Projet d’écriture : Chouna et les chats

Mardi matin, j’ai terminé d’écrire l’histoire de Chouna, mon petit chat qui est parmi les étoiles à présent. Quand j’ai eu terminé ce 1er jet, j’ai enregistré puis j’ai éteint l’ordinateur, comme si je mettais fin à « ma souffrance » d’avoir revécu les derniers instants de mon chat que j’aimais tant. L’écriture permet de libérer bien des émotions, et comme le dit Béa dans un de ses articles, pleurer est utile et libère plein de choses.

Chounaa (27)

Je suis à la recherche à présent d’autres témoignages pour partager avec les lecteurs d’autres moments forts entre les chats et les humains.

LAISSEZ-MOI UN MESSAGE en commentaire si vous voulez que je vous recontacte pour votre témoignage.

Grâce à Laurence, j’ai déjà de magnifiques illustrations de ma Chouchoun qui vont s’intégrer à chaque partie du livre.

Je pense que je vais aussi organiser une période de pré-commandes, avec marque-page et dédicace 🙂

Pour rappel, l’entièreté des bénéfices sera reversé à l’association liégeoise Poils et Moustaches.

 

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Projet d’écriture : Chouna et les chats

Comme certain.e.s d’entre vous le savez, mon nouveau projet d’écriture actuel est quelque peu différent de mes recueils habituels, car il va parler de chats. Chouna en sera l’unique personnage principal. Comme j’ai toujours ce désir de transmettre des informations intéressantes dans mes écrits, je fais appel à vous afin de me faire part de votre témoignage sur 2 thème précis :

  1. Votre chat qui vient d’une SPA ou de la rue ou via un refuge qui aide les chats abandonnés, maltraités, perdus, « oubliés », etc. Votre témoignage portera sur le moment où vous avez vu votre compagnon à 4 pattes, ou quand lui est venu vers vous jusqu’au moment où vous l’avez amené chez vous.
  2. Vous avez une relation privilégiée avec votre petite ou grande boule de poils ? Racontez-moi, partagez avec nous ces instants particuliers, ces moments qui vous font dire que votre chat est unique et que vous avez avec lui un lien presque indescriptible.

Dans ce livre, Chouna racontera sa vie à la première personne (Je), depuis le jour où nos regards se sont croisés en août 2004, jusqu’à son dernier souffle, 13 ans plus tard… Mais il y aura aussi une rubrique où je donnerai la parole à un ou des vétérinaire(s) et/ou assistant.e.(s) vétérinaire(s) sur des sujets précis. Il y aura également les adresses des SPA et autres refuges et aides pour les chats en Belgique, ainsi que des idées de titres de livres, chansons, films où nos amis les félins sont représentés.

Je consacrerai également une rubrique à des sites internet amis qui sont passionnés par les chats : blogs, peintures, dessins, poèmes, écriture, photo, etc.

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez retrouver votre site/blog dans ce livre.

Pour rappel, le produit des ventes de ce prochain livre sera pour l’association liégeoise Poils et Moustaches

Je n’ai pas encore fini d’écrire l’histoire de ma Chouchoun, mais si vous voulez déjà me faire parvenir vos témoignage et/ou le lien de votre site/blog, n’hésitez pas à m’envoyer tout cela par mail

Voici la dernière photo de mes deux chats « côte à côte ». Elles ne s’entendaient pas, mais Vicky était là près de ma petite Chouna quand il a fallu l’opérer d’un kyste ou d’une tumeur à sa patte avant. On voit bien que ma Chouchoun n’était pas ravie à l’avoir tout près d’elle, la touchant même de sa queue…

vicky et chouna

Orphelin des mots, Gérard Louviot

Titre : Orphelin des mots
Auteur : Gérard Louviot
Édition : Le livre de poche (XO éditions)
Genre : témoignage
Année d’impression : 2017
Nombre de pages : 284
Note personnelle : impossible à noter : récit bouleversant et triste, mais aussi auteur courageux, avec un ensemble positif ! Chapeau bas à ce monsieur et aussi je lui présente mes respects, car il se bat encore et toujours pour lui, mais aussi pour ses enfants !

Je vous copie la 4ᵉ de couverture, car si j’écris moi-même un résumé, j’aurais l’impression de lui voler ses mots, son histoire.

orphelin des mots G. Louviot«  Ne pas savoir lire, c’est comme ne pas pouvoir respirer. C’est se battre pour se frayer un chemin, ruser, contourner, encaisser. Une souffrance inimaginable.

Gérard a grandi en Bretagne, dans une famille d’accueil. Enfant, il est incapable de retenir une leçon et d’apprendre à lire. Tétanisé par la honte, il doit affronter les moqueries et les vexations. Adulte, sa vie devient un parcours du combattant, d’autant plus qu’à son handicap s’ajoute la peur d’être démasqué comme illettré.

