Polly Shulman : romans jeunesse à lire

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Voici trois livres que mon papa m’a offert pour me féliciter d’avoir retrouvé un autre travail si vite  😉

Des romans jeunesse, pour jeunes adolescents à partir de 10 ans je pense. Mais, pour connaître les origines des personnages et de l’univers de ces livres, je pense qu’ils ne plairont pas qu’à moi, adulte !

J’avoue que j’ai craqué simultanément sur les titres, l’illustration graphique des couvertures et des résumés.

Photos des 4ème de couverture : (clic pour voir et lire en plus grand)

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Lettres à plumes et à poils, lecture

lettres-poilsUn petit livre qui fait sourire et qui donne plein d’idées de lettres à écrire 🙂

Lettres à plumes et à poils, de Philippe Lechermeier et Delphine Perret.

Un renard écrit des lettres très comme il faut à une maman poule. C’est qu’il veut épouser sa belle et tendre fille.

Une fourmi qui adore travailler, mais qui s’ennuie rapidement des tâches toujours identiques, écrit à Reine.

Un escargot est tombé fou amoureux d’une top modèle Limace… son cœur s’emballe pour la belle.

Et d’autres tout aussi adorables… le tout accompagnés de petits croquis à croquer. A grignoter et à partager !

Ce livre a été édité avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste et a reçu le prix de 4 chouettes en 2013.

Jeux de société, mini ludothèque

Après un aperçu de nos livres, voici un aperçu de nos jeux de société… c’est une véritable mini ludothèque que nous avons à la maison 🙂

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Il y en a encore d’autres au sommet de la bibliothèque, dans 2 tiroirs, une autre armoire ainsi que quelques-uns dans les chambres des enfants…

Nous ne jouons pas à tout, tout le temps, mais c’est chouette d’avoir le choix sans sortir de chez soi.

Mon fils va suivre un stage d’une semaine dans une ludothèque : il va pouvoir jouer à bien d’autres jeux durant 5 jours 😉 et moi, je travaille actuellement dans une ludothèque adaptée et itinérante. Autrement dit : les jeux de société, c’est une grande histoire d’amour dans notre famille hihi

Le maître des livres, manga

En allant déposer son livre emprunté pour l’école, à la bibliothèque,  ma fille a tout de suite pensé à moi en voyant ces mangas :

biblio_manga (1)Le maître des livres, de Umiharu Shinohara.

Et elle a bien eu raison ! Je l’en remercie vivement 🙂

Un peu d’entraînement pour moi pour lire ce livre dans le véritable sens des Manga, c’est à dire de droite à gauche. De droite à gauche pour les pages, pour les cases, mais aussi pour les bulles. Oui, ça peut vous paraître logique, mais pour moi qui ai l’habitude de lire dans l’autre sens, cela m’a demandé un petit temps d’adaptation. Court, je vous rassure.

Je viens de lire le tome 1 et je m’apprête à lire le tome 2 et à penser à emprunter les prochains déjà !

Mikoshiba est la première personne a avoir été engagée dans cette bibliothèque privée : « La rose trémière », bibliothèque pour enfants. Il a un caractère plutôt rude et malgré cela, les enfants l’adorent ! Ils ont bien raison de l’apprécier ainsi, car Mikoshiba connaît tous les livres et il a le don de trouver le livre qui plaira à coup sûr à chacun de ses petits visiteurs.

Un jour, un homme d’une trentaine d’années découvre cette bibliothèque tout à fait par hasard et décide d’y entrer davantage par curiosité que par réelle envie de lire un livre « pour bébés ».

Et c’est là qu’intervient Mikoshiba. Au travers de ce bibliothécaire, de différentes petites histoires, on apprend que cette bibliothèque n’est pas réservée qu’aux enfants. De nombreux liens vont se créer et des comportements changer rien qu’en ouvrant le premier livre conseillé par ce Mikoshiba qui est bien plus sympathique qu’on ne le croit !

J’ai toujours pensé que comme pour les animaux que nous adoptons, ce ne sont pas nous qui les choisissons, mais bien eux, les animaux et les livres, qui nous choisissent !

La preuve en image  😉

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Écoute mes lèvres, Jana Novotny Hunter

Titre : écoute mes lèvres
Auteur : Jana Novotny Hunter
Traductrice : Vanessa Rubio

ecoute mes levres_Jana Novotrny HunterCathy est sourde profonde depuis ses 5 ans ; séquelles d’une méningite fulgurante. Depuis cet âge, elle ne parle plus. Sa mère l’a « abandonnée » dans un institut pour sourds, pour son bien.

