Un roman qui parle d’écologie, de nature

Voici le nouveau livre que je lis : Une histoire des abeilles, de Maja Lunde.

une histoire des abeilles4ème de couverture :

Unes, et pourtant plusieurs. Dangereuses, mais sources de vie, les abeilles garantissent l’espoir du monde.

William, George, Tao… Chacun, à sa manière, nourrit avec ces incroyables insectes une relation privilégiée. Chacun, à son époque, rêve de changer l’avenir, d’offrir à ses enfants des lendemains meilleurs. D’inventer, de transmettre ce qu’il sait… ou croit savoir. Car les abeilles disparaissent, inéluctablement, et dans l’indifférence.

Victimes de notre espèce, elles en seront, peut-être, le salut…

« On aime ce roman visionnaire sur la relation de l’homme à la nature, qui parle aussi de transmission. »

« Trois romans en un, où se mêlent la problématique écologique et la question des rapports de générations au sein de la famille. Habilement pensé et agencé, ce tableau de l’avenir a de quoi glacer le sang. »

Publicités

Une trouvaille

En cherchant la lettre d’Yvan Pommaux, je suis tombée sur cette feuille, envoyée à l’occasion d’un concours lancé par les éditions Bayard, sur le thème de la forêt, pour un album jeunesse chez les tout petits.

Je le trouve tout mignon et je me dis qu’il serait dommage qu’il dorme davantage dans mon pc… si quelqu’un a envie de faire de petits dessins pour illustrer cette petite sorte de comptine… il est libre. J’aimerais juste voir le résultat et je souhaiterais le publier sur mon blog 😉 Je trouve qu’il serait parfait pour une histoire Kamishibaï !

1/
Petit écureuil est content.
Il devient grand.
Il est le dernier de la famille
A être encore dans le nid.
Sa maman est partie chercher à manger,
Le laissant tout seul dans le trou.
« Je m’en vais découvrir la forêt.
Moi aussi, j’ai faim », dit-il.

2/
Sur son chemin, il compte les arbres.
Il ne voudrait pas se perdre.
1, 2, 3, il fait encore quelques pas.
4, 5, il est déjà loin.
6. Il trouve une noisette.
Il s’arrête.
Il mange la noisette,
Et fait sa toilette.
Plus loin, il y a un étang,
Avec une famille de canards.
Petit écureuil va aller boire.

3/
Petit écureuil se retourne.
Il a entendu un bruit.
Il veut retrouver son nid,
Mais il ne sait pas où il est.
« Combien d’arbres ai-je passés ? »
Il ne s’en souvient plus.
« Flute, j’ai oublié ! »
Petit écureuil pleure.

4/
Un rouge-gorge passe par là.
« Pourquoi pleures-tu ? »,
Lui demande-t-il.
« Je ne sais pas compter.
J’ai oublié les arbres.
Où suis-je ? » dit-il.
« Je vais t’aider », répond l’oiseau.
Rappelle-toi qui tu as croisé.
Quel animal t’a dit bonjour ?

5/
« Avant d’arriver ici,
J’ai vu monsieur bouvreuil.
Il m’a fait un clin d’œil.
Il ne pouvait pas parler,
Car il avait rempli son gosier,
Pour ses petits affamés. »
« Très bien, ça fait 1.»
Dit le rouge-gorge.

6/
« Et après ? »
Demande-t-il.
« L’épervier m’a regardé.
J’ai eu peur.
Puis il m’a dit
Qu’il n’aimait pas les poils,
Mais qu’il préférait les plumes.
Je n’ai pas compris,
Et je suis parti. »
« Heureusement, il aurait pu te manger !
Ça fait 2. »

7/
Le rouge-gorge l’encourage.
« Très bien, continue. »
« Le pic noir m’a cassé les oreilles.
Il tambourinait fort.
Il était grand, très grand.
Et très beau aussi. »
« En effet, c’est un bel oiseau.
On peut l’entendre du fin fond des bois.
On en est à 3. »

8/
« Tu vas y arriver.
Tu ne dois plus être bien loin.
Tu reconnais le chemin ? »
Demande l’oiseau.
« Je me souviens de ce roitelet.
Il ne cesse donc jamais de gesticuler ? »
« Non, je ne crois pas.
Sais-tu qu’il est le plus petit oiseau ?
Il est petit, mais il est très vif !
Et de 4. »

