Maïté coiffure, Marie-Aude Murail

Ma fille a 13 ans. Et si elle a bien eu quelques idées de métiers qu’elle voudrait faire plus tard, depuis un an, elle ne sait plus. Elle aime beaucoup de choses, est douée dans plusieurs matières. Elle a encore le temps pour choisir bien sûr…

Et puis mon fils de 11 ans aime ses cheveux longs; il va, contre son gré, deux fois par an chez sa coiffeuse, qui fait partie de la famille. Il ne veut qu’elle, parce qu’elle l’écoute et qu’elle ne coupe pas plus si lui ne veut pas.

Alors, quand j’ai lu le résumé de ce livre dans ma bibliothèque, j’ai pensé à mes deux enfants. J’avoue que j’ai secrètement caressé l’idée que mon fils lise le livre pour l’encourager à aller plus régulièrement chez la coiffeuse, mais… non. (rires). Quant à ma fille, n’en parlons pas… (deuxième rire)

maite_coiffure_MA_MurailLouis a 14 ans et il doit trouver un stage pour une semaine. C’est pour l’école. Oui, mais voilà, Louis n’a aucune idée de ce qu’il veut faire plus tard. Alors quand sa grand-mère lui dit que sa coiffeuse engage des apprentis, il hausse les épaules et dis « pourquoi pas ? ».

Voilà que contre toute attente, Louis adore ! Louis adore et en plus il est doué !

Et dans ce salon, il y a toujours quelque chose qui s’y passe. D’ailleurs, Louis aime tant qu’il va tout faire pour y revenir plus tard, après que le stage soit finit.

Bien sûr, il n’y a pas que Louis que l’on suit… personnage principal, mais autour duquel en gravite bien d’autres. D’autre personnes qui vont désormais faire partie de sa vie, car sa nouvelle famille est ce salon.

J’aime beaucoup la plume de Marie-Aude Murail. Je dirais que c’est une valeur sûre en littérature jeunesse  🙂

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La femme oiseau, conte illustré

Et voici mon deuxième livre sur les contes que j’ai emprunté à la bibliothèque de mon quartier :

La femme oiseau, de Sumiko Yagawa, illustré par Suekichi Akaba et traduit du japonais par Colette Diény. Édition ciconflexe, année 1994 pour la version française.

femme oiseau_conte japonaisIl s’agit ici du même conte de la femme-grue dont j’ai parlé il y a peu (clic). La grosse différence, ici, je trouve est qu’on dit clairement que l’homme préfère l’argent à la santé de son épouse !

Le développement du conte est identique : un homme seul trouve d’abord une grue blessée. Il soigne l’oiseau, lui rend la liberté et quelques temps plus tard, une femme seule frappe à sa porte et demande de l’héberger (ici, elle demande tout de suite de l’épouser). Avec deux bouches à nourrir, ils n’ont pas assez d’argent et la femme se dévoue pour coudre un tissu magnifique que l’homme va vendre en ville. L’homme ne peut pas la voir travailler et bien sûr, au bout de la troisième fois, l’homme « craque » et ouvre la porte tant défendue (un peu comme le conte de barbe bleue et de la pièce interdite, mais on inverse les rôles ^^)

Si ce n’est que dans cette version, quand l’homme vend le deuxième tissu, un voisin vient vers lui avec une proposition pour gagner beaucoup plus d’argent. Et l’homme ne résiste pas longtemps, avide d’être riche et de voir toutes ces belles pièces d’or.

La fin aussi est identique : la femme-grue qui fabrique ce si beau tissu à partir de ses propres plumes s’envole pour toujours…

Si je devais choisir entre ces deux contes illustrés sur le même thème, je préfèrerais le précédent : le secret de la grue blanche  🙂

L’éventail magique, conte illustré

eventail magique_conte japonaisA ma bibliothèque, j’ai découvert le week-end passé 2 magnifiques contes illustrés.

L’éventail magique a été édité en français par l’école des Loisirs, en 1991 ! L’auteur et illustrateur : Keith Baker. Traduit de l’américain par François Lasquin.

Yoshi est un petit garçon. Il habite dans un village au bord de la mer. Yoshi a une passion : la construction. De ses mains, il peut construire tout un tas de choses : des charrettes, des escaliers, des maisons, etc.

Un jour, il découvre un éventail dans la mer ! Un éventail magique qui lui suggère ses prochaines créations. En effet, grâce à cet éventail, Yoshi a de nouvelles idées de constructions.

Jusqu’au jour où il pense qu’il doit construire un pont. Il le construit. Il est grand et solide, mais… mais il cache le soleil et les habitants ne sont pas contents du tout. Malheureusement, peu de temps après, un tsunami arrive et Yoshi n’a pas le temps de détruire le pont. Fort heureusement d’ailleurs, car grâce à cette construction, malgré l’ombre que faisait le pont, c’est celui-ci qui a sauvé tous les habitants.

Ensemble, en gardant le pont, Yoshi et les villageois reconstruisent un nouveau village.

Quel joli conte !

