Manga : A silent voice

Alors que je suis dans la série Maître des livres dans les manga, voici que ma fille qui est une fan des manga, a pris ce livre à la bibliothèque.

U_8996_1A_EMA_A_SILENT_VOICE_01.IND75

4ème de couverture :

« Shoko Nishimiya est sourde depuis sa naissance. Même équipée d’un appareil auditif, elle peine à saisir les conversations, à comprendre ce qui se passe autour d’elle. Effrayé par ce handicap, son père a fini par l’abandonner, laissant sa mère l’élever seule.
Quand Shoko est transférée dans une nouvelle école, elle s’emploie à surmonter ses difficultés mais, malgré ses efforts pour s’intégrer dans ce nouvel environnement, rien n’y fait : les persécutions se multiplient, menées par Shoya Ishida, le leader de la classe. Tour à tour intrigué, fasciné, puis finalement exaspéré par cette jeune fille qui ne sait pas communiquer avec sa voix, Shoya décide de consacrer toute son énergie à lui rendre la vie impossible.
Psychologiques puis physiques, les agressions du jeune garçon se font de plus en plus violentes… jusqu’au jour où la brimade de trop provoque une plainte de la famille de Shoko, ainsi que l’intervention du directeur de l’école. À cet instant, tout bascule pour Shoya : ses camarades, qui jusque-là ne manquaient pas eux non plus une occasion de tourmenter la jeune fille, vont se retourner contre lui et le désigner comme seul responsable… »

Voici le premier tome qui rentre vite au cœur du harcèlement et de la violence dans l’école. Un manga que je recommanderais en lecture obligatoire dans la première année secondaire de notre enseignement tellement il décrit, malheureusement bien, la souffrance de la jeune Shoki et même celle de l’un de ses camarades, auteur, des faits !

Cela se termine, pour ce premier tome je le rappelle, déjà par une leçon de morale et une prise de conscience de la part de Shoya.

J’ai lu ce manga avant ma fille. Je suis curieuse de connaître son avis également  🙂

Publicités

Le secret de la grue blanche, conte

Magnifique conte que je souhaite adapter à l’oral à mon travail :

secrest_grue_blanblanche (1)

Le secret de la grue blanche

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Si vous voulez en découvrir un peu plus, je vous invite à aller sur le blog « L’ombre du geek« , car je n’aurais pas pu mieux dire… tout y est. Tout ce que je pense de cet album est déjà dit là-bas  😉

Les illustrations sont très belles, douces, remplies de poésie.

 

Le maître des livres, manga

En allant déposer son livre emprunté pour l’école, à la bibliothèque,  ma fille a tout de suite pensé à moi en voyant ces mangas :

biblio_manga (1)Le maître des livres, de Umiharu Shinohara.

Et elle a bien eu raison ! Je l’en remercie vivement 🙂

Un peu d’entraînement pour moi pour lire ce livre dans le véritable sens des Manga, c’est à dire de droite à gauche. De droite à gauche pour les pages, pour les cases, mais aussi pour les bulles. Oui, ça peut vous paraître logique, mais pour moi qui ai l’habitude de lire dans l’autre sens, cela m’a demandé un petit temps d’adaptation. Court, je vous rassure.

Je viens de lire le tome 1 et je m’apprête à lire le tome 2 et à penser à emprunter les prochains déjà !

Mikoshiba est la première personne a avoir été engagée dans cette bibliothèque privée : « La rose trémière », bibliothèque pour enfants. Il a un caractère plutôt rude et malgré cela, les enfants l’adorent ! Ils ont bien raison de l’apprécier ainsi, car Mikoshiba connaît tous les livres et il a le don de trouver le livre qui plaira à coup sûr à chacun de ses petits visiteurs.

Un jour, un homme d’une trentaine d’années découvre cette bibliothèque tout à fait par hasard et décide d’y entrer davantage par curiosité que par réelle envie de lire un livre « pour bébés ».