A 35 ans, il ose se confier à son patron. Touché par la souffrance de cet homme, le chef d’entreprise lui offre la possibilité de prendre des cours. Plus qu’une libération, c’est une renaissance. Pour la première fois, un livre raconte cette humiliation qui condamne, en France, près de 3 millions d’illettrés à vivre à l’écart de la société. »

En lisant ce livre, j’ai vraiment eu l’impression d’être en face de Gérard Louviot qui me racontait toute son histoire ! J’ai eu énormément de tristesse à découvrir son passé, tout son parcours du combattant, toutes les difficultés qu’il a eues, tous ces piliers qui se sont dressés sur sa route et qui lui barraient son chemin. Pourtant, pas une fois, il n’a baissé les bras, il a un courage et une force mentale (et aussi physique) incroyable !! Certes, il a été aidé, mais ces aides ne lui sont pas tombées du ciel. Et puis, pour palier à son « problème » d’illettré, il n’a pas réchigné à bosser dur, tant et si bien qu’il a fini par se blesser sérieusement plusieurs fois. Malgré ça, il tombait, se relevait et recommençait là où il s’était arrêté. Quelle force ! Quel courage ! Quelle détermination !

Puis, je n’ai pas pu m’empêcher de « remercier » silencieusement son employeur qui lui a tendu la première aide. J’ai beaucoup de mal à comprendre comment, aujourd’hui, on peut encore passer « à côté » de ces gens en grande détresse ? Il est tellement plus facile de se moquer, de rabaisser ou d’humilier les autres que de les aider. Mais il est vrai aussi qu’il y a tellement de difficultés en tous genres qu’on ne peut aider tout le monde. Pourtant, ici, un conseil, ne coûte rien. Une discussion, une attention, une référence, un peu de temps… c’est gratuit aussi.

Bref, témoignage important qu’il serait bon de faire lire au plus grand nombre de personnes. Surtout que je pense que ce n’est qu’en faisant passer ce genre d’histoires, de témoignage, que d’autres personnes dans cette même souffrance pourront trouver la force de demander de l’aide. Gérard Louviot a eu plusieurs interviews, en radio et à la TV, car justement c’est de cette façon qu’il peut toucher les gens comme lui. Il a été aidé pour écrire ce livre (Virginie Jouannet), car malgré les années qui passent, s’il a fait d’énormes progrès, son handicap ne lui permet pas, pas encore, de pouvoir tout retenir, tout lire, tout écrire.

EXTRAITS

« Je raconte aussi le sentiment d’être coincé dans un tunnel, ce noir panique à devenir fou et tout ce que je me suis empêché de vivre ! (…) Erwan m’écoute comme jamais personne ne l’a fait. Il ne paraît ni étonné ni choqué, juste concentré. (…) Il vous regarde en plein, sans chercher à m’interrompre, je ne sais spas son âge mais il pourrait avoir mille ans de patience. »

« Apprendre ressemble à un chemin qu’on taille dans un buisson épineux. Je vois les mots former des phrases et les phrases former les fameux paragraphes et puis des pages et des conversations, tout s’enchaîne, le sujet qui ouvre le bal, le verbe qui fait l’action et les compléments qui l’habillent comme un petit vieux frileux (…) »

Les tribulations d’une caissière

Titre : Les tribulations d’une caissière
Auteur : Anna SAM
Édition : Livre de poche / Stock
Genre : témoignage / documentaire
Année d’impression : 2008
Nombre de pages : 186
Note personnelle : 8/10

tribulation caissièreVoici un livre que j’ai trouvé en brocante. Anna, 28 ans, a commencé comme hôtesse de caisse dans un supermarché quand elle était encore étudiante pour justement pouvoir se payer ses études. Et puis, ne trouvant pas de job dans son domaine (diplômée universitaire de littérature!), elle y est restée. Pour raconter son quotidien, pour essayer de valoriser ce métier, elle a décidé d’écrire de petites anecdotes, avec beaucoup d’humour et une vocation clairement pédagogique, sur sa vie de caissière. Ses petits articles sont d’abord parus sur son blog, puis grâce aux encouragements de ses lecteurs, elle a compilé les « meilleurs » dans ce livre que voici.

Le livre se lit très vite, car les pages sont autant de rencontres fugaces la plupart du temps avec les clients, parfois aussi avec des collègues ou même la direction.

Durant ma lecture, j’ai été surprise par le comportement de certains clients, parfois j’ai souris et même rigolé (j’ai connu un épisode similaire de chose gluante, avec mon fils ha ! ha !). Heureusement qu’elle a écrit cela avec une touche d’humour, car à lire certains faits ou réactions, il y a de quoi me faire sortir de mes gonds !

Non, la caissière n’est pas un robot.
Non, la caissière n’est pas votre chien.
Non, la caissière n’est pas invisible.

