Maïté coiffure, Marie-Aude Murail

Ma fille a 13 ans. Et si elle a bien eu quelques idées de métiers qu’elle voudrait faire plus tard, depuis un an, elle ne sait plus. Elle aime beaucoup de choses, est douée dans plusieurs matières. Elle a encore le temps pour choisir bien sûr…

Et puis mon fils de 11 ans aime ses cheveux longs; il va, contre son gré, deux fois par an chez sa coiffeuse, qui fait partie de la famille. Il ne veut qu’elle, parce qu’elle l’écoute et qu’elle ne coupe pas plus si lui ne veut pas.

Alors, quand j’ai lu le résumé de ce livre dans ma bibliothèque, j’ai pensé à mes deux enfants. J’avoue que j’ai secrètement caressé l’idée que mon fils lise le livre pour l’encourager à aller plus régulièrement chez la coiffeuse, mais… non. (rires). Quant à ma fille, n’en parlons pas… (deuxième rire)

maite_coiffure_MA_MurailLouis a 14 ans et il doit trouver un stage pour une semaine. C’est pour l’école. Oui, mais voilà, Louis n’a aucune idée de ce qu’il veut faire plus tard. Alors quand sa grand-mère lui dit que sa coiffeuse engage des apprentis, il hausse les épaules et dis « pourquoi pas ? ».

Voilà que contre toute attente, Louis adore ! Louis adore et en plus il est doué !

Et dans ce salon, il y a toujours quelque chose qui s’y passe. D’ailleurs, Louis aime tant qu’il va tout faire pour y revenir plus tard, après que le stage soit finit.

Bien sûr, il n’y a pas que Louis que l’on suit… personnage principal, mais autour duquel en gravite bien d’autres. D’autre personnes qui vont désormais faire partie de sa vie, car sa nouvelle famille est ce salon.

J’aime beaucoup la plume de Marie-Aude Murail. Je dirais que c’est une valeur sûre en littérature jeunesse  🙂

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Comme un poisson dans l’arbre, roman

comme_un_poissons_dans_un_arbreTitre : Comme un poisson dans l’arbre
Auteur : Lynda Mullaly Hunt
Traductrice : Paola Appelius

Allie a 12 ans et aux yeux de tous, elle est un peu fo-folle. Pas une semaine ne se passe sans qu’elle aille dans le bureau de la directrice. Elle a un secret qu’elle refuse de partager, de dévoiler, car pour elle, son monde s’écroulerait si « ça » se savait.

Si pour certains, elle est idiote, pour d’autres, elle est carrément à l’ouest. Elle ne parvient pas à se faire des amies, car elle change régulièrement d’école à cause du travail de son père, qui est militaire.

Quand son institutrice va bientôt accoucher, sa classe a droit à un remplaçant un peu spécial, car celui-ci s’intéresse à chacun de ses nouveaux élèves et tente par tous les moyens de comprendre leurs difficultés.

Allie est dyslexique. Pour elle, les mots bougent tout le temps et elle est incapable de lire une phrase correctement même si c’est elle qui l’a écrite.

Voici un roman peu ordinaire. La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui peut toucher beaucoup de monde et qui, heureusement, aujourd’hui est décelé tôt.

L’héroïne de cette histoire donne une merveilleuse leçon de courage ! Malgré toutes ses difficultés à lire et à écrire, elle aime l’école et elle fait tout pour cacher ce problème.

Au fil de l’histoire, Allie va se lier d’amitié avec un garçon et une fille de sa classe et va se surprendre à adorer ce nouveau professeur. Mais dans ce roman, il y a aussi un autre thème qui est abordé, à savoir le harcèlement et la violence scolaire. Cela a été un vrai plaisir de découvrir toutes les personnalités de ces élèves. On rencontre la fille leader qui mène ses « copines » par le bout du nez et qui impose une certaine crainte, on se prend de tendresse pour ce grand garçon qui ne parle que science-fiction et science, on s’attache forcément à Allie et à son frère, et à des tas d’autres personnages comme ce nouveau professeur.

Tout au long du livre, il y a des comparaisons entre une situation et une autre tout à fait impossible, d’où le titre : comme un poisson dans l’arbre. (cfr extraits plus bas 😉 )

Ce livre existe également dans une édition spéciale pour lecteurs dyslexiques. Je ne l’ai pas avec moi, mais voilà encore un livre que je conseillerais aux enfants en situation de dyslexie … ou non !

Extraits du livre :

(…) Je soupire.

  • Et je ne veux plus jamais t’entendre dire que les gens te détestent, me lance-t-elle. Comment quelqu’un sur cette terre pourrait te détester ?

