Manga et jeu de rôle !

Ma fille devait cet été participer à un stage de jeu de rôle. Malheureusement, celui-ci a été annulé faute de participants. Alors pour la « consoler », je me suis mise à étudier ce jeu particulier. Je lui ai offert, un peu en avance, pour son anniversaire la boîte « Pathfinder, le jeu de rôle, boîte d’initiation », ainsi qu’un manga « Gloutons & Dragons », le 1er tome.

pathfinder_boite initiationPunaise, quelle affaire ! Ce n’est, pour moi, vraiment pas évident, mais j’arrive petit à petit à rentrer dans cet univers particulier ! Après avoir joué à une « aventure solo » inclue dans le livret « manuel du héros » et avoir testé le début d’une aventure avec le « guide du maître », je me suis décidée à écrire l’histoire un peu à la façon de l’aventure solo et grâce au support de ce guide. Je suis bien sûr le maître du jeu, c’est moi qui joue tous les méchants et qui annonce les pièges, les combats, les sauvetages, les catastrophes, les accidents.

Nous avons déjà chez nous le jeu de rôle du Donjon de Naheulbeuk. Je n’ai jamais été maître du jeu, car je préférais jouer et entendre me dire ce que je dois faire pour avancer dans cette aventure. Mais nous y jouons tous depuis plus de 3 ans et c’est toujours très marrant (ça dure +/- 1h30 à 2h).

J’ai promis à ma fille d’avoir fini d’écrire l’histoire de Pathfinder pour son anniversaire, pour que nous puissions y jouer ensemble. J’en suis au chapitre 7, sur 10. Et il me reste moins de dix jours. En sachant que je mets une bonne heure pour écrire un chapitre, ça va, je devrais avoir le temps de relire, mettre en page avec des petites images adhoc, imprimer pour être fin prête 😉

Je ne suis pas obligée d’écrire, mais c’est comme pour raconter une histoire oralement, il faut d’abord que je m’imprègne des mots lus avant de pouvoir me sentir à l’aise et jouer mon rôle du mieux que je le peux. Et puis, ça me fait aussi un bon exercice d’écriture, je n’ai jamais écrit une histoire de jeu de rôles, et cela m’amuse de faire ça un peu à la manière d’un livre dont vous êtes le héros. Pour commencer, bien sûr, après, une fois que chacun d’entre nous saurons rentrer dans la peau des personnages, les joueurs et moi-même en tant que maître du jeu, serons plus authentique, plus vrai, moins hésitants. On osera avancer et faire des actions sans regarder tout le temps dans les livres les règles du jeu.

manga_gloutons et dragons (1)Et en attendant, ma fille a lu d’une traite le manga « Gloutons & Dragons ». Dont voici le résumé et des photos de la couverture qui, à elle seule, très humoristique 🙂

« Votre équipe d’aventuriers affamés se retrouve privée de provisions en plein exploration d’un donjon infesté de monstres. Dépêchez-vous ! L’un de vos compagnons vient d’être dévoré par un dragon. Quand le monstre l’aura entièrement digéré, vous ne pourrez plus le ressusciter ! Et si la réponse était là, sous vos yeux ? Pleine de griffes ou de crocs, de poils ou d’écailles, de tentacules ou de pinces… mais appétissante, non ?
Gloutons & Dragons, le manga qui invente la gastronomic fantasy ! « 

 

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Conte détourné en préparation

Premier jour de travail avec Christian Schaubroeck. Il apprend à notre petit groupe comment détourner un conte à l’hôtel Les Roses, à Libin.

La veille de ce stage d’écriture, dans le jardin, j’ai trouvé une plume de rapace. J’avais pu entendre l’oiseau crier, mais je ne l’avais point vu. C’est quand je me suis levée du transat, une heure plus tard, que je l’ai trouvée… Elle m’attendais, moi. Elle était pour moi ! Il n’y avait personne d’autre dans le jardin… J’ai su que c’était là un signe, que dans mon conte, il allait y avoir un oiseau. Pour ceux et celles qui me connaissent, ils doivent se dire que ce n’est pas extraordinaire, étant donné que j’adore observer les oiseaux, mais pour cette formation, j’avais pris une dizaine de livres et recueils de contes que j’aimais, et je n’avais encore aucune idée du conte que j’allais utiliser pour le retravailler, le réécrire.

J’avais quand même préparer une petite liste de contes que j’avais lu récemment, parmi ceux-ci, il y avait :

  • Deux tigres en colère
  • Le renard rusé
  • Les trois cochons
  • Le petite indien et l’érable
  • La reine queue
  • Le secret des bêtes
  • Le lion, la pie et la fourmi,
  • Hans, mon hérisson
  • Le tigre et le chat

De fait, il n’y a que des … animaux ! Je ne vais pas me voiler la face, je sais que j’écris mieux avec des personnages ou des quêtes où il y a des animaux.

J’ai dans la tête, depuis longtemps, de prendre un personnage secondaire ou important mais qui n’est pas le principal, d’un conte connu et de lui faire vivre une véritable aventure rien que pour lui, rien qu’à lui. Comme le lapin d’Alice au pays des merveilles par exemple, ou le crocodile « Tic Tac » de Peter Pan, etc.

Revenons à nos moutons  🙂 pour cet atelier d’écriture de conte détourné, j’ai eu dix minutes pour choisir mon conte.

10 minutes.

C’est court et long à la fois… surtout quand j’ai dû aller chercher mes livres qui étaient dans ma chambre ha! ha!

Bon, vous avez deviné lequel j’ai choisi ?

Non ? Allez, c’est simple pourtant.

