La complexité de mes pensées

Dans mon cerveau, ce samedi 11 janvier 2020, il s’en passe des choses…

Première partie : ce matin, je me sens…

Envie de ne rien faire

Manque de lumière

Déprime saisonnière

Pensées parasites

Tout va trop vite

Idées contradictoires

Ne plus y croire

Broyer du noir

Plus d’espoir

Chemin perdu

Tout est foutu

Quel avenir

Dépérir

Souffrir

Mourir

Deuxième partie : et si je mettais tout ça en positif, ça donnerait…

Envie de faire plein de choses

Chercher la lumière, fuir les nuages moroses

Sourires d’hiver, en pause.

Pensées multiples, nombreuses

Aller à son rythme, heureuse.

Idées complémentaires

Voir la vie en vert

Envie d’y croire, persévérer dans l’espoir

Trouver son chemin,

Accepter les détours, sans fins

Tout va bien

Bel avenir, gais lendemains

Se soigner

S’aimer

Rire

Vivre

Des photos pour le dire

Trois petites photos et quelques mots pour parler de la pluie et des saisons…

Photos du parc au château du Sartay, le week-end dernier. (avec smartphone)

Mots et inspiration venus dans le château, dimanche matin, à l’occasion d’une formation sur l’art du conte.

Mise en page faite le lundi sur mon ordi, au salon 😆 Comme ça, vous savez tout.

Photo à l’appui, il existe !

Proposition d’écriture d’après photo pour le site Miletune.

L’écureuil, appareil photo en main, s’arrête.

–         Voilà la preuve qu’il existe ! déclare-t-il. Plus personne ne pourra continuer de nier. Le Père Automne existe vraiment.

CLIC CLIC. L’animal prend une photo du paysage, en veillant à bien immortaliser la grosse trace laissée dans le sol.

–         Le sac du Père Automne doit être bien lourd pour avoir laissé une telle marque profonde. C’est qu’il doit encore peindre beaucoup de feuilles… En tous les cas, ici, il a bien travaillé, il n’y a plus un seul arbre qui soit habillé de vert.

L’écureuil regarde la photo qu’il a prise avec son appareil photo numérique et constate autre chose :

–         Purée de noisettes ! Y a déjà du blanc sur les montagnes, là-bas ! Voilà qui explique tout : Père Automne s’est encore fait embobiner par Madame Hiver.

En effet, ce ne serait pas la première fois que cette dame d’humeur glaciale prend les devants et demande de l’aide. Pauvre bonhomme d’automne, porter de la neige en plus de ses peintures, bientôt, il sera tellement fatigué qu’il ne voudra même plus se lever à la rentrée.

 

La coccinelle qui cherchait l’automne

Il était une fois, une petite coccinelle bien curieuse. Partout, depuis quelques jours, elle entendait dire que l’automne était là, qu’il fallait se presser, que l’hiver n’allait pas tarder. Et notre pauvre coccinelle, qui était née un peu plus tard que les autres, ne savait pas encore qui était l’automne.

— Si personne ne sait me dire qui est cet automne, eh bien je vais le découvrir moi-même !

Son chemin commença tout doucement, dans le jardin qui l’a vue naître. Perchée sur une brindille d’herbe encore verte, elle repère les pots de fleurs qui annoncait la fin de son territoire.

Son aventure débute ici.

Très vite, elle s’envole vers la forêt toute proche.

— Il y a, paraît-il, dans ce bois, un petit peuple extraordinaire. L’un de ses habitants va sûrement pouvoir me renseigner, dit-elle en faisant vibrer ses petites ailes.

Elle s’amusa à frôler le premier étang qui annonça l’entrée du bois.

D’aussi loin que sa vue lui permet de voir, elle repère une longue silhouette grisâtre. Elle vire à droite, puis s’arrête sur la branche d’un arbre.

— Ah ! Voilà un habitant bien grand ! s’exclame-t-elle.

— Excusez-moi mon brave, pourriez-vous m’aider ? Je cherche l’automne, savez-vous où il se cache ? lui demande-t-elle poliment.

Hélas, il ne doit pas l’entendre, car l’oiseau cendré décolle immédiatement.

