Je voulais vous dire chat !

Notre chat Vicky a bientôt 15 ans, et oui, elle n’a presque plus de dents ! Ha ! Ha !

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Depuis le 15 juin, nous avons de nouveaux amis ronronnant : Minos et Héra, des chatons pleins de vie, de pétillance, d’énergie.

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Vicky connaît un soucis de santé : insuffisance rénale chronique. Avec des hauts (après piqûres mésothérapie) et des bas (15j à 3 semaines après les piqûre), elle continue son petit train de vie avec calme et détermination.

Suite au décès de sa camarade d’enfance, Chouna, le 3 février 2018, Vicky a fait une sorte de dépression. Alors qu’elle ne s’est jamais entendue avec Chouna, son départ lui laisse quand même un grand vide. Elle en avait perdu l’appétit et le goût de vivre.

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Plusieurs fois, j’ai cru que c’était la fin pour Vicky, tellement son état de santé se dégradait : perte de poids, perte d’appétit, vomissements, hypothermie, nœuds dans ses longs poils à tel point nombreux qu’on a finit par la raser à moitié (maladie du poil)…

La décision de lui trouver un nouveau compagnon à quatre pattes ne date pas d’hier. Seulement, je ne voulais pas faire pire que mieux : elle devient « faible » et âgée. Quand je vois comment elle réagit quand des chats du quartier passent par le jardin ou la porte d’entrée vitrée, je ne pouvais pas lui imposer un chat au fort caractère, dominant.

Bref, après avoir attendu longtemps et après plusieurs contacts avec des personnes qui cherchaient une nouvelle famille pour des chats âgés ou chatons abandonnés, deux bébés sont arrivés sur notre chemin.

Certes, cela fait deux nouvelles boules de poils, mais je me suis dit que si Vicky vit encore quelques temps, elle pourra être leur « grand-mère » et si elle part, les chatons seront toujours ensemble, à deux…

Bref, pendant 6 jours, nous avons tenté de maîtriser la situation (rires). Plusieurs pièces de notre maison n’ayant pas de porte, nous avions improvisé, au salon, une barrière comme celle que nous avions fait pour Chouna quand elle a eu son 1er AVC et qu’elle était devenue aveugle : un grand cadre photo en plastique rigide, haut de 80cm, coincé par des bidons d’eau d’un côté et par une grosse valise de l’autre, faisait donc office de mini porte.

 

Avec la tenture pour fermer complètement l’entrée, on s’était dit que cela suffirait… quelle douce illusion ! Héra, la petite dernière, la plus petite, la plus légère a des ressorts sous ses pattes et on lui découvre rapidement une passion pour la grimpette ! Deux jours ! Il lui a suffit de deux jours pour grimper à la tenture, passer sur les bidons d’eau, tenir en équilibre sur bord du cadre photo et passer de l’autre côté.

Bref, ce qu’on voulait éviter, c’étaient non seulement qu’elle tombe dans les escaliers « ouverts » mais aussi qu’elle ne se retrouve museau à museau avec Vicky.

Vicky, pour ne pas la punir, on ne lui interdisait pas l’entrée du salon. Comme à l’époque de Chouna que était aveugle, elle sait très bien se faire comprendre et demander qu’on lui ouvre la « porte » pour entrer ou sortir. C’est ce qu’elle fait d’ailleurs depuis 4 ans que nous sommes ici pour sortir dans le jardin.

Et les 10 premiers jours, dès qu’elle passait la tête et uniquement la tête au salon, elle soufflait et grognait sur les chatons. Sans même les sentir, rien que de les voir, ça ne lui plaisait pas : trop d’énergie, trop de bruit, trop de mouvements ! J’ai finalement acheté un diffuseur de Feliway pour apaiser la tension ambiante…

Le week-end suivant l’arrivée des ces minis boules poils, je me suis attelée à la tâche pour trouver une solution pour « boucher » les escaliers. Des moustiquaires, vendus en rouleaux, sont donc passés par dessus les marches, une sur deux, de façon à protéger les chutes accidentelles.

