Écrire des contes, de Mireille Pochard

Emprunt à ma bibliothèque : écrire des contes, de Mireille Pochard, paru en 2012 aux éditions Eyrolles. Avec dans ce livre, 200 propositions d’écriture autour des contes, légendes, mythes & épopées.

écrire des contes, M. Pochards

J’aime beaucoup les contes, mais aussi les histoires dérivées des contes. Tout comme les légendes, les contes transmettent non seulement des valeurs, parfois des morales, et toujours de belles choses concernant la vie au travers des personnages imaginaires (ou pas !), ou animaux fantastiques. La magie, le rêve, la réflexion, tout ça se retrouve dans les contes et bien plus encore.

Je n’en suis qu’au début, mais déjà je souris à la mention d’Alice au pays des merveilles…

On peut analyser les contes, c’est super intéressant. Personnellement, je m’occupe actuellement à décortiquer une bande dessinée que j’aime particulièrement : Bob et Bobette. Dans le numéro 85, Lambique au bois dormant, on va traverser plusieurs contes connus. Il me faut apprendre à lire cette BD autrement, sous un autre angle, m’arrêter plus longtemps sur des détails, revenir sur une expression, étudier davantage une illustration en la décortiquant, etc.

Bon, j’ai du pain sur la planche, ma maison en pain d’épice ne s’est pas construire en un seul jour  😉

Je vous laisse avec la 4ème de couverture de ce livre :

« Nés à une époque où l’écriture n’existait pas encore, les contes nous sont parvenus à travers les siècles, preuve qu’ils sont universels et indémodables.

Vous trouverez dans cet ouvrage tout ce qu’il faut savoir pour vous lancer dans l’écriture de tous les types de contes:  merveilleux, étiologiques, philosophiques, fantastiques, facétieux… et des fables, comptines, devinettes, charades et blagues…

Vous pourrez également jouer avec d’autres genres issus de la littérature orale : mythes, épopées, légendes, et poursuivre par des détournements parodiques.

Que vous écriviez seul ou que vous animiez des ateliers de création, cet ouvrage vous offrira une mine de pistes individuelles et collectives et les techniques indispensables pour explorer les nombreux aspects de ce patrimoine universel issu du folklore populaire.

Les contes ont un avenir littéraire, vous avez d’illustres prédécesseurs, Lewil Carrool, Andersen… suivez la piste ! »

Mireille Pochard, médiatrice lecture jeunesse et formatrice, anime des ateliers d’écriture auprès de publics variés.

Le chien fait la loi dans la maison de…

Samedi passé, je me suis amusée avec la Fabrique à Histoires de Bernard Friot. Je voulais écrire quelque chose, mais je ne savais pas très bien quoi… alors j’ai pioché ceci.  Ceci est mon second texte, car je n’aimais pas le 1er…

jeu Bernard Friot

Une phrase de début, en gras, et une phrase de fin, aussi en gras pour vous indiquer les contraintes que j’ai choisies pour commencer et terminer l’histoire. Avec une ligne de conduite avec la carte  » Le chien fait la loi dans la maison de Monsieur Longuet« .

Bonne lecture  🙂

Il était une fois un chat, caché derrière un rideau, qui guettait l’arrivée du chien. Dans cette maison, celle de Monsieur Longuet, c’était le chien qui faisait la loi. C’est lui qui disait quand il devait sortir, quand il fallait préparer à manger, quand il fallait enfermer le chat dans la pièce à l’autre bout de la maison gigantesque. Oui, c’était lui qui dictait tout. Son maître se pliait en quatre pour satisfaire les moindres volontés de son ami canidé.

Quant au félin, qui était considéré comme trois fois rien. Il n’était là que pour décorer, et parfois chasser quelques souris indésirables et riquiquis qui ne satisfaisaient jamais son appétit insatiable.

Donc quand le chien était parti, le chat dansait sur sa tête, et faisait ce que bon lui semblait. C’est-à-dire à la fréquence de deux à trois par jour, selon l’humeur de chien de son ennemi juré.

Un jour pourtant, durant un sale week-end pluvieux, un étrange bruit était apparu dans le grenier. Sourd comme un pot, le chien dont l’ouïe ne faisait que se dégrader au fil des années, ne remarqua rien. Le chat, un peu rond mais toujours en grande forme pour faire les quatre cents coups, n’avait pas été dupe. Il y avait bel et bien un fantôme sous le toit de la maison. Pourquoi et comment n’y avait-il pas fait attention plus tôt, c’est un autre mystère. Toujours est-il que ce week-end, le chat s’arrangea pour embêter le clebs afin que celui-ci aboie trois fois. Trois aboiements signifiaient au maître qu’il était temps d’enfermer cette stupide boule de poils.

