Le maître des livres, manga

En allant déposer son livre emprunté pour l’école, à la bibliothèque,  ma fille a tout de suite pensé à moi en voyant ces mangas :

biblio_manga (1)Le maître des livres, de Umiharu Shinohara.

Et elle a bien eu raison ! Je l’en remercie vivement 🙂

Un peu d’entraînement pour moi pour lire ce livre dans le véritable sens des Manga, c’est à dire de droite à gauche. De droite à gauche pour les pages, pour les cases, mais aussi pour les bulles. Oui, ça peut vous paraître logique, mais pour moi qui ai l’habitude de lire dans l’autre sens, cela m’a demandé un petit temps d’adaptation. Court, je vous rassure.

Je viens de lire le tome 1 et je m’apprête à lire le tome 2 et à penser à emprunter les prochains déjà !

Mikoshiba est la première personne a avoir été engagée dans cette bibliothèque privée : « La rose trémière », bibliothèque pour enfants. Il a un caractère plutôt rude et malgré cela, les enfants l’adorent ! Ils ont bien raison de l’apprécier ainsi, car Mikoshiba connaît tous les livres et il a le don de trouver le livre qui plaira à coup sûr à chacun de ses petits visiteurs.

Un jour, un homme d’une trentaine d’années découvre cette bibliothèque tout à fait par hasard et décide d’y entrer davantage par curiosité que par réelle envie de lire un livre « pour bébés ».

Et c’est là qu’intervient Mikoshiba. Au travers de ce bibliothécaire, de différentes petites histoires, on apprend que cette bibliothèque n’est pas réservée qu’aux enfants. De nombreux liens vont se créer et des comportements changer rien qu’en ouvrant le premier livre conseillé par ce Mikoshiba qui est bien plus sympathique qu’on ne le croit !

J’ai toujours pensé que comme pour les animaux que nous adoptons, ce ne sont pas nous qui les choisissons, mais bien eux, les animaux et les livres, qui nous choisissent !

La preuve en image  😉

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Écoute mes lèvres, Jana Novotny Hunter

Titre : écoute mes lèvres
Auteur : Jana Novotny Hunter
Traductrice : Vanessa Rubio

ecoute mes levres_Jana Novotrny HunterCathy est sourde profonde depuis ses 5 ans ; séquelles d’une méningite fulgurante. Depuis cet âge, elle ne parle plus. Sa mère l’a « abandonnée » dans un institut pour sourds, pour son bien.

Aujourd’hui, Cathy a 17 ans et elle a choisi son sujet pour son débat pour l’institut : « Les sourds doivent s’intégrer dans le monde des entendants ». Ce sujet fait l’effet d’une bombe, car si la règle officielle de l’institut est que la communication totale est de mise, deux clans se sont toujours formés dans cette cité de sourds : les signeurs (ceux qui communiquent avec la langue des signes) et les oralistes (ceux qui savent lire sur les lèvres et qui parlent avec leur voix).

Cathy, en dernière année secondaire, va devoir affronter bien des difficultés et surmonter bien des peurs afin d’arriver à faire comprendre à sa meilleure amie qu’elle n’est pas une traitresse parce qu’elle veut retrouver sa voix.

Ce livre, écrit en 2005, aux USA, parle d’un problème que j’ignorais totalement. Je connais, de loin, ce monde du silence (mon tout premier flirt, en 1991, était avec un garçon sourd de naissance avec qui j’ai appris la dactylologie* et à signer certains mots ; puis vers 1994, j’ai eu dans ma classe, un camarade sourd avec qui j’ai beaucoup écrit durant une année, au sein de l’école. Mon papa est sourd d’une oreille depuis plus de 25 ans et, enfin, moi-même j’ai une baisse d’audition suite à mon syndrome de Ménière), mais je ne savais pas qu’au sein même de ce monde, il pouvait exister une telle incompréhension entre les signeurs et les oralisateurs !

L’histoire fait monter la tension, et pour le lecteur, il est très facile de pénétrer dans cet univers particulier, différent et difficile. On suit Cathy et sa meilleure amie, Bee. À la fin de l’année, après l’école, elles devront quitter l’institut et si pour toutes les deux, il est impensable de vivre en-dehors de l’institut, plusieurs éléments vont venir aider Cathy à se dépasser et à oser croire en une vie possible à l’extérieur.