Et c’est là qu’intervient Mikoshiba. Au travers de ce bibliothécaire, de différentes petites histoires, on apprend que cette bibliothèque n’est pas réservée qu’aux enfants. De nombreux liens vont se créer et des comportements changer rien qu’en ouvrant le premier livre conseillé par ce Mikoshiba qui est bien plus sympathique qu’on ne le croit !

J’ai toujours pensé que comme pour les animaux que nous adoptons, ce ne sont pas nous qui les choisissons, mais bien eux, les animaux et les livres, qui nous choisissent !

La preuve en image  😉

biblio_manga (5)

 

biblio_manga (4)

Animatrice dans une ludothèque adaptée

Je suis très heureuse de vous annoncer que j’ai trouvé Le Job ! Depuis le 7 janvier 2019, je suis animatrice dans une ludothèque adaptée et itinérante.

Quelques explications s’imposent  🙂

Ludothèque adaptée : ludothèque dans laquelle on adapte des jeux pour des enfants et adultes porteurs de différents handicaps. Le matériel peut être plus grand comme des dés ou des cartes, on peut remplacer des pions pour qu’ils soient plus facilement préhensibles, on met un tapis antidérapant pour que la base ne bouge pas, on facilite des règles de jeux, on stimule certains sens, etc.

Ludothèque itinérante : nous nous déplaçons dans les institutions et amenons les jeux au public. On observe et on joue avec nos petits et grands participants de façon à trouver le ou les jeux qui leur conviennent le mieux, qui leur donne du plaisir, qui les aide dans une réflexion. On les écoute beaucoup aussi et on tente de trouver de nouveaux jeux pour lesquels il y a une demande.

J’ai quelques idées de jeux et d’adaptation. Avec ma collègue, nous allons aussi mettre en place une activité conte et lecture d’histoires, entre autres projets 😉

Si j’avais su un jour que je pourrais faire de l’une de mes passions, mon métier, je n’aurais pas osé y croire.

Il y a beaucoup de travail et beaucoup de possibilités.

Pour le moment, je suis occupée à temps partiel, mais cela me convient parfaitement, car après la première semaine et quatre jour de travail continu, le dernier soir, j’étais épuisée d’avoir eu tous mes sens sollicités non-stop (rires).

Une fatigue saine et heureuse. Il m’a suffit d’une bonne nuit de sommeil et d’un week-end libre pour me reposer et recharger mes batteries.

A très vite pour d’autres nouvelles aussi réjouissantes.

Belle semaine à vous toutes et à vous tous qui passez par chez moi.

Le monde de Marcelo, Francisco Stork

monde de marceloTitre : Le monde de Marcelo
Auteur : Francisco X. Stork
Traductrice : Anne Krief

Marcelo a 17 ans. Il n’est pas un ado comme les autres. Il est atteint du syndrome d’Asperger, soit une forme d’autisme de haut niveau.

Depuis la maternelle, il suit sa scolarité dans un institut spécialisé : Paterson. Là-bas, il peut s’occuper des poneys et être lui-même sans crainte de jugement, de critiques ou d’insultes.

Les vacances d’été arrivent et il a prévu de faire un job d’étudiant à Paterson, pour s’occuper des chevaux, de l’écurie, des soins. Mais son père a d’autres projets pour lui. Pour son bien, il le force à travailler à son cabinet d’avocats. Le deal est simple : si Marcelo parvient à faire son travail correctement dans le monde réel, il pourra choisir où il voudra terminer sa scolarité. S’il réussit, il pourra la faire à Paterson, s’il échoue, il devra intégrer Oak Ridge Hight, une école « normale » où il devra travailler deux fois plus pour pouvoir suivre ce cursus traditionnel.

Marcelo réfléchit et il accepte le défi, à contre cœur.

Au service courrier, là où son père l’a affecté, Marcelo rencontre la belle Jasmine qui a tout juste trois ans de plus que lui. Dans ce service, au travail de son père, l’adolescent va être confronté à la dure réalité de la vie : les mensonges, les « jeux de mots » qu’il ne comprend pas toujours, la jalousie, la haine… Marcelo va vite apprendre à déchiffrer les expressions du visage, il va aussi découvrir de nouvelles émotions, éprouver de nouveaux sentiments.

