Le secret du Faucon, Tome 1, AD Martel

Cyrielle a dix-huit ans. Elle vit depuis six ans dans le Couvent de la Charité. Elle n’est encore qu’une novice quand le couvent est attaqué et entièrement brûlé par des pillards. Sauvée in-extrémis par un étrange guerrier, Cyrielle est « renvoyée » chez son oncle, le Comte de Montfaucon.  Mais elle n’est pas toute seule dans ce premier voyage, elle est accompagnée de deux sœurs âgées, ses chaperons comme elle les appellent.

Au château, rien ne va. Cyrielle qui a quitté ces lieux quand elle avait douze ans ne garde aucun souvenir de son enfance.

Entre son titre de noblesse et sa vie de religieuse, elle va devoir choisir.

Malgré les crimes, les secrets, les dangers et les mystères qui entourent sa nouvelle vie, Cyrielle va pouvoir compter sur certaines personnes de confiance. Celles-ci sont rares et ne sont pas toujours celles que l’on croit.

Entre aventures, horreurs, coups de théâtre et scènes de tendresse et d’amitié, Cyrielle va parfois devoir suivre des chemins pas toujours droits.

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Voici le deuxième roman de l’autrice. Même s’il est dans un tout autre registre que « Les larmes de Saël », je l’ai adoré ! A.D. Martel parvient à m’emmener rapidement dans son univers, ses univers, alors que rien ne me laisse penser que je vais accrocher à ces histoires. En effet, grâce à elle, je ne peux plus dire que je n’aime pas les histoires post-apocalyptiques, futuristes ou médiévales !

Jamais je n’aurais cru que j’allais un jour aimer une histoire de chevaliers. Bien sûr, la couverture et le titre m’ont séduite, je m’attendais à retrouver un animal que j’aime beaucoup : un faucon. Et je n’ai pas été déçue. Il n’y en a pas qu’un.

On rentre immédiatement dans le vif du sujet avec l’incendie du couvent dans les premières pages. On découvre petit à petit les personnages, le fil rouge, les lieux, les mystères. Grâce aux détails, je me suis très vite plongée à cette époque.

Ma fille qui a dévoré ce livre avant moi, me connaissant, m’avait prévenue : prépare tes mouchoirs, tu vas pleurer. Et… oui ! J’ai pleuré une fois, failli verser une deuxième fois des larmes, mais heureusement, ma fille m’a dit « lit et tu sauras » ha ! ha ! Rien que ça, je savais qu’il n’était pas mort…

Il y a pas mal de personnages, et ce livre est le premier tome. A la fin, on trouve des réponses mais d’autres questions arrivent et j’ai envie de connaître la suite ! Une écriture fluide, on sent que l’autrice en connaît un rayon en matière d’histoires, d’Histoire.

Question à l’autrice : il est passé où Anselme ? 😊

Formation : l’art du conte

Deuxième jour de ma formation d’initiation à l’art du conte avec Stéphane Van Hoecke.

Hier : les zygomatiques et les abdos ont bien travaillés. Présentations, échauffement des vocalises, jeux de voix et d’expression au programme.

Cadre génial (château), animateur en super grande forme et groupe extraordinaire.

Dans un précédent article, je vous avais dit que je voulais travailler sur un conte particulier… ça sera pour une prochaine fois, car il est long. Mais ce n’est pas la raison principale de mon changement de choix.

Cette nuit, réveil pour assouvir un besoin naturel et habituel. Chez moi, je réveille nos chatons quand je me lève à cette heure : 3h30. Ici, au château, dans cette formation, c’est mon imagination que je réveille 😆

Je me répétais les 3 contes que j’avais en-tête :

  • un très court sur un renard et un tigre,
  • un moyen sur la découverte du sirop d’érable
  • et le long sur la légende de la grue blanche.

À 4h44, je n’invente rien, j’ai une idée ! Je décide de me lever pour de bon, j’allume la lumière de ma chambre et je prends mon carnet et mon bic.

5h35, je pose mon bic. J’ai choisi d’adapter librement le plus court des 3 contes, en version plus longue, en intégrant des éléments de la formation et en le mettant au goût du jour.

C’est ce conte que je vais essayer de conter tout à l’heure.

Le renard et le loup

Il y aura encore un autre week-end consacré à cette formation. Vous aurez mon conte revisité dans 4 à 5 semaines environ.