Ce que chat veut, le chien le veut aussi. C’est de la sorte que le chat se retrouva enfermé toute une journée et toute une nuit dans la pièce la plus sombre de la maison.

De la maison… la maison ? Du château vous voulez dire ! En effet, Monsieur Longuet avait racheté ce vieux château. Comme dans les bons livres et les bons films, personne avant lui n’avait voulu de ce bien immobilier en raison, paraît-il, de la présence d’au moins un fantôme. Mais voilà six mois qu’ils habitaient là à présent, et ni Monsieur Longuet, ni le chien et ni le chat n’avaient eu affaire à quelque fantôme que ce soit. Jusqu’à ce matin…

Le matou n’avait pas prévu de rester aussi longtemps dans ce cagibi, mais il ne pouvait plus voir ce chien en peinture.

Tic, tic, tic. L’étrange bruit bizarre était à nouveau là. Cette pièce était idéalement située pour entendre parfaitement tout ce qui pouvait se passer au grenier.

RRRRRrrrr. Rrrr. Un autre bruit, plus doux, comme un minuscule moteur, se mit en fonction.

De plus en plus bizarre…

Aussi, rusé comme un chat énervé par un chien, le félin qui avait décidément plus d’un tour dans ses pattes, avait rapidement compris d’où venaient ces bruits mystérieux.

Oui, il y avait bien un fantôme, mais pas n’importe lequel, celui d’un chat ! Celui du Chat Botté ! Oh, pas celui des contes de fées, non, un autre. Oui, tu as bien lu. Il existe bel et bien plusieurs chats bottés. Celui-ci, enfin, le fantôme, était chaussé de bottes de cow-boy vertes. Le vert lui allait très bien d’ailleurs, car c’était aussi la couleur de ses iris. Il avait été tué dans d’horribles circonstances, voilà déjà plus de trois ans et demi. Durant tout ce temps, il n’avait vu pas âme qui vive, tout le monde avait déserté ce vieux château suite aux nombreux et mystérieux décès qui s’étaient succédés chez les animaux du manoir. Au début, les maîtres des lieux n’avaient vu là qu’une étrange coïncidence, mais quand le nouveau poisson rouge du Prince avait disparu à peine deux heures après son arrivée, toute la grande famille avait déménagé, loin, très loin du château qui portait malheur.

Notre chat, le pauvre qui était enfermé dans cette pièce juste sous les toits, s’emballa immédiatement.

— Eh ! Oh ! Oui, toi le fantôme ! Tu ne voudrais pas devenir mon ami, ici ?

Au début, le Chat Botté, son fantôme, s’immobilisa et cessa de respirer. Bien qu’il ne respirait déjà plus depuis longtemps, il faisait toujours comme s’il était vivant car c’était bien la première fois qu’il rencontra un camarade qui croyait aux fantômes. Il ne savait pas que penser de la question. Un ami ? Pourquoi faire ? C’était ça sa mission ? Se faire un ami ou aider un ami ?

Comme il ne répondit pas immédiatement, notre chat reposa la question, d’une autre façon :

— Bon, je ne sais pas qui tu es, ni comment tu es parti au paradis ou plutôt resté coincé ici, mais si tu aimes autant les chats que moi, par pitié, réponds-moi !

Le Chat Botté savait qui avait posé la question, lui, il voyait tout, et savait à peu près tout également de ce qui se passait sous son toit. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs qu’il s’était amusé à faire un peu de bruit afin d’attirer l’attention du matou vivant, afin qu’il sache qu’il n’était pas tout seul ici. Mais entre le fait de savoir et de soutenir moralement un copfélin et communiquer avec celui-ci, il y avait une différence pour notre Chat Botté. Surtout que personne ne lui avait expliqué comment il devait faire pour travailler en tant que fantôme ? Quelle était sa fonction ? Et comment devait-il s’y prendre ?

Pour ne pas griller sa couverture, il émit un petit miaulement digne d’une chatte qui gémit quand on l’embête un peu trop.

— Un chat ?! Tu es le fantôme d’un chat ? demanda notre chat bien vivant qui écarquilla les pupilles comme seuls les chats savent si bien faire dans la pénombre. Même s’il s’en doutait, savoir qu’il avait raison lui donna confiance en lui.

— Ben oui, ch’suis pas un chien quand même ! rétorqua tout de go le Chat Botté qui en avait oublié sa timidité passagère.

— Oh, me parle pas de chien, ou plutôt si, parlons d’un chien, d’un seul : celui de cette maison !

Le Chat Botté, interloqué qu’on lui parle sans peur ni reproche, qu’on ne lui pose pas 36 mille questions sur son état, son passé, son avenir, se prit rapidement d’amitié pour le poilu vivant.