Pour lui, la vie dans l’institut et la vie au travail est tout à fait différente. Mais toutes les difficultés qu’il rencontre vont le rendre plus fort encore. Il va devoir prendre des décisions, s’arrêter sur des choix, aller dans une direction plutôt que dans une autre.

 

Très beau roman pour adolescents… et pour les plus grands aussi, bien sûr ! Tout au long du livre, c’est Marcelo qui parle, mais Marcelo parle de lui souvent à la 3PS. On s’attache très vite à cet ado, bel homme, réfléchi, posé et musclé (sourire). Bien qu’il ai du mal à regarder dans les yeux quand il parle à quelqu’un, il est loin d’être idiot et tout au long du livre, on revient sur cette importance capitale : non, Marcelo n’est pas bête, il comprend juste de manière différente et il met un temps certain avant de pouvoir comprendre certains sens cachés des phrases qu’on lui balance comme ça en pleine figure, en pensant qu’il ne comprend quand même rien !

L’autisme est encore mal connu, en Belgique comme en France. Il a plusieurs formes d’autisme, à plusieurs « niveaux ». Le syndrome d’Asperger est une forme haute d’autisme, c’est-à-dire que les personnes atteintes de ce syndrome ne souffrent pas de déficience mentale ni de trouble ou retard de langage. Pour plus d’explications, clic ici.

Extrait :

« (…)

  • Je suis troublé.
    Je n’ai jamais été aussi troublé de ma vie. Tout est si compliqué, il y a tant de choses à prendre en considération. Mon cerveau n’est plus qu’un gros chewing-gum collant.

(…)

  • Je crois que je vais prendre mon après-midi. Ça t’ennuie de rentrer tout seul au bureau ?

Je suis très ennuyé de le dire, mais je le dis quand même.

  • Je ne crois pas être capable de retrouver mon chemin tout seul jusqu’au cabinet. 

(…)

Mais avant que je puisse répondre quoi que ce soit, Wendell me tourne le dos et sort de la salle.

(…)

Je marche la tête baissée, je fixe mes pieds qui avancent l’un après l’autre. Faire en sorte que mon cerveau s’arrête de réfléchir ne m’a jamais posé de problème. Mon cerveau ressemble à un robinet que l’on peut ouvrir et fermer à volonté. Sauf qu’en ce moment, je n’arrive pas à le fermer et l’eau coule à flots.

(…)

Je m’aperçois que je suis perdu. En fait, je savais que j’étais perdu quelques instants après avoir quitté le club. Seulement maintenant cela devient préoccupant : non seulement je je reconnais pas où je suis, mais les grands immeubles m’empêchent de voir la silhouette de celui du cabinet d’avocats, qui me sert de point de repère. »

 

Un jeu d’écriture en passant

Je pourrais, pour commencer cette nouvelle année blogesque, noter mes résolutions pour 2019. Je pourrais, oui…

Souvent, je me dis que je devrais être plus active sur mon blog, aller visiter le blog de ceux qui me suivent et qui laissent un commentaire chez moi, leur faire un petit coucou chez eux, poster moi-même des commentaires, etc.

Ce n’est pas parce que je ne fais pas cela, que je ne pense pas à eux… mais le temps me manque. Aussi, j’ai décidé à l’instant où j’écris ces quelques lignes, de passer chez tous mes amis qui sont référencés dans ma page « du côté de mes amis », pour lesquels j’ai créé une bannière de leur blog/site et d’y laisser un commentaire. Je le promets, je vais allez chez vous, et d’ici la fin janvier 2019, vous aurez au moins une fois ma visite commentée 🙂

Tout ceci, je le dois à un mail… En effet, ce matin, j’ai reçu un mail me disant qu’une nouvelle personne suit mon blog ! Ce n’est pas nouveau, mais allez savoir pourquoi, en allant sur le blog d’ « écrivain amateur« , j’ai eu l’idée de lui proposer un petit jeu d’écriture pour le simple fait d’inciter à écrire et à poster sur son blog. Peut-être me suis-je reconnue dans un de ses articles ? Ouvrir un blog sur une passion, c’est génial, encore faut-il trouver de chouettes idées à partager et que cela ne s’apparente pas à une « obligation ».