Dès le départ, Minos a trouvé un hamac improvisé sous l’une des marches dont le moustiquaire n’était pas assez tendu…

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Après une semaine de totale liberté dans la maison, Héra est entrée dans notre chambre, a grimpé sur le meuble pour arriver à la mezzanine (où il y a mon bureau), puis de là, elle est allée sur le petit muret et enfin s’est élancée pour atterrir sur le haut de notre garde-robes.

Quant à Minos, une fois en confiance, lui, est venu dormir sur notre lit. Minos est plus calme, plus câlin, très bavard et surtout très expressif dans son regard et ses discussions ! Héra est turbulente, espiègle, sans peur (elle saute plusieurs marches d’escaliers !). Et malgré ces caractères et comportements différents, c’est Minos qui vendredi soir est tombé des escaliers, de deux demi-étages !! Il a voulu grimper sur les barres latérales et est tombé de trois mètres environ. Plus de peur (et de bruits) que de mal ! Il a été sonné quelques instants puis a roupillé et enfin a continué à jouer avec sa sœur.

Les jours passant, Vicky a commencé à les tolérer dans la maison. Les premiers signes d’acceptation ont été aux moments des repas. Vers la fin juin, ils ont mangé non pas côte à côte, mais tous les trois, au même endroit, éloignés d’une vingtaine de centimètres les uns des autres, un peu moins entre frère et sœur.

 

Depuis le 4 juillet, Minos qui craint un peu plus Vicky que Héra, s’approche davantage de la vieille dame. Quant à cette dernière, elle vient plus volontiers au salon et cesse de se « cacher » au grenier, descendant les escaliers et restant avec nous bien plus souvent qu’avant l’arrivée des petits.

Un jour, alors que je lis un livre au salon, les petits à portée de mes yeux, Héra dormant à moitié dans son panier renversé, à moitié sur le sol, et Minos dans « son » lit-saladier, Vicky arrive. De l’entrée du salon, elle a vu Minos et pas Héra. Elle renifle et sens leurs odeurs. Elle grimpe sur la table où il y a Minos. Elle lui jette à peine un regard et s’occupe à renifler avec vigueur la couverture laissée là à l’intention des bébés. Minos n’a pas bougé de son saladier mais garde les yeux ouverts, car il a déjà reçu une baffe (sans les griffes) de Vicky et n’en souhaite pas d’autres.

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Après avoir bien senti, identifié les odeurs sur la couverture, Vicky s’assied dessus et toise Minos d’un regard pas très sympa. Quarante centimètres les séparent. Je décide de faire des photos pour immortaliser cet instant (enfin !) où ils sont « volontairement » et sans appât de nourriture « ensemble ».

La 3ème photo a été une surprise pour moi : Vicky s’est mise à souffler sur Minos sans qu’il ai bougé la moindre moustache. Après ça, Vicky s’est quand même couchée sur la couverture. Ça a duré deux minutes, puis, elle est repartie !

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Le 5 et 6 juillet, quand Minos rencontre Vicky sur son chemin, dans les escaliers, à la cuisine, il s’aplatit légèrement et tend son cou pour la sentir… Vicky est sage comme une image alors et accepte son museau et le sent en retour, sans aucun grognement ni moindre signe d’agressivité… tant que ça ne s’éternise pas 😂

Mais voilà, le 7 juillet, au petit matin, Vicky est réveillée depuis 4h30 et me demande des câlins (c’est sa façon à elle de me réveiller pour être sûre que je ne vais plus trainer pour lui donner à manger !!). À 5h15, je me lève et comme d’habitude, les petits viennent me saluer à la sortie de la toilette…

Minos veut dire bonjour à Vicky et PAF il reçoit non seulement une baffe, mais même deux, trois, quatre ! Accompagnées de soufflement et grognement ! Là, j’interviens quand même, elle exagère la vieille ! Je caresse Minos et le rassure, je prends le temps de dire bonjour à Héra et je « nie » Vicky.