J’ai beaucoup aimé ce livre jeunesse de 190 pages, à l’écriture plus grande que dans les livres de poche. J’ai beaucoup appris sur cette langue et je me demande si, chez nous, en Belgique ou en France, il existe encore cette différence de communication chez les personnes sourdes et malentendantes. Une réflexion qui me pousse à poursuivre l’un des projets que j’ai en tête depuis plusieurs semaines : conter en utilisant la communication totale, c’est-à-dire en oralisant ET en signant.

La langue des signes est arrivée dans ma vie grâce à un garçon et elle revient vers moi aujourd’hui. Pas plus tard que lors de ma dernière formation CAPS, éducation et communication pour la santé, cette langue a, à nouveau, titillé mon envie d’aider des personnes malentendantes. D’abord par une collègue de formation qui étudiait cette langue par curiosité, puis par une association, Surdimobile, qui est venue chez nous durant toute une journée pour nous présenter leur association et le monde des sourds. Après un peu de théorie et d’histoire, nous avons pu nous immerger dans cet univers grâce à un casque anti-bruit mis sur nos oreilles. Les animatrices nous disaient des phrases avec leurs lèvres, sans leur voix, et nous devions lire sur les lèvres et deviner ces phrases. J’ai été une bonne élève, car j’ai presque fait un sans faute ! J’ai été la seule et de loin, à avoir aussi bien réussi cette épreuve. Cela m’a permis de réaliser que je voulais continuer à apprendre cette langue…

Extrait du livre :

« (…) Seules dans le silence, sans amis pour nous aider, loin de la cité des sourds…

Je ne pourrais pas supporter de revivre le supplice que j’ai enduré à l’âge de cinq ans, ce serait trop pour moi.

– Les gens se moquent de nous quand on utilise notre voix, répond Bee en signant furieusement. Je ne suis pas oralisete, je ne parlerai jamais.

– Mais…

Elle a l’air vraiment en colère maintenant.

– Tu ne comprends pas, Cat ? Ou alors tu as oublié ? Les sourds qui essaient de parler sont des traîtres. Ce sont des sourds déguisés en entendants. Ils tournent le dos à la vraie langue de sourds. Les oralistes sont nos ennemis. »

 

* dactylolgie : alphabet qui fait correspondre à chaque lettre une forme de la main. Les sourds s’en servent pour épeler les noms propres, par exemple.

La préférée, Sylvaine Jaoui

Titre : La préférée
Auteur : Sylvaine Jaoui
Illustratrice : Sibylle Delacroix

La preferee_Sylvaine JaouiEmma a 12 ans et pour aider sa petite sœur autiste, elle déménage à Paris. Alienor a six ans et le moindre bruit trop fort, le moindre changement ou évènement imprévu la met dans tous ses états. Leur maman veut qu’elle soit élevée comme une enfant ordinaire et s’en occupe 24/24h.

Emma, elle, tout ce qu’elle veut, c’est qu’on l’écoute un peu… son rêve risque de ne pas se réaliser, car Alienor occupe toutes les pensées et attention de leur maman.

Court roman très bouleversant. Écrit à la première personne, on suit Emma dans ses difficultés à vivre une vie qui est tout, sauf normale. Heureusement, dans sa nouvelle école, elle se fera vite une amie et puis, finalement, sa famille n’est jamais très loin, même si parfois elle lui donne l’impression qu’elle, Emma, est invisible…

Le thème principal abordé est l’autisme. Un sujet délicat et accessible aux jeunes lecteurs dès 9 ans pour apprendre à connaître les différences. Car des enfants différents, des adultes différents, il y en a partout.

Dans ce court roman, il est surtout question de la relation qui existe entre une fratrie, ici, deux sœurs. Comment une ado vit cette situation au jour le jour. Comment et pourquoi elle se trouve si injustement mise à l’écart dans sa famille, alors qu’elle est normale.