Aujourd’hui, Cathy a 17 ans et elle a choisi son sujet pour son débat pour l’institut : « Les sourds doivent s’intégrer dans le monde des entendants ». Ce sujet fait l’effet d’une bombe, car si la règle officielle de l’institut est que la communication totale est de mise, deux clans se sont toujours formés dans cette cité de sourds : les signeurs (ceux qui communiquent avec la langue des signes) et les oralistes (ceux qui savent lire sur les lèvres et qui parlent avec leur voix).

Cathy, en dernière année secondaire, va devoir affronter bien des difficultés et surmonter bien des peurs afin d’arriver à faire comprendre à sa meilleure amie qu’elle n’est pas une traitresse parce qu’elle veut retrouver sa voix.

Ce livre, écrit en 2005, aux USA, parle d’un problème que j’ignorais totalement. Je connais, de loin, ce monde du silence (mon tout premier flirt, en 1991, était avec un garçon sourd de naissance avec qui j’ai appris la dactylologie* et à signer certains mots ; puis vers 1994, j’ai eu dans ma classe, un camarade sourd avec qui j’ai beaucoup écrit durant une année, au sein de l’école. Mon papa est sourd d’une oreille depuis plus de 25 ans et, enfin, moi-même j’ai une baisse d’audition suite à mon syndrome de Ménière), mais je ne savais pas qu’au sein même de ce monde, il pouvait exister une telle incompréhension entre les signeurs et les oralisateurs !

L’histoire fait monter la tension, et pour le lecteur, il est très facile de pénétrer dans cet univers particulier, différent et difficile. On suit Cathy et sa meilleure amie, Bee. À la fin de l’année, après l’école, elles devront quitter l’institut et si pour toutes les deux, il est impensable de vivre en-dehors de l’institut, plusieurs éléments vont venir aider Cathy à se dépasser et à oser croire en une vie possible à l’extérieur.

J’ai beaucoup aimé ce livre jeunesse de 190 pages, à l’écriture plus grande que dans les livres de poche. J’ai beaucoup appris sur cette langue et je me demande si, chez nous, en Belgique ou en France, il existe encore cette différence de communication chez les personnes sourdes et malentendantes. Une réflexion qui me pousse à poursuivre l’un des projets que j’ai en tête depuis plusieurs semaines : conter en utilisant la communication totale, c’est-à-dire en oralisant ET en signant.

La langue des signes est arrivée dans ma vie grâce à un garçon et elle revient vers moi aujourd’hui. Pas plus tard que lors de ma dernière formation CAPS, éducation et communication pour la santé, cette langue a, à nouveau, titillé mon envie d’aider des personnes malentendantes. D’abord par une collègue de formation qui étudiait cette langue par curiosité, puis par une association, Surdimobile, qui est venue chez nous durant toute une journée pour nous présenter leur association et le monde des sourds. Après un peu de théorie et d’histoire, nous avons pu nous immerger dans cet univers grâce à un casque anti-bruit mis sur nos oreilles. Les animatrices nous disaient des phrases avec leurs lèvres, sans leur voix, et nous devions lire sur les lèvres et deviner ces phrases. J’ai été une bonne élève, car j’ai presque fait un sans faute ! J’ai été la seule et de loin, à avoir aussi bien réussi cette épreuve. Cela m’a permis de réaliser que je voulais continuer à apprendre cette langue…

Extrait du livre :

« (…) Seules dans le silence, sans amis pour nous aider, loin de la cité des sourds…

Je ne pourrais pas supporter de revivre le supplice que j’ai enduré à l’âge de cinq ans, ce serait trop pour moi.

– Les gens se moquent de nous quand on utilise notre voix, répond Bee en signant furieusement. Je ne suis pas oralisete, je ne parlerai jamais.

– Mais…

Elle a l’air vraiment en colère maintenant.

– Tu ne comprends pas, Cat ? Ou alors tu as oublié ? Les sourds qui essaient de parler sont des traîtres. Ce sont des sourds déguisés en entendants. Ils tournent le dos à la vraie langue de sourds. Les oralistes sont nos ennemis. »

 

* dactylolgie : alphabet qui fait correspondre à chaque lettre une forme de la main. Les sourds s’en servent pour épeler les noms propres, par exemple.