Ce titre a connu son succès puisqu’il a été traduit en de nombreuses langues, et qu’il a même été adapté au cinéma, en DVD et aussi en BD !! C’est grâce à ce succès qu’elle a enfin pu quitter son job d’hôtesse de caisse et réaliser son rêve d’adolescente : écrire des livres !

Elle en a d’ailleurs écrit d’autres, que je n’ai pas encore lus.

BLOG de l’auteure

Mes lectures du moment

Une fois n’est pas coutume, j’ai à nouveau (eu) du mal à lire sans éprouver cette envie de lecture, ce désir de poursuivre ma lecture, cette difficulté à poser le livre car mes yeux se ferment tout seul. Mais voilà, je crois que j’en ai trouvé un, ou plutôt deux : Rêver, de Franck Thilliez où je suis la vie difficile mais fascinante d’une femme, mère d’une jeune ado, psychologue qui travaille pour les affaires criminelles et souffrant d’une maladie : la narcolepsie ou l’impossibilité de s’empêcher de tomber de sommeil, n’importe où, n’importe quand. Et ces phases de sommeil/éveil se mélangent et font perdre la notion de la réalité…

Et le second, c’est juste histoire de lire des petites nouvelles rapides, sans prise de tête : Les tribulation d’une caissière, de Anna Sam. Il y a des boulots difficiles dans la vie, des boulots qui paient vraiment mal, avec des horaires complètement fous, des tenions, des pressions quotidiennes, des collègues ou un patron méchant(s), agressif(s) et des clients qui font tout pour ne pas vous voir ou vous traiter comme de la m…e et j’en passe.

Car il m’est arrivé de travailler pour un magasin… et j’ai connu de longs moments derrière une caisse, mais ce n’était pas un hypermarché, heureusement, un magasin bien plus petit avec des articles de loisirs ou parfois alimentaires. Je me souviens d’un gars qui s’était emporté parce qu’il avait chipoté à la couture de son chapeau et qu’il voulait qu’on lui rembourse parce que finalement, ça ne lui allait pas !! Ou d’une dame qui avait démonté un jouet, qui s’était coupée avec un élément et qui voulait porter plainte pour coups et blessures !!

Bon sur ces petites présentations, je vous laisse, je vais aller lire 🙂

 

Le cri de la mouette, Emmanuelle Laborit

cri de la mouetteCe n’est pas un livre nouveau. Le titre et l’auteur me « disent » quelque chose. Comme si je l’avais déjà lu. Mais je ne m’en souviens pas. Et puis, je ne l’ai pas dans ma bibliothèque… donc, je dois le lire. Même si au départ, c’est le titre qui m’a attiré, moi fan des oiseaux, c’est surtout pour le thème du livre, sur la 4ème de couverture qui m’a attiré.

Emmanuelle Laborit n’est pas une inconnue pour pas mal de gens. Elle est sourde profonde depuis sa naissance et malgré toutes les difficultés qu’elle a eu à entrer dans notre monde d’entendants, elle parvient en haut de l’affiche avec un Molière de la révélation théâtrale en 1993.

Son livre autobiographique, Le cri de la mouette, a lui-même reçu le Prix Vérité en 1994, année de la publication du livre.

L’auteur raconte son enfance, son adolescence, sa vie pour devenir adulte dans un monde si difficile qu’est celui des entendants. On ne peut pas comprendre cette vie si on ne l’est pas nous-même. Pourtant, Emmanuelle Laborit raconte si bien ses difficultés et ses épreuves que son livre m’a transmis bon nombre d’émotions : incompréhension, colère, tristesse, surprise, bonheur, volonté. Comment la langue des signes a-t-elle pu être interdite dans les écoles ? Comment pouvait-on obliger les enfants et même les plus grands à parler pour cacher leur surdité ?

Petite, j’ai connu un enfant sourd profond. Il vivait avec ses parents et sa petite soeur. Petite soeur qui était la seule entendante de la famille (l’inverse de l’auteur qui était la seule sourde). J’ai appris quelques mots en langage des signes, ainsi que tout l’alphabet. Je n’ai jamais fait de différence, je n’ai jamais « catégorisé » cet ami. Au contraire, il m’apprenait des choses et je lui en faisait découvrir d’autres. Je suis scandalisé d’apprendre tout ce qu’il se faisait – ou ce qu’il ne se faisait pas – à l’époque où l’auteur à écrit ce livre ! Certaines scènes m’ont carrément révoltée, d’autres bouleversée.
Quand l’auteur terminait d’écrire ce livre, j’apprenais à communiquer en langue des signes et j’étais plutôt bonne élève 🙂

Aujourd’hui, Emmanuelle Laborit est directrice française de l’Interanation Visual Théâtre et elle est actrice. Quelle détermination et volonté !