Deux contes japonais des éditions nobi nobi !

J’avais eu un coup de cœur pour l’album de Christelle Huet-Gomez, illustré par Ein Lee et paru aux éditions nobi nobi ! ( Le secret de la grue blanche)

Depuis, je cherche d’autres albums de la même collection : Soleil Flottant.

Et j’en ai trouvé deux dans ma bibliothèque de quartier : Le mot qui arrêta la guerre (Audrey Alwett & Ein Lee) et Kotori, le chant du moineau (Samantha Bailly & Shigatsuya)

Les illustrations de ces livres sont magnifiques, comme pour Le secret de la grue blanche, on retrouve pour l’un d’eux la même illustratrice.

Ces deux contes mettent en histoire l’opposition de sentiments et de comportements différents chez les gens. Le bon et le bien finissent toujours par remporter la bataille.

Dans « Le mot qui arrêta la guerre », ce sont deux frères qui vont mettre leur talent en action pour essayer de ne pas faire la guerre. Je retrouve le conte qui me fait vibrer, celui où il est question de plier 1000 grues en papier pour voir se réaliser un vœu ❤. L’origami est le talent du frère le plus âgé, qui a 16 ans, et qui est emmené sous bonne garde pour rejoindre les soldats du daimyô. L’autre talent, celui du plus jeune frère, c’est la calligraphie. L’un et l’autre, ensemble, vont aller jusqu’au bout de leur idée et réaliser ce qu’ils pensent le plus juste. Même s’il aura fallu 3 mots calligraphiés et le pliage de 1000 grues, les garçons ont réussi ! Ensemble.

Kotori, le chant du moineau nous raconte l’histoire d’un vieil homme qui vit dans la campagne japonaise. Un jour, il trouve un moineau blessé, par terre. Il décide de le ramener à la maison pour le soigner. Mais chez lui, son épouse est jalouse de cette arrivée. Aussi quand le moineau picore dans une fécule de riz que la femme avait mis dehors pour faire sécher, celle-ci n’hésite pas à couper la langue du pauvre oiseau. Heureusement, Yûujirô part aussitôt à sa recherche et après avoir dû boire de l’eau sale, il finit par retrouver la créature. Créature, car le moineau n’est autre qu’un esprit de la nature qui peut prendre l’apparence d’un humain. Et pour le remercier de l’avoir soigné, Kotori (qui signifie « petit oiseau ») l’invite à choisir entre 2 malles qui sont des cadeaux pour lui. Il ne peut en choisir qu’une et comme il est vieux et faible, il prend la plus petite. Malgré les trésors reçus, sa femme n’est pas contente et va chercher, de force, l’autre malle plus grande… Bien mal lui en a pris. Heureusement, tout est bien qui finit bien.

Pour moi, ce sont là deux contes qui atterrissent à nouveau directement dans mon cœur. Coup de cœur pour les histoires, mais aussi pour les dessins qui m’emportent sur les terres du Japon, avec une douce bise de magie et de poésie.

Lire aux tout-petits

Lire aux tout-petits est possible dès… la naissance ! Déjà dans le ventre de sa mère, le fœtus entends différents bruits. Ils sont étouffés, mais il est capable de reconnaître les voix, de la musique, un bruit soudain. Comme il est capable de ressentir le stress ou le bien-être de la maman.

Dans le ventre, il reconnaît la musicalité de la voix de sa maman, mais aussi celles de son père ou d’autres, différentes : frères et sœurs, grands-parents, etc. A la naissance, il sera capable de reconnaître l’intonation et la couleur de la voix de sa maman et les autres, extérieures, ne lui seront pas inconnues. Il y aura une certaine familiarité et il se sentira en confiance en entendant à nouveau ces mêmes voix.