J’aimerais lui faire comprendre le monde dans lequel je vis. Mais autant expliquer à une baleine à quoi ressemble la vie en forêt.

Quand M. Daniels parle de livres, il me fait penser à Max ou à Oliver. On dirait qu’il est prêt à lancer une fête géante. J’aime quand il raconte l’intrigue. Mais me demander de les lire, ce serait comme de demander à un homard de jouer au tennis.

(…)

  • J’ai une surprise pour vous. Je vous ai apporté à tous un beau cahier tout neuf qui vous servira de journal et dans lequel vous écrirez chaque jour.

Misère ! je préfère encore manger du foin.

 

En juin, je dévore les bouquins

En sus des livres que je lis à voix haute à mes enfants (voir article précédent), et grâce au petit carnet de lecture reçu de ma maman, je vous présente brièvement les livres que j’ai déjà lus en ce mois de juin 2018.

  • La plume empoisonnée, de Agatha Christie
  • Baby Sitter Blues, de Marie-Aude Murail
  • Frappe-toi le cœur, de Amélie Nothomb
  • La petite boulangerie du bout du monde, de Jenny Colgan
  • Un troupal de chevals, de Anne Schmauch
  • Comment un écureuil, un héron et une chouette sauvèrent le père de Casper, de Horatio Clare

J’ai oublié de le noter dans le carnet, mais quand je l’ai reçu, je venais de terminer

  • Le château des Carpathes, de Jules Verne

Enfin, mon prochain livre, pour ne pas lire dans l’immédiat la suite de La petite boulangerie du bout du monde (Une saison à la petite boulangerie), ni lire un autre de Amélie Nothomb trouvé dans une boîte à livres de mon quartier (Acide sulfurique), j’ai choisi le livre de jeunesse fantastique que ma maman m’a donné : Les Ailes d’Alexanne, tome 1 : 4h44, de Anne Robillard

Ma PAL est bien remplie et avec ces soirées claires (quand le ciel le veut bien), je lis davantage le soir avant de dormir… pour faire de beaux rêves ha! ha!

 

2 résumés de romans jeunesse avec de la magie

Comme je vous en parlais avant le week-end, voici les 4ème de couverture des deux livres que je lis à voix haute à mes enfants :

Lucas et les machines extraordinaires, de Lissa Evans

Lucas et les machines extraordinairesLucas Hutin n’est pas content. Ses parents ont décidé de déménager sans lui demander son avis. Le voici errant dans les rues de Beeton, berceau de la famille paternelle. Au cours d’une promenade, il apprend l’existence de son grand-oncle Tony, un magicien disparu dans des circonstances mystérieuses, pendant la Seconde Guerre mondiale. Lucas retrouve également une tirelire que Tony avait remise à son père avant de disparaître. En la manipulant, il actionne un mécanisme et découvre un double-fond, qui contient un message…

Le pays des contes, l’éveil du dragon (tome 3), de Chris Colfer

pays des contes, tome 3, éveil du dragonDepuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse pour trouver le portail qui lui permettra de rejoindre ses amis.
Mais le danger que craignais Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée depuis près de deux siècles est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

Lire à voix haute des romans jeunesse

Ce n’est pas toujours évident, ni facile… Après mon fils de bientôt 11 ans, c’est à ma fille de presque 13 ans que je lis chaque jour à voix haute son roman. Quand j’ai commencé cette activité avec mon garçon, c’était pour le tenter de lire un livre d’un autre genre de ceux qu’il lit habituellement. J’étais certaine qu’une fois qu’il avait écouté le début de l’histoire, il accrocherait et voudrait lire, découvrir, lui-même la suite… Son envie a dépassé mes espoirs, si ce n’est qu’il m’a convaincu de lire TOUT le livre, car écouter l’histoire et la lire, ce n’est pas pareil, m’a dit-il dit avec un petit sourire malicieux.

Et sa sœur aînée est, pour une fois, d’accord avec lui. Et le fait que je lise à voix haute un livre ne les empêche nullement de lire d’autres livres. A condition bien sûr que ce ne soit pas le même genre.

pays des contes, tome 3, éveil du dragonPour le moment, pour moi, c’est un peu « compliqué », car les deux livres que je lis en ce moment, pour eux, parlent de magie; heureusement, le premier c’est avec les fées et les sorcières, et le second avec un humain magicien. Celui pour mon fils est le troisième volume de « Le pays des contes : l’éveil du dragon », de Chris Colfer, paru aux édition Michel Lafon Poche et traduit par Cyril Laumonier. Celui pour ma fille est « Lucas et les machines extraordinaires » de Lissa Evans, paru aux éditions Bayard Jeunesse et traduit par David Camus et Patrice Lalande. Je vous en parlerai plus tard, quand je les aurais terminé de lire  🙂

Ici, je veux vous parler de la voix que je donne pour lire ces romans. Je les compare entre eux, car c’est la première fois que je lis deux livres simultanément à voix haute. Je ne sais pas si ce sont les traductions ou si c’est la même chose en anglais, mais Le pays des contes a souvent de longues phrases, avec des détails (pour moi) qui ne sont parfois pas toujours indispensables. C’est long et lent. Ma langue fourche parfois, car certaines tournures de phrases ne sont ni faciles à prononcer à haute voix, ni courantes.