Quand je prépare les trois gamelles, je ne regarde pas ni ne parle à Vicky, mais bien aux petits.

Après plusieurs jours, les petits ont enfin compris que chacun à sa place pour manger : Vicky la difficile au bout à gauche, Minos le délicat au milieu et Héra la goulue tout à droite.

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C’est toujours périlleux de faire tenir les trois gamelles dans les deux mains, mais je tiens à ce qu’ils soient servis tous en même temps 😁

Vicky grignote comme a son habitude, elle mange un peu puis demande à sortir. Elle reviendra 5 à 10 minutes plus tard pour manger encore un petit peu.

Héra mange de très bon appétit, ne mâchant pas tout le temps, avalant tout rond ses petits morceaux de viande.

Minos, lui, savoure. Il est plus délicat, prend son temps, dépose sa nourriture par terre pour la reprendre après et la mâcher correctement.

Ce matin donc, Vicky ne change pas ses habitudes et quand elle revient du jardin pour entamer la suite de son repas, les chatons sont toujours occupés à manger. Héra a presque tout finit, Minos n’en est qu’à la moitié. Après deux bonnes minutes, Minos délaisse sa gamelle et s’approche de celle de Vicky. Je le prévient qu’il va recevoir des baffes. Je laisse faire, je ne suis pas tout le temps là pour veiller sur eux.

Il s’approche tellement qu’il a presque sa tête contre celle de Vicky. Mais Vicky continue de manger. Vingt secondes plus tard, Minos tend sa patte et tout doucement tapote le front de Vicky !! Je m’attends au pire et cette fois je ne prendrai plus sa défense au petiot ! Mais Vicky lève la tête et… s’en va.

Oui, tout simplement. Elle s’en va ! Et Minos s’occupe de bien nettoyer la gamelle de Vicky 🙂

Je n’en reviens pas. Je ne la comprends pas. Une heure c’est non, puis après, c’est oui…

Alors, il faut savoir que depuis le début où les chatons sont libres de courir dans toute la maison, je restais à côté d’eux durant les repas, car Vicky a un médicament dans sa nourriture. Un nouveau médicament pour ses reins. Mais comme d’habitude, elle accepte tout ce qui est nouveau un temps. Après, elle n’en veut plus. Et comme je préfère qu’elle mange (et qu’elle se « remplume ») plutôt que lui donner son médicament et qu’elle ne mange plus… cela fait trois jours qu’elle n’a plus son médicament, mais qu’elle mange avec appétit !

Bref, tout cette histoire pour vous raconter cette réaction de Vicky ce matin.

Quelques petites photos de tous nos chats…

Minos (surtout) et Héra aiment qu’on les prennent comme un bébé humain, couché sur le dos, on leur caresse la gorge et même le ventre.

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Projet d’écriture : Chouna et les chats

Mardi matin, j’ai terminé d’écrire l’histoire de Chouna, mon petit chat qui est parmi les étoiles à présent. Quand j’ai eu terminé ce 1er jet, j’ai enregistré puis j’ai éteint l’ordinateur, comme si je mettais fin à « ma souffrance » d’avoir revécu les derniers instants de mon chat que j’aimais tant. L’écriture permet de libérer bien des émotions, et comme le dit Béa dans un de ses articles, pleurer est utile et libère plein de choses.

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Je suis à la recherche à présent d’autres témoignages pour partager avec les lecteurs d’autres moments forts entre les chats et les humains.

LAISSEZ-MOI UN MESSAGE en commentaire si vous voulez que je vous recontacte pour votre témoignage.

Grâce à Laurence, j’ai déjà de magnifiques illustrations de ma Chouchoun qui vont s’intégrer à chaque partie du livre.