Bien sûr, on ne lira pas de la même façon à un nouveau-né, qu’à un bébé de trois, six, douze mois et au-delà. Nouveau-né, il s’éveillera ou s’endormira sur la voix qui lui dit des choses, près de lui, contre lui. Il sera tantôt bercé par la musicalité des mots chuchotés ou parlés à voix normale, chantante, mystérieuse, tantôt, il pourra même reconnaître certains mots, si ceux-ci sont prononcés régulièrement après une action. (s’il a faim, on lui parle, on le rassure, on le fait patienter, puis il peut manger, au sein ou au biberon).

Plus l’enfant grandit, plus d’actions et d’interactions se feront naturellement, en toute simplicité, sans brusquer ni attendre des résultats.

Je vous invite à  lire l’article du site « apprendre à éduquer« , qui donne une dizaine d’exemples, de bonnes raisons, pour lire des livres dès le plus jeune âge.

Dans la bibliothèque de mon quartier, j’ai découvert ce livre très intéressant :

« Tout-petits, déjà lecteurs », de Colette Barbé-Julien. Ce livre date déjà de 2003, mais l’auteur explore et explique beaucoup de pistes encore d’actualité autour de la lecture aux tout-petits.

Avant trois ans, tous les bébés aiment les livres. Il y a des centaines d’activités à faire avec un livre. Le tout est de poursuivre cet accès aux livres au-delà de cet âge. Plus l’enfant sera en contact avec les livres régulièrement, plus vite son vocabulaire s’élargira, ainsi que son imagination et ses interactions sociales. Tous ses sens se développeront également plus vite, sans brusquer, sans forcer, et il aura une envie de lire et d’écrire qui se fera aussi grandissante.

Il ne faut pas tomber dans l’extrême non plus et obliger les enfants à aller vers les livres. Une surstimulation peut aussi provoquer un dégoût. Laissons faire les choses naturellement, sans jamais obliger l’enfant à écouter ou à rester assis ou attentif à la lecture.

Mes prochaines lectures

Voici quelques livres qui sont dans ma bibliothèque, sur l’étagère des livres « encore à lire ». Je n’ai pas tout mis, mais il y a un peu de tout : des romans, de la littérature jeunesse, du bien-être, une trilogie de BD et un manga 🙂

PAL fin dec2019 2020

J’ai commencé « Marraine » en livre numérique. Et d’autres m’ont fait des clins d’œil… mamamia, c’est dur de lire tous les livres qui nous tentent.

Marraine, de Emilie Chevallier Moreux

Marraine, de Émilie Chevallier Moreux
Éditions Noir d’Absinthe

Voici un roman sur les contes revisités que j’ai bien aimé ! Merci AD Martel pour la recommandation, tu as eu raison de penser que cela allait me plaire 🙂

marraine_emilie chevallier moreuxJ’avoue quand même avoir eu un peu de mal avec les chapitres, tantôt au présent (année 2018), tantôt dans les siècles passés. Ce n’est que vers la moitié du livre que j’ai réussi à switcher de l’un à l’autre sans problème. Et une fois que j’ai réussi cette prouesse (pour moi, c’est une prouesse, car généralement, je décroche rapidement), les pages ont défilé à une vitesse vertigineuse. J’ai été touchée par la boulimie de la curiosité, l’envie de savoir, de découvrir ce qui allait se passer pour Marraine.

Conte moderne, il y a tout dans cette histoire pour plaire aux amoureux des contes : des personnages attachants, une histoire d’amour, de la magie, une vilaine méchante, des complots, des mensonges, des intrigues, des coups de théâtre, etc. On retrouve en personnage principal Marraine, fée de son état. Une parmi d’autres, mais elles sont de plus en plus rares au fil du temps. Une gentille fée, une adorable marraine qui sacrifie sa longue vie quasi éternelle pour ses filleuls dont elle a la garde : Riquet, Peau-d’Âne, Cendrillon et Aurore. La méchante n’est autre que la fée Carabosse.

J’ai vraiment aimé découvrir la vie de Marraine, ses espoirs, son travail, ses projets, ses déceptions, ses peurs. J’ai adoré la façon dont est amené la magie au présent. Et j’ai surtout apprécié les versions modernes de la vie des quatre filleuls.

