L’éventail magique, conte illustré

eventail magique_conte japonaisA ma bibliothèque, j’ai découvert le week-end passé 2 magnifiques contes illustrés.

L’éventail magique a été édité en français par l’école des Loisirs, en 1991 ! L’auteur et illustrateur : Keith Baker. Traduit de l’américain par François Lasquin.

Yoshi est un petit garçon. Il habite dans un village au bord de la mer. Yoshi a une passion : la construction. De ses mains, il peut construire tout un tas de choses : des charrettes, des escaliers, des maisons, etc.

Un jour, il découvre un éventail dans la mer ! Un éventail magique qui lui suggère ses prochaines créations. En effet, grâce à cet éventail, Yoshi a de nouvelles idées de constructions.

Jusqu’au jour où il pense qu’il doit construire un pont. Il le construit. Il est grand et solide, mais… mais il cache le soleil et les habitants ne sont pas contents du tout. Malheureusement, peu de temps après, un tsunami arrive et Yoshi n’a pas le temps de détruire le pont. Fort heureusement d’ailleurs, car grâce à cette construction, malgré l’ombre que faisait le pont, c’est celui-ci qui a sauvé tous les habitants.

Ensemble, en gardant le pont, Yoshi et les villageois reconstruisent un nouveau village.

Quel joli conte !

Ensemble, on va toujours plus loin. Même si seul on va plus vite, c’est tellement mieux d’être entouré et encouragé 🙂

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Le secret de la grue blanche, conte

Magnifique conte que je souhaite adapter à l’oral à mon travail :

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Le secret de la grue blanche

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Si vous voulez en découvrir un peu plus, je vous invite à aller sur le blog « L’ombre du geek« , car je n’aurais pas pu mieux dire… tout y est. Tout ce que je pense de cet album est déjà dit là-bas  😉

Les illustrations sont très belles, douces, remplies de poésie.

 

Une énergie à partager

Comme j’avais pu vous le dire dans un poste précédent : Je n’aurai jamais autant bossé de ma vie !!

Je suis en formations (plusieurs formations), je recherche un job, j’ai un projet d’écriture bien avancé et mon projet d’atelier créatif pour enfants – et adultes – connaît lui aussi de nouvelles réflexions !

Si j’aime avoir tant de choses à faire, parfois, j’aimerais aussi pouvoir me poser un peu. Mais je me rends compte que si je me pose trop longtemps, le rythme effréné s’arrête et l’énergie produite par ce rythme diminue aussi.

Donc, je me dois de continuer encore un peu ma course folle… et j’ai donc de l’énergie à partager 😆

Au travers ce billet, j’espère pouvoir en donner à certaines et certains d’entre vous qui en ont un peu besoin 😉

Une énergie accompagnée de sourire bienveillant sur un lit de positivité.

C’est pour vous : prenez, prenez 😄😘

À mes formatrices, elles se reconnaîtront, à mes collègues de Caps, elles se reconnaîtront aussi : MERCI pour vos encouragements et votre écoute. Conter, progresser, apprendre à bien conter devant vous, m’entraîner est un véritable plaisir ! Et cette sensation, ce goût unique, est un véritable bonheur !

Joie que je partage aussi à vous toutes et à vous tous, lectrices fidèles (vous vous reconnaîtrez aussi) et lecteurs fidèles ☺

NaNo J-1

Oooh ! C’est déjà dans moins de 24 heures que ça commence… J’y pense beaucoup 🙂

Par contre, je ne vais pas attendre minuit et une seconde pour commencer à écrire. Demain, c’est jour férié chez nous, et je commencerai les premières lignes de mon textes demain donc, probablement aux alentours des cinq heures du mat’.