9/
Le rouge-gorge l’aide encore un peu.
« Bravo ! Alors, c’est ta maison ? »
« Non ! Regarde ce groupe.
C’est celle des petites mésanges.
Qu’elles ont une longue queue ! »
« Oui, tu as raison, cet arbre est déjà habité.
Laissons ces demoiselles,
Et continuons notre chemin. »
« 5 ? » demande l’écureuil.
« C’est exact ! Tu sais bien compter. »

10/
Ils arrivent sur un autre arbre.
Personne ne semble y habiter.
Petit écureuil réfléchit.
Il fait le tour du tronc,
Monte et descend.
L’oiseau ne bouge pas.
Il l’observe et l’interroge.
« Et celui-ci ?
C’est le numéro 6. »

11/
En haut de l’arbre, il y a quelqu’un
Qui semble l’attendre.
« Maman ! »
Petit écureuil court dans ses bras.
Sa maman l’embrasse partout.
Même sur ses petites oreilles,
et jusqu’au bout de ses orteils.
« Six, c’est le bon.
Grand merci mon ami ! »
« À bientôt petit.
Et souviens-toi :
six arbres, d’ici à là-bas. »

Fragments de temps, Virelles et sa région au fil des saisons

Voici un superbe livre que j’ai reçu, en remerciement du projet que j’ai de vendre mon dernier recueil « Démarrer au quart de tour », pour le Creaves de l’Aquascope Virelles. Grâce à ma visite, j’ai même eu droit à une jolie dédicace de l’auteure des textes : Anne Sansdrap 🙂  Il ne me faudra plus que rencontrer Yves Fagniart, peintre animalier belge, pour lui demander aussi une petite dédicace et ce livre sera personnalisé par les 2 personnes qui lui ont donné vie ! Merci Anne !

Résultat de recherche d'images pour "gif animal merci"

Fragments de temps, Virelles et sa région au fil des saisons
Aquarelles et croquis : Yves Fagniart
Texte : Anne Sansdrap
Pages : 127
Année d’impression : 2012
Préface de Claudine Brasseur.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Extrait de plume de Anne :

« (…) une femelle de harle bièvre. Elle quitte le repos pour une séance de pêche mais a sans doute les yeux plus grands… que le bec ! Très rapidement, elle capture un gros gardon mais il lui est impossible de l’avaler. Elle le retourne, le laisse s’échapper, (…) Rien n’y fait… Elle le perd à plusieurs reprises (…) L’air de rien, en quelques coups de pieds palmés, une silhouette noire (…) s’approche de la rouquine ébouriffée. (…) Il n’a pas fallu deux secondes pour que ce grand cormoran vienne la lui chaparder et l’engouffrer de sitôt. Je l’ai sentie comme un peu vexée… »

Anne Sansdrap a les mots d’ambiance, des mots d’observation, des mots doux et justes qu’on lit, comme on entend une poésie, musique naturelle et tellement belle. Les aquarelles et croquis d’Yves Fagniart, délicatesse et finesse , accompagnent ses textes si bien qu’on ne sait pas qui a fait quoi avant. Ce duo fonctionne à la perfection, ils nous emmènent avec eux depuis n’importe quel lieux de lecture.

Émotions, souvenirs, sourires et bonheur garantis tout au long de ce voyage magnifique, dans cette région de mon pays. Un moment agréable, plaisant qu’il est bon de s’offrir, encore et encore.

Site d’Yves Fagniart

Anne Sansdrap

Frère de loup, de Michelle Paver

Titre : Chroniques des temps obscures, tome 1 : Frère de loup
Auteur : Michelle Paver
Traduction : Bertrand Ferrier
Édition : Hachette Jeunesse
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2005
Nombre de pages : 366
Note personnelle : 10/10, si si, même 11/10, j’ai trop accroché ! Je suis restée une enfant…

20160806_175937.jpgTorak est un jeune ado de 12 ans. Il vit seul avec son père, dans la forêt, loin de son camp, loin des autres. Un jour, un ours décide de les traquer. Cette créature gigantesque est maléfique. Elle a été envoûtée par un Esprit du Mal pour une mission spéciale que Torak ignore : tuer son père. Hélas, l’Ours parvient à ses fins. Torak se retrouve tout seul avec une promesse qu’il a dite à son père juste avant que celui-ci ne rende son dernier souffle : trouver la Montagne de l’Esprit du Monde, même s’il lui faut verser le sang de son cœur ». Heureusement pour le jeune garçon, il sait écouter la forêt, les esprits, la nature. Pour mener à bien sa promesse, il ne sera pas tout seul. Un jeune loup va l’accompagner et le guider, un jeune loup qui lui ressemble beaucoup et avec lequel il sait communiquer, comme s’il avait fait ça toute sa vie. Pour traverser tous les dangers, Loup et Torak recevront de l’aide, mais l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit. Même si Torak est celui qui doit sauver la forêt, il n’en reste pas moins un enfant qui a encore beaucoup de choses à apprendre.