Extrait :

« J’ai posé mes yeux sur Alienor, elle était assise par terre et touchait, en se balançant, les pompons de mes chaussons. Elle regardait en l’air avec ses grands yeux clairs un truc que personne ne voit. Je lui ai souri et comme d’habitude, mon sourire est passé à travers elle, sans la toucher. C’est ça qui est dur avec ma sœur, c’est qu’on dirait que pour elle, la vie, c’est un vieux film projeté sur un drap et qu’elle passe par hasard devant. »

 

 

 

Une année de passée, une nouvelle qui semble belle

25 décembre 2018

Chère Mère Nouvelle Année,

Voilà que tu vas bientôt fêter avec nous ta deux-mille-dix-neuvième année d’existence. Une année s’achève pour faire place à une nouvelle. Tu as pris quelques rides de sagesse et les stigmates de douleur parcourent ta peau comme autant de tatouages qui nous rappellent sans cesse combien la vie est fragile, précieuse et courte.

Ce dernier trimestre a été pour moi très riche tant au niveau personnel que professionnel. Et je souhaite te remercier pour toute cette poussière de bonne humeur, toute cette pluie de bienveillance et tous ces flocons de dynamisme que tu as parsemé sur mon chemin. Sans toi, je n’aurais pu rêver débuter cette nouvelle année sous ce ciel pétillant d’un avenir prometteur.

Alors oui, il y a encore beaucoup de choses à faire, tellement de maladies à soigner, de souffrance à panser, de départ à combler, mais je souhaite voir le côté positif de ta Nouvelle Année pour garder l’énergie nécessaire à aider l’un ou l’autre. Ce ne sera qu’une petite goutte dans l’océan, mais ce sera ma goutte. Une goutte, une autre goutte et encore une autre goutte, ce sont celles-là qui me remplissent d’empathie, de sourire et de bienveillance et que je partage avec toutes les personnes qui me croisent un jour, que leur visite soit courte, longue, régulière, occasionnelle, ou unique.

Début 2019, je commencerai un nouveau travail. Le premier en tant qu’animatrice. Je serai entourée de jeunes et de moins jeunes porteurs d’un handicap. J’égaierai, le temps d’une visite hebdomadaire ou mensuelle, leur journée par des jeux, des échanges, du partage.

Chère Mère Nouvelle Année, puisses-tu entourer tous ceux que j’aime d’un nuage de bonheur, d’un vent de bonne humeur et d’une lumière de santé afin que nous puissions, ensemble, vivre cette nouvelle année, Ta Nouvelle Année, dans la joie, le rire et l’amour.

Merci pour ton écoute, merci pour tes ondes positives.

Merci pour tout le bien que tu fais autour de moi.

30 novembre 2018 : heure des bilans

NaNoWriMo : 25.000 mots pile, ce jour ! Et livre bientôt terminé.

Formation CAPS : animation de près de 3 heures dans une école de devoirs : une réussite totale, tant pour les enfants que pour nous.

Formation contes : ça y est, je pense que j’ai attrapé le virus du conte ! J’A-DO-RE ça 🙂

Job : stage ou CDD 3 mois. Si je n’ai pas l’un, je devrais avoir l’autre (rires). Quoiqu’il en soit, mon objectif professionnel est clair pour moi.

Projet professionnel : « des idées plein la tête », un enthousiasme débordant, une énergie à partager.

Des chiffres et des… rêves

13.885
353 ce matin !
Heureusement que j’avais pris un peu d’avance 🤣
Seuls ceux qui me suivent, me comprendront… Je sens que la journée va être dure pour moi. Très mal et très peu dormi, la faute a des rêves bizarres.

Je crois que j’ai rêvé de toutes les sortes de rêves possibles et imaginables ! J’ai fait un premier rêve où j’ai cru que des ouvriers étaient entrés dans ma maison pour réparer la toilette qui fuit (cherchez pas l’origine, on ne peut plus clair). Puis, je perdais des dents, plein de dents !! Ensuite, je perdais ma fille et mon amoureux au centre ville, à cause du monde, puis je rentrais dans une librairie et en fait, cette librairie avait été prise d’assaut et transformée en hôpital pour accueillir les nombreux blessés et malades touchés par des sortes de zombies-cannibales. Et ce n’est pat terminé. Celui-ci a duré un peu plus longtemps que les autres rêves, il évoluait ce rêve ! J’essayais de trouver un échappatoire ! Après, dans un autre rêve, je ne savais plus respirer (nez bouché), puis j’ai rêvé de ma petite Chouna qui me manque encore toujours aujourd’hui (9 mois qu’elle est partie).

Et d’autres rêves perdus dans les méandres de ma mémoire sélectives ha! ha !