Je pense que je vais aussi organiser une période de pré-commandes, avec marque-page et dédicace 🙂

Pour rappel, l’entièreté des bénéfices sera reversé à l’association liégeoise Poils et Moustaches.

 

Projet d’écriture : Chouna, un amour de chat

Grâce au défi lancé par Étienne, je me suis promis que d’ici la fin mars, j’aurai terminé l’écriture de l’histoire de Chouna, ma petite chatte devenue étoile le 3 février dernier.

Ce projet d’écriture est venu quand Chouna a eu un « accident » : une thrombose ou un AVC a eu raison de sa vue. Essayant tant bien que mal de lui administrer les médicaments nécessaires pour lui éviter une rechute et ralentir la dégradation générale de son état de santé, j’ai décidé après dix jours de vaines tentatives de la laisser « tranquille », de ne pas m’acharner à lui faire avaler coûte que coûte ses médicaments.  C’est ainsi qu’un jour, la voyant diminuée, je me suis dit que je devais absolument raconter sa vie et le lien particulier qui nous unis…unissait !

Son histoire, sa vie bien que difficile et chahutée ces deux dernières années, a été plutôt tranquille dès le moment où je l’ai adoptée. Le livre que je construit petit à petit va commencer par son histoire, celle-ci devrait remplir un tiers du livre.

Pour raconter d’autres histoires particulières qui unissent ou qui ont unis d’autres chats à leurs amis les humains, un autre tiers du livre sera consacré à des témoignages, à vos témoignages. Vous avez adopté, trouvé un chat ou un chaton (ou plusieurs !) et votre histoire particulière doit être connue, partagée ? Vous avez un lien privilégié, fort, unique avec votre boule de poils ?

–> n’hésitez pas à me contacter !

Entre l’histoire de Chouna, les récits de vos histoires, les mots des vétos et d’autres chapitres, il y aura une illustration qui séparera chaque partie. Derrière ces dessins, derrière l’image de couverture qui pourrait bien être celle-ci, j’ai le plaisir de vous annoncer que Laurence Candido sera ma partenaire dans cette belle aventure.

Après Isabelle qui a illustré mag-nif-iquement « Faire pousser des oiseaux », c’est donc à Laurence que je devrai des milliers de ronrons de remerciements pour sa précieuse, tendre et talentueuse collaboration.

Chouna c'est moi BR

Extrait de sagesse : l’art de ronronner (2)

2ème article consacré à un court extrait de ce livre : Le chat du dalaï-lama et l’art de ronronner, écrit par David Michie. Découvrir ou relire le 1er extrait ici.

« –Je pense parfois que le passé est un endroit dangereux pour y chercher le bonheur (…)

Vous avez raison (…) Les seules fois où nous pouvons éprouver le bonheur, c’est dans le moment présent, l’ici et maintenant. »

 

Extrait de sagesse : l’art de ronronner

Dans les semaines qui viennent, je vais vous transmettre un petit extrait à la fois du magnifique livre que je viens de terminer et dans lequel j’ai encore pris pas mal de notes 🙂

Le chat du dalaï-lama et l’art de ronronner, écrit par David Michie, traduit par Martin Coursol, édité par les éditions Leduc.S.

« Souffrir vient du mot latin porter. Et tandis que la douleur est parfois inévitable, la souffrance ne l’est pas. (…) Nous ressentons bien sûr de la douleur : c’est naturel. Mais quand nous continuons à porter cette douleur, à nous sentir constamment privé de quelque chose, c’est de la souffrance. »

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Chouna, mon chat, me manque. Je porte donc une douleur qui s’appelle souffrance et qui est causée par son absence. Et Vicky, mon autre chat, en souffre aussi…

Seul le temps va apaiser notre chagrin et effacer cette souffrance. L’absence d’un être aimé est une souffrance qu’il faut panser; le temps va nous libérer, les meilleurs souvenirs à garder vont nous permettre de retrouver notre liberté de penser.

Une semaine que tu es partie rejoindre les étoiles…