Ce premier tome est prometteur. Je l’ai dévoré et j’ai tout de suite envie de lire le second tome et plus si affinités 🙂 Il est dans le même style que les séries de Erin Hunter ou de Kathryn Lasky, avec la Guerre des Clans, la Quête des ours, les Gardiens de Ga’Hoole et le Royaume des loups.

L’histoire se passe il y a 6000 ans, avec des tribus indiennes qui vivent de la nature, qui écoutent la nature et qui parlent à la nature. Il y a pas mal de rituels qui permettent de visualiser les scènes comme si on y était. Il y a une quête, bien sûr, c’est le but de l’histoire, du livre. L’ambiance générale du livre m’a permise de rentrer tout de suite dans l’histoire et de me sentir comme chez moi, dans cette forêt, parmi l’une ou l’autre tribu persécutée par la méchanceté d’un ours envoûté. Il est certain que le héros du livre, accompagné du jeune loup, m’ont tout de suite été sympathiques.

Je me demande bien quelle sera la suite… que je n’ai pas encore car ce premier tome, rappelez-vous, je l’ai trouvé chez un bouquiniste de livres d’occasion.

EXTRAITS

« Un ours peut se déplacer presque sans bruit, lui avait appris son père. Il peut te guetter à dix pas de distance sans que tu ne te doutes de rien. Contre un ours, nous sommes sans défense. Il court plus vite que nous. Il grimpe plus haut que nous. Impossible de l’affronter d’égal à égal. La seule chose à faire, c’est d’apprendre ses habitudes et d’essayer de le persuader que, pour lui, tu n’es ni une proie, ni une menace »

 » A la surprise de Torak, Renn tendit un gâteau au saumon à Loup. Qui l’ignora ostensiblement.
Renn grimaça, puis donna le gâteau au garçon. Il le frotta pour ôter l’odeur de la jeune fille et y laisser la sienne. Quand il l’offrit à son tour à Loup, l’animal l’avala. »

 » Ce n’est pas que Loup n’aimait pas la Femelle Sans queue. Juste qu’il la détestait. »

Une affaire de moustique

Ou comment écrire une petite histoire sans en avoir l’air ? Voici le 10ème titre des aventures de Meredith by … moi 🙂 (clic ici pour lire les 9 autres textes)

Une affaire de moustique

Meredith pensait être quitte avec les moustiques. Après les tiques, les mouches, les guêpes, les poux, les fourmis, les araignées et les moustiques, voici donc, tout naturellement, le retour triomphant de ces dernières petites bêtes pas sympathiques. Normal pour des moustiques !

L’histoire commence ainsi :

Calmement posée sur le mur de la salle-de-bains, Dame Moustique observe l’humaine qui rentre dans son repaire, l’air insouciant. Meredith n’a pas encore vu la petite bête, il faut dire qu’elle ne regarde pas systématiquement au plafond étant donné que sa crainte habituelle est, hélas toujours, de voir une énorme araignée se planquer au fond du bain. Mais, voilà que son geste mécanique est d’attraper le pommeau de la douche qui est accroché en hauteur, à l’endroit même où son mari de 25 centimètres plus grand qu’elle, l’a laissé hier. (25 centimètres de différence entre eux, ce n’est pas grand-chose, pourtant son mari ne cesse de lui répéter sa taille quand elle ose ranger des choses un peu trop bas pour lui… Dernièrement, elle lui a fait la même remarque, mais en précisant sa taille à elle ; lui, il peut s’abaisser, elle, ne voit carrément parfois pas l’objet en question vu son emplacement hors de portée de ses yeux) La hauteur du pommeau de douche nous importe peu, sauf que cette information au départ sans importance va s’avérer capitale pour la suite étant donné que Meredith doit, sur la pointe des pieds et en râlant quelques peu, étirer complètement son bras et pencher sa tête en arrière pour l’attraper et que, en toute logique, son regard périphérique capte une tache noire juste à droite, un peu plus haut, que le pommeau. La tache aurait pu être banale, une tache d’humidité ou… Ou une bête ! Car soyons réaliste, il n’y a pas grand choix dans une salle-de-bains, à cette hauteur, qui peut correspondre à une tache noire.