J’ai un peu moins aimé la fin, non pas pour ce qu’elle est, mais parce que j’ai trouvé le personnage principal tellement changé. J’étais soudainement moins attachée à elle.

En fait, à la fin, il y a trois personnages, les plus importants, qui changent de caractère, de comportement et ça m’a un peu déstabilisée.

J’aurais aussi aimé en savoir un peu plus sur le beau et ténébreux nouvel amoureux de Marraine. On lui donne une certaine importance et puis, il n’intervient presque plus. Je réalise que sa créatrice, l’autrice, a peut-être voulu démontrer ainsi que les femmes peuvent être plus fortes, plus importantes que les hommes dans un couple 😉

Malgré cela, ça reste un très bon livre que je relirai avec plaisir. Ou que je lirai à voix haute si l’on m’en fait la demande (sourire, je pense à mon fils).

Manga : Félin pour l’autre, de Wataru Nadatani

felin pour l'autre, 4_mangaFélin pour l’autre, de Wataru Nadatani

4e titre de la série. J’aime toujours autant l’histoire qui est racontée dans ce manga. Les expressions des personnages sont toujours exagérées, mais les infos qui circulent dans ces pages dessinées sont extras ! Fidèles, justes, réelles.

C’est pourquoi j’ai un peu insisté auprès de mon fils afin qu’il lise le premier tome. Il a du mal à lire « à l’envers », mais il aime tellement les chats et l’humour dans les BD, que je suis sûre et certaine que cette série est faite pour lui 🙂

Par exemples :

  • les chats, une fois qu’ils sont castrés/stérilisés ont tendance à prendre du poids. Parfois, il est nécessaire de leur imposer une diète ou plutôt de revoir le menu des repas qu’on leur donne afin qu’ils ne développent pas de maladie liées à leur obésité. Mais on ne s’improvise pas diététicien pour chats n’importe quand, n’importe comment…
  • quand on décide d’adopter un animal, on devrait pouvoir aussi avoir une période d’essai, sous contrat, afin de laisser le temps et à l’animal et aux humains de voir si le compagnon à quatre pattes est bien dans son nouveau foyer. En effet, ce n’est pas parce que « nous » avons décidé d’adopter, de sauver, d’acheter un compagnon que celui-ci va automatiquement être heureux chez nous. Surtout s’il y a déjà d’autres animaux à la maison…
  • les chats sont de véritables éponges d’émotion. Ils sentent si vous avez peur, êtes stressé, si vous êtes malades, etc.

 

Signes et autres coïncidences sur mon Nano et les contes

Ce matin, il était très tôt quand j’ai écrit pour le Nanowrimo.

Comme hier, quand j’ai eu fini d’écrire, j’étais heureuse, car en deux heures, j’ai pu écrire un conte et celui-ci me plaît beaucoup.

Dans les jeux d’écriture et propositions d’écriture lues dans le livre « écrire des contes, 200 propositions d’écriture » de Mireille Pochard, j’ai fait mon choix.

J’ai composé en octobre le menu de contes que je voulais écrire, imaginer, transformer…

Ce jour, à ce menu, c’était :

Trouver une autre fin pour la chèvre de Monsieur Seguin. Parce ce que oui, j’aime les fins qui finissent bien et ici, Blanquette meurt dévorée par le loup.

Dans ma propre histoire, ma fin, mon conte, Blanquette ne meurt pas. Non ! Et le loup non plus d’ailleurs…

Grâce à mon petit week-end de formation sur les contes, j’ai eu de quoi travailler sur cette belle et triste histoire.

Et quand ce matin, je vois ce livre dans une brocante près de chez moi, je n’ai pas hésité une seule seconde à l’acheter. C’etait un signe pour moi.

J’adore trouver des albums sur des contes avec de magnifiques illustrations.

Alphonse Daudet présente La chèvre de Monsieur Seguin. Les aquarelles sont de Janicotte. Livre publié aux éditions Casterman, en Belgique, en 1966.