J’ai appris lundi, que j’ai un autre « devoir » pour ma formation. Cette fois-ci, il s’agira de préparer un exposé oral avec comme support une présentation PowerPoint. Le sujet est entièrement libre et il faudra tenir 20 minutes. L’auditoire sera composé de nos collègues stagiaires et d’autres personnes extérieures. Et grâce au Nano, je me demande si je ne vais pas faire correspondre le sujet de mon texte avec cet exposé !! Il faut bien sûr que cela touche la santé. Les phobies chez les enfants, n’est-ce pas un sujet intéressant qui touche aussi le domaine de la santé ? Toutes les réactions, le stress qui découle de ces peurs démesurées, ça impacte sur beaucoup de domaines, non ?

Mon sujet de départ était la qualité de sommeil chez les adolescents. Je pensais, entre autres, aux écrans qui tiennent éveiller nos enfants… Soit j’intègre les phobies comme cause de mauvais sommeil ou je prends le problème dans l’autre sens et je parle des phobies et de leurs conséquences sur la santé de nos enfants ?

Qu’en dites-vous ?? Ou encore, idée de dernière minutes : les contes, les livres, l’écriture pour soigner des blessures intérieures…

A bientôt ! Bonne journée.

 

Les 3 petits cochons et le chat botté

Pour ma formation contes avec Chantal, voici l’histoire que j’ai choisie pour la conter oralement : les 3 petits cochons et le chat botté.

Cette histoire, à l’origine, a été écrite à l’occasion de l’atelier d’écriture Tisser les mots.

Vous pouvez la retrouver dans mon dernier recueil auto-publié : Démarrer au quart de tour.

Je vais la retravailler légèrement afin qu’elle corresponde mieux avec ce que je souhaite transmettre aujourd’hui, à l’occasion de cette formation :

  • l’univers d’une salade de contes (héros/ennemis//situation initiale/péripéties/élément déclencheur/dénouement…)
  • l’abandon de chats
  • l’alimentation d’aujourd’hui
  • les expressions

Les 3 petits cochons et le chat botté

Il était une fois une fée marraine hyperactive qui souffrait d’hyperacousie et d’impatience, on la disait faribolistique. On lui avait confié la garde des 3 petites cochonnes qui s’appelaient Lala, Lili et Lali.

D’expérience, la fée marraine savait que les élever ne serait pas une tâche facile, elle ne se souvenait que trop bien de leurs cousins, les 3 petits cochons : Nif Nif, Naf Naf et Nouf Nouf.

Dynamique comme elle était, elle avait réussi, à force de persévérance, à ce que l’un des trois finisse architecte maçon et influence les autres. Elle avait donc cru qu’elle y arriverait chez ces demoiselles et avait poursuivit ses efforts en se concentrant sur l’éducation de l’aînée qui semblait la plus intelligente, la plus posée et la plus débrouillarde.

Mais les années passant, la fée marraine vieillissant, elle devenait plus sensible au bruit et sa patience fondait comme neige au soleil.

Un jour, Lala et Lili se disputaient en poussant des grognements aigus de petit cochon qu’on égorge. Elles n’étaient pas d’accord sur la façon d’habiller la cadette, Lali, et celle-ci était prise à partie par l’une, puis par l’autre. Et c’est au moment où la salopette rose avec des paillettes mauves se déchira que Lali se mit à pleurer comme une fontaine et que la fée marraine explosa.

— Je n’en peux plus de vos disputes, de vos cris, de vos jérémiades, de votre comportement de vilaines petites cochonnes !

Les mots éclataient dans l’air, grondant, menaçant, et fouettant les oreilles des 3 petites sœurs. La marraine joua de sa baguette magique et en un tour d’étincelles et de poudre magique volante, elle se retrouva au milieu de la forêt bleue[1] avec les 3 petites cochonnes sous les bras.

HOP ! Elle les jeta à terre, lança un tourbillon de feuilles mortes et disparu aussi vite qu’elle était venue.

