui fait correspondre à chaque lettre une forme de la main. Les sourds s’en servent pour épeler les noms propres, par exemple.