L’histoire se répète donc. Meredith aurait dû flairer le danger à l’instant même où elle a repéré le moustique, mais malgré son âge, elle reste naïve et pense bêtement que le moustique va se tenir tranquille s’il tient à sa vie. En effet, au début, le comportement de la bestiole, aurait presque pu donner raison à Meredith. Encore ensommeillée par une nuit courte, Dame Moustique ne bouge pas une patte, profitant un maximum du spectacle qui s’offre à elle, à savoir une belle et grande superficie de peau délicieusement parfumé à l’odeur de sang sucré. Elle a l’embarras du choix, n’est-ce-pas ? Qu’auriez-vous fait à sa place ? Hein ? Affamé, car vous n’avez rien mangé depuis des plombes, voilà qu’un repas vous est servi sur un plateau d’argent, enfin une baignoire qui n’est pas en argent, mais qui est là, devant vous, à portée de vos dents…

Tous les sens de Dame Moustique se réveillent. Tel un chat, elle étire ses pattes, nettoie ses antennes, secoue ses ailes sans s’envoler. Meredith peut même interpréter le désir du moustique par une certaine excitation palpable. Fébrile, l’humaine peut même voir l’appendice buccal frétiller de plaisir ! Oui, Dame Moustique fait vibrer sa bouche pour préparer son proboscis allongé (sa trompe quoi, comme les éléphants, si j’avais utilisé le terme de rostre, ma fille m’aurait dit que le moustique n’est pas un dauphin…) à piquer et sucer… après une longue période d’extrême disette, il lui faut bien la nourrir elle, mais aussi ses œufs. Le sang est primordial pour les œufs, il contient plein de protéines, si, si…

Serait-ce donc ici de l’extrapolation ? Meredith ne se préoccupe même pas de cette question car l’insecte bouge à présent de tous ses membres.

Si nous avons bien suivi les aventures de Meredith, cette histoire devrait, pour équilibrer un peu le score, donner Dame Moustique grande gagnante. Mais, toujours si nous avons bien lu les histoires de Meredith, nous pouvons dire que cette humaine-là, bien qu’elle soit compatissante avec les petites bêtes, n’en est pas moins une redoutable combattante. Têtue, pensant à ses enfants (dont le fiston a déjà été dévoré à de nombreuses reprises par on ne sait quelle vilaine et exécrable bête), on peut supposer que l’affaire ne va pas s’arrêter là… sinon, il n’y aurait tout simplement pas d’histoire !

Meredith ne s’affole pas malgré ses poils qui commencent à se redresser sur sa peau découverte. Elle a comme l’impression d’un déjà-vu… avec raison ! Vu l’heure matinale, et étant donné que la maisonnée dort encore à poings fermés, l’humaine chuchote à son agresseur quelques mots d’avertissements du style : « Ne sois pas stupide, j’ai la douche comme arme fatale. Sauf si tu es suicidaire, je ne te conseille pas d’avancer plus que ça. » Mais ces menaces n’ont aucun effet sur le moustique. En effet, si Meredith est têtue, elle n’est pas la seule. Ce que Meredith ignore c’est que cette espèce de Dame Moustique a besoin de son sang pour ses œufs, sans sang, pas d’œufs. Le nectar des fleurs ne suffit plus à cette bestiole. Tous les moustiques n’ont pas cette particularité, il fallait bien sûr que celui-ci tombe sur Meredith ! Et comme pour cette jeune femelle, c’est sa première ponte, elle a toute la fougue et le tempérament nécessaire à cette épreuve oh ! combien périlleuse.

Appâtée par le fumet de l’humaine, Dame Moustique a du mal à se contrôler, ses mouvements sont saccadés, son vol imparfait. Rasant le mur du mieux qu’elle peut, l’insecte a tellement d’énergie et de volonté qu’elle finit par prendre des risques et à se rapprocher dangereusement du visage de Meredith. Erreur fatale ! Sans plus réfléchir, Meredith, tout à fait consciente de son geste meurtrier, oriente le jet de la douche directement sur le moustique. Mais que se passe-t-il ? Le moustique est toujours là, il vole toujours maladroitement, mais il évite les centaines, les milliers de gouttes ? Impossible ! Meredith n’en croit pas ses yeux ! Cette moustique, est une pilote de Formule1, elle évite les projectiles comme aucun moustique n’a fait avant elle ! Finalement, après un temps qui a paru abominable à Meredith, et qui a dû paraître autant interminable à Dame Moustique, l’incroyable phénomène se pose au plafond, presque dans le coin, le cœur battant à mille pulsations à la minute, au moins ! Meredith peut voir tout le corps de la petite bestiole reprendre son souffle. Intrépide et courageuse, Dame Moustique n’est pas moins stupide. Elle s’est posée hors de portée de main, et Meredith n’a pas l’intention d’asperger son plafond pour si peu… Elle pense bien à prendre l’essuie pour en finir une bonne fois pour toutes, mais d’expérience, elle sait que le moustique peut s’emmêler les pattes dans l’essuie et qu’il lui faudra l’enlever de là avec les doigts. Chose impensable pour elle.

