Le cas Noah Zimmerman, Sharon Guskin

Titre : Le cas Noah Zimmerman
Auteur : Sharon Guskin
Traducteur : Pascal Loubet
Édition : Calmann-Lévy
Genre : roman
Pages : 450
Année d’impression : 2016

noah zimmermanJanie, mère célibataire, doit se battre tous les jours pour élever son fils, Noah, 4 ans. En effet, celui-ci semble souffrir d’un bien étrange mal : il a une phobie de l’eau, il fait des cauchemars presque toutes les nuits et dit qu’il veut retourner dans sa maison rouge, revoir sa vraie maman. L’école maternelle dans laquelle il évolue soupçonne la mère de maltraitance parce que l’enfant finit par sentir mauvais ; il fait peur à ses camarades en donnant des explications sur les armes à feu et parle de Harry Potter alors qu’il n’a jamais lu les livres ni même vu les films à la télévision. Il est aussi incollable sur les reptiles et sait calculer des scores au base-ball, à quatre ans !

Janie doit jongler entre son travail et les visites chez les médecins qui lui coûtent les yeux de la tête. Elle est prête à accepter un terrible verdict quand elle rencontre le docteur Anderson, psychiatre spécialisé dans la réincarnation…

Un livre, un roman intéressant qui traite du sujet difficile de la réincarnation. On y croit ou pas. On espère ou pas. Chacun ses croyances et ses idées sur le thème. Ici, l’histoire est très bien tournée, car j’ai tout le temps eu envie d’en savoir un peu plus sur cet enfant étrange et malheureux.

Certains passages ont été pour moi un peu trop long, trop d’explications, trop de détails qui ne font pas avancer l’histoire. Les personnages principaux sont bien ficelés, on s’y attache facilement. Évidemment, je me suis prise d’affection pour Noah, pour son histoire, son passé et craint pour sa vie, mais j’ai particulièrement apprécié le personnage du médecin spécialiste qui est atteint d’une maladie, mais celle-ci ne se voit pas physiquement.

L’auteur remercie en fin de livre bon nombre de personnes qui l’ont aidé dans l’écriture de ce roman, et elle précise qu’elle s’est largement inspirée d’études réelles et de travaux sur ce sujet.

Ça laisse songeur et quand j’ai refermé ce livre, je me suis posée un tas de questions… matière à réflexion qui laisse un nuage de mystères planer encore au-dessus de ma tête 😊

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Les crayons de couleurs, Jean-Gabriel Causse

Dernier roman du moment 🙂

Les crayons de couleurs, de Jean-Gabriel Causse.

4ème de couverture et résumé intérieur :

crayons de couleur, jean gabriel causse« ELLE, c’est Charlotte, aveugle de naissance et scientifique spécialiste de ces couelurs qu’elle n’a jamais vues.
LUI, c’est Arthur, employé dans une fabrique de crayons de couleur, aussi paumé que séduisant.
ENSEMBLE, ils vont tenter de rendre au ponde les couleurs qui ont disparu.

Du jour au lendemain, les couleurs disparaissent. Dans ce nouveau monde en noir et blanc, Arthur et Charlotte, un drôle de duo, se mettent en tête de sauver l’humanité de la dépression en partant à leur recherche  – et qui sait, le bonheur se cache peut-être quelque part sur leur chemin… »

Ce roman m’a tout de suite fait penser à un livre de Oui-Oui : Grisaille sur Miniville.

Même histoire de fond : les couleurs ont disparu dans notre vie, on voit tout en dégradés de gris, en noir et en blanc.

J’ai particulièrement aimé les descriptions scientifiques des couleurs par leur odeur, leur texture, leur son… Je m’attendais à une autre histoire, mais à quelle histoire exactement ? Je ne saurais le dire  😉

Bref, ce roman vite lu (les chapitres sont minis, on avance très vite dans le livre) vaut le détour. Dommage qu’on ne parle pas, dans le résumé, d’une petite fille, héroïne finalement de toute l’histoire.

Sauveur & fils, Marie-Aude Murail

Titre : Sauveur & Fils, saison 1
Auteur : Marie-Aude Murail
Édition : L’école des Loisirs
Genre : roman jeunesse
Année d’impression : 2016
Note personnelle : 10/10

sauveur et fils

Sauveur Saint-Yves est psychologue. Veuf, il élève seul son petit garçon de 8 ans qui s’appelle Lazare. Mais parfois, à force de vouloir sauver la plupart de ses patients, souvent des enfants et adolescents, Sauveur ne voit pas que son fils ne va pas bien… Et puis c’est quoi ces secrets qui tournent autour du père et de son fils ? Des secrets, il y en a à la pelle… à l’intérieur de son cabinet, comme à l’intérieur de leur cœur… Et comme les cachotteries se transmettent de père en fils, ils vont passer à côté d’un tas d’indices… des indices pourtant hyper importants, du genre, qui peuvent sauver une vie ou éviter le pire.