Mise à jour à 19h :

Il n’y a pas de hasard ni de coïncidence, mais que des signes ! Le matin, après le petit cours théorique sur les différents genres d’histoires, je ne le sens pas prête pour raconter ce que j’ai écrit cette nuit, car ce n’est pas tout à fait un conte. Alors, quand viens le moment de se lancer, une autre personne souhaite prendre la parole.

Ne voilà-t-il pas qu’elle nous conte l’histoire de … la grue blanche !! D’abord jalouse et triste que je ne puisse pas travailler sur ce conte, je me dis qu’après, c’est formidable ! Non seulement, elle a bien conté, mais elle a choisi une autre version, et ça donnait très bien. Donc mon admiration a pris le dessus de la jalousie… même si après, je n’ai plus du tout eu envie de le travailler pour cette formation. Cela me donne en effet envie de corriger mon histoire pour l’adapter en version orale.

J’ai vu des fantômes

Ils sont trois. Trois adultes, deux femmes et un homme. La chef est une femme. Ils ne sont pas méchants, juste spéciaux. Ils emmènent tous les gens qui ne manqueront à personne, tels des orphelins qu’on n’arrive pas à faire adopter, ou des personnes fragiles psychologiquement qui n’ont ni ami ni famille. Ou encore des gens aussi bizarre qu’eux.

Au final, il y a plus d’enfants que d’adultes.

Ils promènent tout ce petit monde dans une sorte de grande caravane en aluminium. On est tous un peu serrés là-dedans, mais on est ensemble. On finit par se faire des amis. Un peu, ou beaucoup.

Un jour, la caravane s’arrête dans une propriété privée. Il y a un bois tout autour. La propriété ressemble à un vieux manoir mal entretenu. Les pierres sont grises, sales, certaines se déboîtent.

Tout de suite, et je suis sûre que je ne suis pas la seule, je pense à des fantômes. A trois fantômes, petits en taille, plutôt ronds, un peu comme Casper. De gentils fantômes.

Dans cette propriété vit la mère de la chef. Habillée en haillon, on dirait une sorcière. Elle a gardé à manger pour sa fille. Pas pour nous. Mais au final, quand on sent et qu’on voit par la fenêtre ce qu’elles mangent, ça ne nous donne pas envie. On mange peu, mais on ne meurt pas de faim. Finalement, manger à l’intérieur de ce manoir, c’est pas mieux.

Après une nuit de repos, on repart sur les routes. La chef a une drôle d’idée. On va aller se montrer au palais royal ! On est samedi, il ne doit pas y avoir grand monde. C’est pour nous amuser. Je trouve ça un peu risqué et surtout osé. Mais on est en groupe, je n’ai pas trop peur.

Le trajet se passe rapidement. Comme l’avais deviné la chef, je ne sais pas comment, les grilles du palais sont ouvertes ! Il est midi, les gardiens doivent être partis déjeuner. L’entrée est immense. On se gare à l’intérieur et on nous fait tous descendre. On va former un grand cercle pour que tout le monde puisse nous voir.

Quand je descends et que je regarde autour du moi, il y en a du monde ! Bien plus que ce que j’aurais cru la caravane capable d’héberger. Avec le monde, les cris des plus petits et la joie des plus grands d’être dans un si beau lieu, des figures apparaissent aux fenêtres du palais. Les gens sont curieux, certains sourient quant à l’idée du spectacle qui va se donner. C’est vrai, on dirait qu’on est une troupe de cirque. Je m’imagine déjà devoir faire un tour de magie. Je réfléchis très vite pour voir ce que je connais et ce que je pourrais bien montrer. Mais quand j’ai l’idée de ce que je vais faire, j’entends la voix d’un petit garçon crier :

–          Je vois des fantômes ! Ils sont trois, ils sont tout petits.

Ça me sort de ma rêverie. Je n’ose pas y croire, après le vieux manoir de la mère de la chef. Au début je ne vois rien, mais plus je me concentre, plus je distingue les silhouettes. Ces petits fantômes, ils sont moches. On dirait des mini trolls. Ils ont de gros yeux, un gros nez, ils font des grimaces. Et on essaie tous de les toucher. Comme par magie, plus on les touche, moins ils sont transparents. D’ici quelques minutes, ils seront tous visibles… ils sont aussi nombreux que nous et nous courent partout sur notre corps.

Rêve du 12 avril 2013. Réveil en sursaut par mon chat Vicky qui saute sur moi pour m’obliger à me lever pour lui donner à manger !