— Je sais tout ce qu’il te fait subir ! Je suis là depuis le début, mais bon, il est quand même grand et gros ce clebs. Même si je t’aide, à deux, on ne fait pas le poids, surtout moi avec mon poids plume…

— Bon, si tu es au courant de tout, tu sais que je suis un adepte de Tom et Jerry ? Eh bien, figure-toi qu’on pourrait appliquer toutes ces farces à ce gros bêta de clébard.

Et c’est ainsi que nos deux compères rendirent la vie impossible à ce gros chien qui voulait toujours faire la loi.

Après quelques mésaventures et visites chez le vétérinaire, Monsieur Longuet décida de déménager. Le chien suivit bien sûr, c’était le conseil du vétérinaire, mais le chat qui s’était caché pour ne pas se faire attraper, resta donc là, trop heureux d’être enfin débarrassé du chien.

Plus aucun humain n’osa visiter ce vieux manoir, car il était désormais habité par des centaines de chats heureux et désireux de rester les maîtres de ces lieux.

Le Chat Botté accepta sa situation de fantôme aidant les vivants et s’envola pour d’autres cieux secourir de nouveaux chats persécutés.

Depuis ce jour, que plus aucun fantôme n’est venu hanter le vieux château, ce vieux château.

Le Livre des débuts d’histoires

Et voici la réponse à la photo mystère de ce mois-ci :

Résultat de recherche d'images pour "le livre des débuts histoires"

Le livre des débuts d’histoires, de Kristin Kladstrup.

Un grand format, pour 360 pages environ avec une couverture souple et très attractive. Le titre est en relief et de couleur or. L’illustration est tel un rêve, où les images sortent littéralement du livre ouvert. Des couleurs vives (jaune, orange et rouge), attractives avec plein d’animaux tels ces chats, cygne, rouge-gorge, oiseaux dans le ciel et autre félin bondissant.

Un résumé, énigmatique, qui m’a immédiatement parlé * (même si ce livre est recommandé pour les 9-12 ans).

4ème de couverture :
Prenez garde, vous qui écrivez dans ce cahier, prenez garde aux histoires que vous commencez, car chaque histoire qui possède un commencement pourrait bien avoir aussi une suite et un dénouement. Pensez également, avant d’écrire pour de bon, que si un jour succède immanquablement la nuit, tous les débuts d’histoires ne font pas de bons récits ; Certains y parviennent, d’autres non. Que ce livre rende son jugement souverain pour dire si et comment l’histoire prendra fin.

* Il faut savoir qu’auparavant, j’avais lu la trilogie captivante de « Coeur d’encre » de Cornelia Funke (ils en parlent sur Babelio). Ce genre d’histoires pour enfants me fascine encore aujourd’hui car tout le monde sait que dans mon âme, je suis restée une enfant  😉

Réflexion autour d’une lecture Alice

Quand je lis, je prends des notes. Cela peut être un passage que j’ai fort aimé, ou un autre que j’ai moins bien compris, ou qui m’a vraiment surpris. Cela peut être aussi un jeu de mots que j’apprécie, ou une ou des coquilles que j’ai trouvée(s). Enfin, je peux ne pas aimer la fin et cela me donne envie d’en écrire une nouvelle, plus à mon goût 🙂

Dans Alice de l’autre côté du miroir (que je n’ai pas encore terminé, car le livre, ce livre en belle collection, est si lourd que je ne peux l’emmener partout avec moi ou même dans mon lit), j’ai déjà relevé 3 choses :

Un poème très zarbi qui m’a stoppé dans ma lecture à voix haute avec mes enfants, dont voici la fin :

Il était reveneure; les slictueux toves

Sur l’allouide gyraient et vriblaient

Tout flivoreux vaguaient les borogoves;

Les verchons fourgus bourniflaients

Un jeu de mot très chouette qui me donne envie d’écrire un mini texte dessus :

Le chêne se dé-chêne (déchaîne)

Le chêne était fâché, très fâché. Le lapin venait de faire ses besoins aux pieds de ses racines enterrées. Le lapin qui était toujours en retard, ne s’attarda donc pas à cacher ses petites crottes toutes rondes. A quoi bon ? Et il était déjà parti en courant quand le chêne se déchaîna. Toutes ses branches, il secoua. Tel un tourbillon en colère, ses branches devinrent des fouets. Et, au bout de ses branches, ses fruits emballés se détachèrent tels des projectiles d’une arme à feu et percutèrent le derrière du lapin en fuite. C’était extraordinaire ! Vraiment fascinant ! Cette colère, cette rapidité, cette précision. Qui l’eut cru ? Et comme si celui-ci avait le feu aux fesses, le lapin, un peu tard, jura qu’on ne l’y reprendrait plus.