Ensemble, on va toujours plus loin. Même si seul on va plus vite, c’est tellement mieux d’être entouré et encouragé 🙂

Lettres à plumes et à poils, lecture

lettres-poilsUn petit livre qui fait sourire et qui donne plein d’idées de lettres à écrire 🙂

Lettres à plumes et à poils, de Philippe Lechermeier et Delphine Perret.

Un renard écrit des lettres très comme il faut à une maman poule. C’est qu’il veut épouser sa belle et tendre fille.

Une fourmi qui adore travailler, mais qui s’ennuie rapidement des tâches toujours identiques, écrit à Reine.

Un escargot est tombé fou amoureux d’une top modèle Limace… son cœur s’emballe pour la belle.

Et d’autres tout aussi adorables… le tout accompagnés de petits croquis à croquer. A grignoter et à partager !

Ce livre a été édité avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste et a reçu le prix de 4 chouettes en 2013.

Soif de livres, soif d’aventures

J’ai plusieurs bibliothèques, pas spécialement bien rangées, mais ce sont autant de bulles d’oxygène nécessaires à mon évasion et nourrissage intellectuel 🙂

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Les romans, les contes, les documentaires et mon casier PAL (Pile de Livres à Lire)

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Le côté BD, une partie, car une autre se situe en-dessous des livres cités plus haut (on en voit d’ailleurs quelques-unes dans le « dernier étage » du bas), et d’autres sont dans les chambres des enfants et dans le bureau de monsieur.

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Beaucoup de littérature jeunesse… de nature… des livres sur un métier, une vie, etc. Et des albums d’enfants. D’autres sont bien sûr encore dans les chambres des enfants…

Et j’ai encore une autre bibliothèque, plus petite, dans mon bureau, pour tout ce qui touche à l’écriture, aux comptines, à l’ornithologie et aux ateliers d’écriture et de lecture…

Comme je n’ai plus beaucoup de place, ces derniers mois, j’ai lu bien d’autres livres, mais empruntés à des bibliothèques communales de ma région.

Comme un poisson dans l’arbre, roman

comme_un_poissons_dans_un_arbreTitre : Comme un poisson dans l’arbre
Auteur : Lynda Mullaly Hunt
Traductrice : Paola Appelius

Allie a 12 ans et aux yeux de tous, elle est un peu fo-folle. Pas une semaine ne se passe sans qu’elle aille dans le bureau de la directrice. Elle a un secret qu’elle refuse de partager, de dévoiler, car pour elle, son monde s’écroulerait si « ça » se savait.

Si pour certains, elle est idiote, pour d’autres, elle est carrément à l’ouest. Elle ne parvient pas à se faire des amies, car elle change régulièrement d’école à cause du travail de son père, qui est militaire.

Quand son institutrice va bientôt accoucher, sa classe a droit à un remplaçant un peu spécial, car celui-ci s’intéresse à chacun de ses nouveaux élèves et tente par tous les moyens de comprendre leurs difficultés.

Allie est dyslexique. Pour elle, les mots bougent tout le temps et elle est incapable de lire une phrase correctement même si c’est elle qui l’a écrite.

Voici un roman peu ordinaire. La dyslexie est un trouble d’apprentissage qui peut toucher beaucoup de monde et qui, heureusement, aujourd’hui est décelé tôt.

L’héroïne de cette histoire donne une merveilleuse leçon de courage ! Malgré toutes ses difficultés à lire et à écrire, elle aime l’école et elle fait tout pour cacher ce problème.

Au fil de l’histoire, Allie va se lier d’amitié avec un garçon et une fille de sa classe et va se surprendre à adorer ce nouveau professeur. Mais dans ce roman, il y a aussi un autre thème qui est abordé, à savoir le harcèlement et la violence scolaire. Cela a été un vrai plaisir de découvrir toutes les personnalités de ces élèves. On rencontre la fille leader qui mène ses « copines » par le bout du nez et qui impose une certaine crainte, on se prend de tendresse pour ce grand garçon qui ne parle que science-fiction et science, on s’attache forcément à Allie et à son frère, et à des tas d’autres personnages comme ce nouveau professeur.

Tout au long du livre, il y a des comparaisons entre une situation et une autre tout à fait impossible, d’où le titre : comme un poisson dans l’arbre. (cfr extraits plus bas 😉 )

Ce livre existe également dans une édition spéciale pour lecteurs dyslexiques. Je ne l’ai pas avec moi, mais voilà encore un livre que je conseillerais aux enfants en situation de dyslexie … ou non !

Extraits du livre :

(…) Je soupire.

  • Et je ne veux plus jamais t’entendre dire que les gens te détestent, me lance-t-elle. Comment quelqu’un sur cette terre pourrait te détester ?

J’aimerais lui faire comprendre le monde dans lequel je vis. Mais autant expliquer à une baleine à quoi ressemble la vie en forêt.

Quand M. Daniels parle de livres, il me fait penser à Max ou à Oliver. On dirait qu’il est prêt à lancer une fête géante. J’aime quand il raconte l’intrigue. Mais me demander de les lire, ce serait comme de demander à un homard de jouer au tennis.

(…)

  • J’ai une surprise pour vous. Je vous ai apporté à tous un beau cahier tout neuf qui vous servira de journal et dans lequel vous écrirez chaque jour.

Misère ! je préfère encore manger du foin.