Lucas et les machines extraordinairesAvec Lucas et les machines extraordinaires, je prends beaucoup plus de plaisir à lire. Même si je ne l’ai pas lu avant (comme les tome 2 et 3 du pays des contes), je parviens sans problème à rentrer dans les pages, à donner des intonations de voix différentes selon les personnages, faire durer le suspense, accélérer mon débit quand il y  a un mystère ou quelque chose d’étrange. Je vois les images très facilement, comme s’il y avait des illustrations entre les lignes. Je vois aussi les images avec l’autre livre, mais elles m’atteignent moins, sont moins précises, moins fortes. Les chapitres sont courts, la police d’impression de taille moyenne et les lignes aérées, tout l’inverse du pays des contes.

Pour les deux livres, mes enfants et moi suivons très bien les histoires que je raconte. Pour Le pays des contes, j’en suis à la moitié des 469 pages et le suspense commence seulement à apparaître, mais pas encore la moindre écaille de dragon en vue, comme le laisse supposer le titre de ce troisième tome de cette série. Pour Lucas et les machines extraordinaires, je l’ai commencé il y a deux jours et suis arrivée au tiers des 284 pages. On sait déjà que Lucas est sur la bonne piste pour retrouver l’histoire de son grand-oncle magicien grâce au message qu’il a trouvé dans une bien étrange tirelire.

Pour mon fils, je lui ai dit qu’avant de lire le tome 4 du pays des contes (qu’il n’a pas encore), je vais lui raconter le premier livre de « Miss Pérégrine et les enfants particuliers », je suis certaine qu’il va adorer ! De plus, j’ai déjà lu et fort apprécié ces livres 😉

Pour découvrir les résumés de ces deux livres, revenez d’ici quelques jours sur mon blog 🙂

 

Un troupal de chevals, Anne Schmauch

Titre : Un Troupal de Chevals
Auteur : Anne Schmauch
Édition : Rageot
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2018
Note personnelle : 

troupal de cheval, Anne SchmauchMélisande a une maman actrice et un papa qui est chef correcteur pour le dictionnaire Labrousse. Un soir, alors que maman travaille et que papa est enfermé dans son bureau pour la correction du dictionnaire de l’année, la fillette entend la sonnette de la maison qui retentit. Abandonnant son film d’horreur qui passe à la télévision, elle va ouvrir la porte et se retrouve nez à … museaux avec quatre créatures fantastiques ressemblant étrangement à des chevaux, sans en être tout à fait. Très vite, les bêtes à crinière, plus grandes et plus intelligentes que les chevaux lui font part de la raison de leur visite :

– Nous sommes des chevals et nous voulons que ton père nous mette dans le dictionnaire avant les chevaux !

Mélisande croit d’abord qu’elle hallucine, mais elle doit se rendre à l’évidence : ces animals existent bel et bien et il faut que justice leur soit rendue !

Ainsi commence la grande aventure de Mélisande, fille du célèbre correcteur des éditions Labrousse.

J’ai trouvé ce livre dans les nouveautés de la bibliothèque de mon quartier : merci Marie d’avoir eu cette belle idée. J’avoue qu’au départ, j’ai emprunté ce livre pour ma fille et pour moi. Au final, c’est mon fils qui l’a d’abord lu, puis moi et enfin ma fille 🙂

De mon côté, j’ai aimé l’histoire tant pour le fond que pour la forme. Tout démarre normalement jusqu’à l’apparition de ces étranges créatures. Puis, au fil de la lecture, on a toujours un doute sur l’existence de ces chevals, ne sachant s’ils sont réels ou si c’est le fruit de l’imagination d’une enfant. La tension monte même un peu vers la fin, et puis tout se finit bien.

Le texte est agrémenté de différentes polices de caractère et de plusieurs illustrations, rendant la lecture fluide, facile et rapide. (une petite demi-heure pour moi, adulte).

Il y a bien sûr des mots difficiles pour les enfants, d’autres inventés et même la petite piqûre de rappels sur la grammaire et le pluriel des noms finissant en -al.

Cette histoire fait rire les enfants et sourire les parents 😉