Et pour clore ce petit article, voici que je découvre un passage où il est question d’une forêt de l’oubli ! Pour ceux qui connaissent Jean-Claude Mourlevat et sa « Rivière à l’envers », ils reconnaîtront ce lieu qui m’a fort marqué, que j’ai adoré et qui m’a littéralement envoûté. Ce serait donc Lewis Carroll qui serait à l’origine de ce lieu insolite, unique, féerique ? ou est-ce simplement une étrange coïncidence ? Pour cela, je devrais le demander à J-C Mourlevat 🙂

Alice autre côté du miroir

Et pour continuer cette réflexion, j’ai eu envie d’écrire une petite fanfiction autour d’Alice au pays des miroirs… bientôt en lecture sur mon blog 🙂

Trouver une réponse longtemps recherchée

Vous souvenez-vous, il y a 1 mois, je vous disais que j’avais déjà lu une nouvelle de Stéphen King « Le bus est un autre monde » ? Que cela me faisait l’impression du déjà vu – déjà lu, mais à ce moment précis, j’étais incapable de me rappeler où j’avais déjà pu lire cette nouvelle… J’ai même crié au plagiat ha! ha!

Je ne lâche pas souvent le morceau, quand je veux trouver, je trouve, quand j’ai quelque chose sur le bout de la langue (ou au bord de ma mémoire), je fais tout pour m’en souvenir et finalement, c’est toujours quand on s’y attend le moins que ça revient 🙂

En effet, j’ai trouvé ! En faisant une recherche pour ma nouvelle catégorie « Couvertures de livres », j’ai trouvé dans l’un de mes magazines « LiRE », celui du mois d’octobre 2016, le 449ème numéro, la nouvelle en question !! C’est écrit en grand sur la couverture de la revue « EXTRAITS… STEPHEN KING », en lettres capitales, si si, pas assez visuel pour moi, car tout est en grand sur cette couverture ! et puis, paf ! là, à la page 32, l’entièreté de la nouvelle… et à présent que je vois de mes yeux en direct la revue et la disposition du texte sur les pages, je me remémore également un détail : c’est là que je me suis dit que je devais trouver ce bouquin… visiblement, la magie de Harry Potter n’a pas fonctionné pour moi, mais le message subliminal est arrivé à bonne destination. Juste que je m’en souviens que tardivement ha! ha! ha!

revue Lire, extrait du bus de St. King

Les couvertures de livres, nouvelle rubrique

Je ne vais pas faire ma spécialiste pour ouvrir cette nouvelle catégorie : les couvertures des livres. Premièrement, je ne suis pas une spécialiste, et deuxièmement, ce n’est pas mon genre. Je parle et j’explique sur base de mon ressenti envers la littérature, les livres, la lecture, mes lectures dans sa globalité, intégrant les romans adultes et jeunesse, les magazines spécialisés ou non, ainsi que les bandes dessinées.

Pour commencer en force la création de cette nouvelle rubrique, je vais en même temps tester une petite application qui me permettra de connaître comment vous choisissez vos livres.
(Voir le sondage en fin d’article)

Ceci, bien sûr, dans le cas où nous ne recherchons pas un livre en particulier. Il est certain que si je rentre dans une bibliothèque, dans une librairie ou sur Internet avec en tête un livre particulier, je ne vais pas m’arrêter à la 4ᵉ de couverture (quoi que… je vous raconterai plus tard, que si, je le fais quand même) ou sur le titre.

Personnellement, quand je ne cherche pas un titre ou un auteur particulier, je laisse mes yeux vagabonder sur les tables des libraires ou des brocanteurs et, plus difficilement par la façon dont ils sont rangés, dans les armoires des bibliothèques. Car oui, j’accroche par ordre de préférence :

1) couverture
2) titre
3) 4ᵉ de couverture
4) rapport avec d’autres livres (genre) ou d’autres titres du même auteur
5) suggestion/carton en bonus des éditeurs ou des libraires qui recommandent la lecture de ce livre

Il m’arrive régulièrement de rajouter un titre à ma liste des livres à me procurer grâce à la fiche de lecture/chronique/critique lue sur Internet.

Aussi, il se passe parfois, lorsque je cherche sur Internet, de « tomber » par hasard sur d’autres titres du même auteur ou que le moteur de recherche me suggère une lecture car « ça pourrait m’intéresser ». Mais généralement, j’effectue d’abord une recherche plus approfondie pour avoir d’autres avis avant de me laisser tenter par cette suggestion robotique.

Côté numérique… heu… j’avoue que je ne fais pas encore beaucoup de recherches pour mes ebook, je laisse le soin de cette tâche à mon compagnon qui est un pro dans ce milieu 🙂

Sondage

Réponse à choix multiple, avec vos 3 préférences 🙂


Un livre m’intéresse grâce
(polls)