Heureusement, Lazare a Paul, son meilleur ami. Paul a une sœur plus âgée, ils vivent une semaine chez leur père, une semaine chez leur mère. Cette histoire de garde alternée se passe plutôt bien, du moins mieux que d’autres.

Une première saison qui démarre fort chez ce psychologue au passé particulier. Pas mal de thèmes difficiles sont abordés, mais au final, Sauveur parvient plus ou moins à aider tous ses patients. Parfois, il s’en faut de peu pour que tout part en vrille ou que ça finisse mal, mais on souffle, on respire et « c’est reparti pour un tour ». J’ai littéralement dévoré ce premier volume… je voulais savoir comment il allait aider tous ces jeunes, comprendre comment il pouvait vivre « normalement » en étant le confident de ces souffrances, de ces petits cœurs abîmés… Comment il allait faire avec son propre fils…

Ce premier volume nous présente les personnages principaux, mais aussi l’histoire de famille de Sauveur et de son fils. Une histoire triste sur fond de racisme.

Émotions, sourires, rires et pleurs au programme… prenez vos mouchoirs !

Dire qu’adolescente, je voulais devenir pédopsychiatre… sans doute pour cela que ce livre m’a tant parlé. J’ai hâte de découvrir la suite ! La 4ème saison vient de paraître en librairie, mais je vais d’abord trouver les autres à ma bibliothèque 🙂

4ème de couverture :

« Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier ? Sauveur Saint-Yves, 1,91 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’avanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gagin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois sœurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…

Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.

Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ?

Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ? »

(à propos de hamster, il est précisé en fin de livre qu’ils se sont trompé, et qu’il s’agit bien d’un cochon d’Indes qui est représenté sur la couverture, alors qu’on parle bien de hamesters dans le roman)

L’enfant qui mesurait le monde, Metin Arditi

Titre : L’enfant qui mesurait le monde
Auteur : Metin Arditi
Édition : Grasset / Points
Genre : roman
Année d’impression : 2016
Nombre de pages : 250
Note personnelle : 8/10

enfant qui mesurait le mondeYannis, 12 ans, est un enfant autiste. Eliot, la 50taine, architecte, vient de perdre sa fille dans un accident, une chute dans les gradins, dans un ancien amphithéâtre. Tous les deux vont se rencontrer sur l’île grecque : Kalamaki. Et puis, il y a un gigantesque projet de construction immobilière, touristique, qui accapare toute l’île, ses habitants, son maire. Ce projet vient chambouler l’ordre du monde dans lequel Yannis tente d’évoluer avec le moins de stress possible et dans lequel Eliot fait son deuil en essayant de comprendre et de terminer le travail que sa fille avait commencé. Et finalement, ce sera grâce à cet enfant que tout rentrera dans l’ordre… des habitants unis autour de lui, merveilleux !

Roman grec plein de sensibilités et d’émotions qui m’a fait découvrir cette petite île, presque comme si j’y étais. On ne peut que s’attacher à cet enfant et à cet homme qui le prend un peu sous son aile. On découvre ce qu’est le Nombre d’Or (enfin, moi j’ignorais la chose, mais mon compagnon connaissait!). Il n’est pas rare que les enfants autistes soient très doués dans l’une ou l’autre matière. Yannis a une mémoire étonnante pour les chiffres et une logique très… logique 🙂 Je regrette un tout petit peu que le côté architecte/projet immobilier prenne plus de place dans l’histoire que l’enfant, ses particularités et ses chiffres.

Extraits choisis ici.

Algodystrophie en poème

Elle fait de l’algodystrophie,

Ma pauvre petite fille.

Suite à une cheville foulée,

Une double entorse à son pied,

Sa jambe change de couleur,

Ça lui fait mal, ça lui fait peur.

Sa cheville, ses orteils sont gelés,

Heureusement, tout ça n’est plus gonflé.

Mais elle ne sait plus marcher longtemps,

Ni sauter, ni monter ou grimper normalement.

Tout à commencé en janvier de cette année,

Nous sommes fin avril et c’est loin d’être terminé,

L’orthopédiste parle de 6 mois,

D’autres témoignages sont moins sympas.

Elle va continuer à boiter,

Car on ne sait rien faire pour l’aider !

 

 

Une étrange araignée

Une araignée à pris vie,
Dans les crayons de ma fille.

Souvenez-vous, elle était apparue,
Dans un cauchemar, la nuit venue.

Ma fille maintient sa version,
Ce n’était pas une hallucination.

Moi, je crois qu’avec cette immensité,
Si j’avais vu cette créature, j’aurais aussi crié !

20170410_113612

Je félicite ma fille car oser dessiner ce monstre, sans crier, avec je trouve, pas mal de réalité, il faut oser le faire quand on est arachnophobe comme elle !