Je lui ai donc suggéré de participer à un petit jeu d’écriture. J’ai donné 2 mots et dit qu’il (ou elle) devait écrire 10 minutes à partir de ces 2 mots. Qu’il pouvait dresser une liste à partir de ces mots et de faire une phrase de base grâce à 5 mots piochés dans ces listes.

C’est un petit jeu facile et rapide. Cela permet de libérer l’écriture.

Que ce soit dans un cahier, avec un crayon, un stylo-plume, un stylo à bille ou comme moi, à l’ordinateur, écrire sans penser à trop de choses, juste durant 10 minutes, ça suffit parfois à relancer la machine.

La preuve avec moi qui vous écrit cette longue tartine, tout ça, pour vous dire que je vais passer chez vous et que je vais écrire maintenant durant 10 minutes à partir de ces deux mots :

ROSE  –  LUNE

rose : fleur, parfum, couleur, odeur, épine, vent, soleil

lune : astre, nuit, pleine, croissant, noir, cratère, face cachée, lune rouge, rond, nuage, système solaire, univers

Le petit prince !

Mon texte :

Le vent se levait sur la lune rose. On pouvait voir les nuages courir devant sa face ronde et pleine. Elle ne bougeait pas d’un iota. Solide. Accrochée tout là haut dans le ciel, elle illuminait la nuit d’une couleur douce et magique. Rose !

Cette couleur n’est pourtant pas rare pour la lune. La lune revêt pleins de couleurs à nos yeux d’humains. Nous la connaissons souvent grise, blanche, jaune ou même rousse. Pourtant, il paraît que sa couleur, sa véritable couleur serait la bleue !
Quant à celle qui nous intéresse aujourd’hui, la rose, elle lui colore son teint une fois toutes les sept pleines lunes.*

Dès que le disque est complètement empourpré de rose, les fleurs de lune s’ouvrent. Ces fleurs ressemblent à nos roses terriennes, sauf qu’elles sont sur la lune et qu’elles ne s’ouvrent qu’en présence de cette couleur rare et magique. On appellent ces fleurs des Roses-de-Lune, mais chez nous, elles s’appellent « cratère ». C’est moins joli, moins magique. Plus dur. Ces cratères sont visibles depuis la terre, aux jumelles, par temps dégagé. Ce que les jumelles ou même les télescopes ne montrent pas, c’est le parfum qui se dégage de ces Roses-de-Lune ! Depuis la Terre, parfois, on peut discerner un petit brouillard s’élever de ces cratères. On leur attribue un tas de propriétés, mais certainement pas celle d’un parfum !

Pourtant, cette fragrance délicate ravirait plus d’un nez. Subtile, légère et discrètement fruitée, elle est encore plus délicieuse que le parfum de nos roses terriennes.

lune rose

photo Pixabay

PS : parfois, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures pour comprendre d’où nous vient une idée ou un mot… LUNE et ROSE ?  Pourquoi ? Et puis, pourquoi pas ?  🙂

PS bis : pour « écrivain amateur », j’ai écrit ce petit texte en 10 minutes. Avec une pause pour réfléchir à certains mots/synonymes pour ne pas en répéter. Puis, j’ai relu, été sur le net chercher des infos sur la lune rose (j’avais en tête la lune rousse, j’ignorais que des lunes roses existaient !) et puis pour terminer, j’ai cherché une photo qui collerait à mon texte.

J’ai donc appris que la couleur originelle de la lune, serait la turquoise !

*détail inventé. Plusieurs explications existent quant à l’origine de cette appellation « lune rose ». Je retiens celle qui vient d’Amérique du Nord où une fleur particulière s’épanouit vers avril-mai… Cela dit, la fleur de lune existe…. mais pas la Rose-de-Lune  😉