Toutefois, le beau héron n’a pas tourné en rond. Il se pose non loin de là, et tout occupé qu’il est à chercher un poisson dans l’eau, il ne prête pas attention à la coccinelle une seule fois ! Le goujat !

Croyant qu’ils ne parlaient sans doute pas la même langue, la gentille coccinelle repart en quête d’un nouvel habitant.

— Jamais auparavant, je n’ai visité cet endroit. C’est magnifique. Ce pont, ce reflet, ces couleurs… quel bonheur. Quel bonheur ! répète-t-elle tant la beauté du paysage l’émerveille.

Et, au lieu de poursuivre sa quête, notre sympathique coccinelle s’égare dans la forêt. Elle découvre une autre nature, plus grande que son jardin, plus majestueuse que tout, mais surtout plus grande.

— OUAH ! cet arbre est énorme, gigantesque, infiniment grand. Il me donne même le vertige, blurps, pardon, faut que j’m’arrête un moment, éructe-t-elle en se posant au pied de son immensité.

Soudain, alors qu’elle reprend ses esprits, elle entend du bruit. Derrière elle, une boule orange fouille dans le tas de feuilles mortes qui était, jusqu’ici, silencieux.

Il faut un certain temps à notre coccinelle pour repérer l’auteur de tout ce raffut.

— Un écureuil ! Ooohh! C’est la première fois que j’en vois ! Bonjour mon ami, lui crie-t-elle. Je cherche l’automne, peux-tu me dire dans quelle direction il faut que je m’envole ?

Mais le petit animal roux lui tourne le dos et fait un bruit de tous les diables en crapahutant dans le lit sec de la forêt.

Notre insecte à petits pois voit rouge !

— Personne donc pour m’écouter ? Vraiment personne pour m’aider ? râle-t-elle.

Elle quitte l’animal, qui n’a fait qu’une apparition furtive, et regrette aussitôt de ne pas avoir pu faire sa connaissance. Elle le trouvait quand même tout mignon avec sa belle queue en panache.

Tout à coup, un peu plus loin, un ovale jaune feu attire son attention.

— Pfff, ce n’est qu’une feuille. Elle a beau être d’un bel éclat, elle ne m’aidera pas, soupire notre coccinelle.

Après avoir admiré ce flocon d’automne ignoré, l’insecte rebrousse son chemin, car il ressent une légère fatigue. Il laisse derrière lui un autre très beau paysage.

Elle remercierait presque le ciel d’apercevoir, derrière un arbre mort, son petit jardin, sa maison à elle.

— Bouh hou ou! Je vais finir par rentrer sans avoir trouvé, pleure-t-elle.

Et une corneille qui passe par là l’entend pleurer.

— Ne pleure pas ma belle ! Dis-moi plutôt ce qui ne va pas. Je vais peut-être pouvoir t’aider, lui dit l’oiseau noir de sa voix grave.

— Tout le monde parle de l’automne, mais personne n’est là pour me le présenter ! dit-elle dans un hoquet.

— Oh ! Ce n’est que ça, lui répond-il. L’automne, il est partout. Même chez toi. Si, si, je t’assure. Rentre vite dans ton jardin, et je te garantis, tu le verras bien.

La coccinelle le remercie et aussitôt, elle le dépasse. Elle va enfin pouvoir le voir !

Dans le jardin, chez elle, pour être sûre de ne pas le manquer, la coccinelle grimpe sur la plus haute tige et scrute tout l’horizon.

C’est là qu’une de ses amies lui dit :

— Mais Nella, que fais-tu ? Il fait froid, l’hiver ne va pas tarder à arriver.

Et celle-ci lui répondit :

— Je m’en fiche de l’hiver, je veux d’abord voir l’automne !

— L’automne, dis-tu ? Mais il est là, devant toi. Ne vois-tu point toutes les feuilles mortes par terre ? Les arbres qui perdent leurs habits et qui se parent de leurs plus belles couleurs ? Ne sens-tu pas le vent soufflant ? Ne trouves-tu pas que le temps se rafraîchit ? Viens vite par ici. On est toutes à l’abri.