Dans la forêt bleue, un silence noir s’abattit sur les 3 petites créatures roses. Plus un cri ne perça, plus une larme ne roula. Lali renifla comme seuls les petits cochons savent si bien le faire et osa un timide « où sommes-nous ? »

Lala, l’aînée réfléchit très vite et lui répondit :

— Nous sommes dans la forêt bleue, en Belgique, la forêt la plus étrange qu’il soit où les arbres sont bleus.

— En quoi est-ce qu’elle est bizarre cette forêt ? demanda Lili.

— Les arbres se ressemblent tous ; en journée, ils se confondent avec le bleu du ciel et la nuit, le noir les engloutis, expliqua Lala d’une voix mystérieuse et envoûtante.

— Ma… Ma… Marraine nous a… a… abandonnées ! pleurnicha Lali.

Nous sommes dans l’après-midi. Le ciel est d’un bleu chaleureux, et les arbres, en tenue de camouflage, sont parsemés de petites taches blanches ressemblant à des nuages de beau temps. De fait, ils se ressemblent tous ; certains sont un peu plus petits ou un peu plus gros que d’autres, mais aucun n’a de caractéristique particulière.

C’est pour cette raison que ceux qui pénètrent, de gré ou de force, dans cette forêt, n’en ressortent que très rarement. Ils s’y perdent et par épuisement, par défaite, ils décident de s’installer dans cette forêt pour l’éternité.

Nos 3 petites cochonnes ne savent pas que le peuple de cette forêt est condamné à ne jamais sortir du couvert de ces arbres. Lala s’en doute, mais elle ne veut pas faire peur à ses sœurs et se tait donc. Lili réfléchit à sa nouvelle situation et commence à ramasser tout ce qu’elle trouve à terre pour marquer son chemin. Quant à Lali, son groin coulant de morve, c’est comme si le monde s’écroulait sous ses pattes. Elle n’aime pas cette forêt, elle est fatiguée et elle veut rentrer à la maison.

Cinq minutes s’écoulent avant qu’un nouveau malentendu n’éclate entre les frangines. Chacune se rejetant la faute, accusant l’autre d’avoir crié trop fort et d’avoir provoqué la colère de la fée marraine.

Tout à coup, attirée par les cris et les grognements, une petite créature presque toute de noir vêtue, fait son apparition : c’est un chat, pas très grand ni très gros. Il se déplace sur ses deux pattes arrière et les interrompt :

— Excusez-moi mesdemoiselles, auriez-vous vu mon autre botte ? Mon maître m’a pris pour un chien quand il l’a lancée pour que j’aille la chercher… enfin, je crois, ces derniers temps, il avait l’air d’en avoir marre que je traîne entre ses pattes. Enfin bref, je ne vais pas vous raconter toute ma vie, il paraît que je suis trop bavard… Avez-vous donc aperçu une botte comme celle-ci ? dit-il en montrant celle qui lui restait.

À la vue de ce petit chat, trop mignon, trop bavard, on entendit d’une seule et même voix :

— Oooh ! Il est trop chou.

Et sans lui laisser le temps de comprendre, les 3 sœurs se jettent sur le chat, le prennent dans leurs bras, le caressent, lui donnent des bisous tout doux. Il en perd sa deuxième botte et sa voix. Finalement, ce n’est pas si mal de se faire dorloter par ces filles… il en oublie vite la raison de sa venue et se laisse choyer tout le reste de l’après-midi.

Pour une fois que Lala, Lili et Lali sont d’accord sur une chose, personne n’oserait interrompre cet élan d’affection et cette solidarité fraternelle.

Arrive le soir. Les ventres crient famine. Les petites cochonnes se décident de bouger leur popotin pour chercher à manger. Emmitouflé dans les vêtements que les filles ont assemblés rien que pour lui, le chat botté, qui n’est plus chaussé, attend patiemment qu’on vienne lui apporter à manger. C’est qu’il aime se faire servir le coquin !

Lala, Lili et Lali partent dans trois directions diffé­rentes.