Alors, elle le laisse tranquille… enfin pour le moment, car Meredith, avant de quitter la maison, informe sa famille de l’intruse. Avec un mari sans peur ni remords pour la gente Culicidé, elle sait que la vilaine, bien que remarquable par sa vitalité et son audace, a peu de chances de s’en sortir vivante.

Quelques heures plus tard…

Le soir arrive. Meredith revient de son travail, sans aucune pensée pour la pauvre moustique. Alors qu’elle se revêt de vêtements plus confortables, Meredith croit halluciner : ELLE est toujours là ! ELLE est devant elle, à sa hauteur, plus fraîche qu’un gardon, ayant recouvré toute son énergie et son désir de sang ! Les insecticides ne sont pas présents dans la maison… Mais Meredith a trouvé une alternative toute aussi efficace qui sied parfaitement à la situation trouve-t-elle : le spray du parfum « nectar de nature » !

Non seulement, elle asphyxie la moustique, mais elle parfume la salle-de-bains. D’une pierre, deux coups.

Lorsque Meredith pensait s’en être enfin débarrassée, quel ne fut pas son étonnement de la voir agonisante à ses pieds. Là, sans aucun remord, elle l’écrase avec sa pantoufle. Elle lui épargne ainsi une fin de vie longue, difficile et cruelle.

Pour lire sur Atramenta, c’est ici, clic, clic, clic.

FIN.
Fin ? Vous êtes sûrs ? Je n’ai pas encore parlé des puces… 🙂

Elles sont parties pour le Nord, de Patrick Lecomte

Titre :  Elles sont parties pour le Nord
Auteur : Patrick Lecomte
Édition : Préludes
Genre : roman, récit sur la nature
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 280
Note personnelle : 9,5/10

elles sont parties pour le nord, P LecomteNous sommes en 1917, Wilma, 11 ans, doit souvent rester seule dans la cabane glaciale de son père, dans le Grand Nord canadien où il fait régulièrement 30 degrés au-dessous de zéro ! Son père, trappeur expérimenté, travaille dehors en hiver et est homme à tout faire durant les beaux jours. Un soir, son père revient avec un magnifique livre en cadeau « Le Merveilleux voyage de Nils Holgersson à travers la Suède ». Pour Wilma, c’est le début d’une passion : la grue blanche d’Amérique. L’enfant se sent attirée par cet oiseau, elle veut le voir, l’aider, le protéger.

Tout au long du livre, on suit l’évolution de la jeune fille qui devient femme bien sûr, mais surtout on suit grâce à elle, avec elle, pour elle, l’évolution de cet échassier magnifique. A cette époque, l’Amérique est en crise, mais cela n’empêche nullement la jeune Wilma de se battre pour cette cause qu’est la sauvegarde de cette espèce méconnue.

Un roman sans méchant, si ce n’est l’ignorance de l’homme pour les dangers que connaît la nature. Beaucoup de passages m’ont émue, car je me suis retrouvée dans l’une ou l’autre situation décrite (cfr extraits). J’ai même pleuré d’émotion à 2 reprises, ch’suis hyper sensible, oui oui, je sais…

L’auteur, Patrick Lecomte, signe ici son premier roman. Une très belle réussite. On ressent bien au travers de son écriture – fluide, légère et pleine de poésie – son intérêt pour la nature, l’environnement et sa sauvegarde, et surtout sa préoccupation pour les espèces en voie d’extinction. Une histoire pleine de tendresse, de passion, d’émerveillement et d’espoir.

Durant toute la lecture, j’étais Wilma. Je vivais ce livre. J’ai été envoûtée pendant 3 jours.
En le refermant, j’ai souri : l’auteur a dû mettre du temps pour écrire tout ça, car il a transmis tellement d’informations importantes et justes par rapport aux risques et aux dangers que connaissent la faune et la flore, il a mis tellement d’émotions, et moi, je l’ai accompagné dans cette histoire durant 3 jours… 3 jours d’une lecture intense, forte et admirable, mais les images que celles-ci m’ont procurées resteront, je suis certaine, bien plus longtemps que ça.

PS : je n’ai pas lu le livre que Wilma a reçu ! –> Bien sûr, je vais le rajouter à ma PAL (Pile A Lire)  🙂