Aie aie aie, elles se perdent rapidement et ne retrouvent plus leur chemin !

Trois heures passent quand le chat, affamé, décide lui aussi de bouger un peu son derrière. Il parle, parle, parle… tout seul. Il miaule, miaule, miaule, toujours tout seul. On ne voit pas très bien ce qu’il fait, mais il fait quelque chose. En grattant le sol, il miaule encore et toujours. Puis, après avoir creusé et retourné la terre sur un bon morceau de terrain, il regarde derrière lui, puis à gauche, enfin à droite. Il n’y avait personne. Rassuré, il lève la patte et se soulage. Il fait pipi ! Partout ! C’est qu’il en a une grande vessie à vider. Une fois son besoin terminé, il se réinstalle au centre de son nouveau territoire et patiente. Il ne doit pas attendre bien longtemps, car très vite, quelque chose pousse de la terre. Partout où il a gratté (et pissé), un mur se dresse ! Et, étrangement, un parfum épicé (é-pissé) envahit la forêt.

Au même instant, une note de musique perce le silence relatif de la forêt à moitié endormie. Les habitants habitués savent ce que cette mélodie signifie : le grand méchant loup va à la pêche au cochon. Tel un magicien, le loup souffle dans sa flûte enchantée. Attirées par la musique envoûtante tel un moustique par le sang, les 3 petites cochonnes, perdues, marchent dans la même direction : celle du loup ! Mais, mais… le loup s’arrête tout à coup de souffler dans son instrument. Il a senti une odeur bien meilleure que celle des 3 petites sœurs. Une odeur qui lui fait baver, légèrement épicée, légèrement sucrée ; ça fait si longtemps qu’il n’a plus goûté à une telle gourmandise. Il marche un peu, renifle, puis siffle dans la flûte. Il marche, renifle, siffle. Il renouvelle cette combinaison quinze minutes durant. Puis, il s’arrête définitivement. Les 3 petites cochonnes aussi. Sans le faire exprès, il a ramené les sœurs tout près de leur ami botté. Et ce qu’il voit, ce que les filles voient, est ahurissant. Devant cette petite troupe étrange se dresse un véritable château en pain d’épices !

Lala, qui n’en revient pas, est la première à retrouver la parole :

— Mais, tu es un magicien ? Tu aurais pu nous dire que tu savais faire pousser de la nourriture, cela nous aurait évité de nous perdre en pleine forêt, rouspète-t-elle l’estomac dans les talons.

Le chat a perdu sa langue, il ne répond pas, car derrière Lala, Lili et Lali, le grand méchant loup se lèche les babines. Le chat se serait bien caché sous sa cape d’invisibilité, mais il l’a prêtée la semaine dernière à Riz Pot’Heure (lire à voix haute). Alors, il pointe le loup avec une griffe tremblante et marche à reculons s’enfermer dans son abri délicieux.

Face à face, le loup ne mâche pas ses mots envers les petites cochonnes :

— Le deal est simple. Vos vies sauves à toutes les trois contre le pont en pain d’épices et ses chaînes en sucette.

— Pardon ? Osa demander Lili. Vous nous délaissez pour du sucre ? C’est du délire !

Le loup, un peu rouge de honte, avoue :

— Oui, je préfère les friandises à la viande.

— Par mes moustaches, j’ai tout entendu ! Bien sûr que je lui offre volontiers le pont, s’il vous laisse saines et sauves. J’ai besoin de vous, mesdemoiselles, j’ai un ronron dans la gorge qui veut sortir. Et puis, j’ai plein d’histoires à vous raconter.

[1] Forêt bleue : elle existe bel et bien ! Elle s’appelle plutôt le Bois de Hal, il se situe en Belgique, à 30 minutes de Bruxelles. Entre le printemps et l’été, le sol se couvre de jacinthes sauvages, donnant le nom féerique de forêt bleue.