J’ai parlé d’une plume…

Oui ! Bravo, j’ai en effet choisi « Le lion, la pie et la fourmi »… Qui, pour vous dire la vérité vraie, était en première position sur ma liste, mais j’ai mélangé les titres ici, pour le principe 🙂

Ce conte, je l’ai trouvé dans le livre des contes de France… livre que j’ai trouvé dans ma boîte à lire de mon quartier !! Si tout ça ne sont pas des signes… je n’y comprends rien (éclat de rires).

Bref, j’ai choisi de garder la trame générale de ce conte, en changeant les personnages et la plupart des passages.

Christian nous a donné des pistes pour commencer : faire des fiches pour les personnages et pour les lieux… moi qui ne fais JAMAIS de liste, ici, je me suis obligée à écrire toute la formation durant avec mon stylo-plume, et donc, de fait, à développer mes fiches.

Et vous savez quoi ? J’ai adoré !! Toutes les images prenaient naissances dans mon imagination, des passages, des bruits, des couleurs, des moments clés… Durant une bonne heure je crois, j’ai écouté ma petite voix me présenter mes personnages. Elle était douce ma voix, calme et à la fois excitée.

Après une nuit plutôt courte, due à la soirée prolongée passée avec le groupe bien sympathique, je me suis réveillée presque à la même heure que d’habitude : 6h15 ! soit une demi-heure plus tard que d’ordinaire. Et là, j’ai eu envie de poursuivre, de détailler mes fiches, mes personnages. Hop, grâce à mon ordinateur et au Wi-Fi, je fais des recherches sur « comment bien décrire une forêt », car c’est là qu’est l’un de mes principales faiblesses d’écriture : les détails de lieux, d’ambiance, des personnages.

Grâce à cette matinée calme, j’ai mon conte qui se forme petit à petit dans ma tête… j’ai hâte de l’écrire (sauf que mes doigts ont mal à force d’écrire avec le stylo-plume ha! ha!), les pauvres, ils n’étaient plus habitués à être si serrés pour écrire.

Une petite photo pêle-mêle avec ce début d’histoire qui me titille les doigts et qui chatouille mes oreilles, autant que ma langue… car ce conte que je vais réécrire, je vais le raconter ce week-end !

conte détourné Libin Christian 082018

Dans le ventre du Kraken (5 et fin)

Un peu plus loin, j’entends des voix. Inès a récupéré le chat et elle l’a soigné. Il a grandi et sa couleur de pelage est devenue noir. Ses gros yeux globuleux sont devenus normaux, mais les oreilles sont restées grandes. Je préfère ce chat-là.

Je dis aux filles : « Sortons du ventre de ce Kraken. »

***

Ha ! J’ai oublié de vous dire comment préparer le glouteron pour soigner l’épaule du chat.

Il faut mâcher les racines jusqu’à ce que ça devienne une pâte molle. Ensuite, il faut la mettre sur la blessure. Pour terminer, il faut continuer à faire ça pendant plusieurs jours.

Quelques jours plus tard…

Notre chat mystérieux est guéri !

MISSION ACCOMPLIE

***

Youpie, c’est facile ! Mais que se passe-t-il ? Ce n’est pas possible, le chat bizarre se transforme en mignon petit chaton. Et il n’est plus blessé ! Quand je veux le serrer dans mes bras, POUF, il disparaît !

Ce n’est pas grave, notre mission est accomplie. Nous repartons le cœur léger.

 

FIN

Dans le ventre du Kraken (4)

Une lumière me réveille tout à coup, et je vois un appareil photo. Il est petit et noir. Il ne cesse de faire des flashs, alors je veux le prendre pour l’arrêter, mais il disparaît !

Je me dis qu’il serait bien temps de rattraper Angie et Inès. Alors, je me mets à courir.

***

Je prends le chat dans mes bras et nous reprenons notre marche pour chercher cette plante. Tout à coup, Max, encore fatigué, trébuche sur un appareil photo ! Je demande à Inès de ramasser cet objet, car elle s’y connaît mieux que moi dans la manipulation de ces appareils magiques.

On descend dans l’estomac du Kraken, là où il y a plus de chance de trouver du glouteron.

Sur le chemin, Inès voit une belle fleur. Elle essaie de la prendre en photo, mais elle arrive sur le Menu de l’appareil ! Elle veut quitter en appuyant sur le bouton Menu, et CLIC, l’appareil prend une photo ! Elle veut zoomer sur la photo, mais elle arrive sur la galerie. Elle appuie sur le bouton pour rétrécir le point de vue, et comme elle l’a compris, la première photo s’agrandit.

Et c’est là, sur cette photo, que je vois le glouteron en second plan. Je la cueille, la donne au chat blessé.

***

Angie prend l’étrange chat dans ses bras. Tout d’un coup, je découvre un appareil photo magique. Heureusement que je sais comment ça fonctionne. J’immortalise le chat mystérieux, et là grâce à la photo, l’appareil dit comment il faut soigner l’animal.

Mélangez une goutte de sang du chat blessé et une goutte de sang du Kraken dans un petit récipient. Secouez la fiole et verser ça sur la blessure du chat.

Dans le ventre du Kraken (3)

Je regarde partout et je vois un minuscule chaton derrière le tout petit cerveau du Kraken. Il est bizarre avec de gros yeux globuleux et de longues oreilles pointues. Je vois qu’il a une patte tordue. Je n’aime pas ça, alors je recule.

Je sors de cette pièce et je referme la porte jaune.

Je me rendors sur le poisson pour oublier cette histoire de chat.

***

Dans ce crâne, il fait très lumineux. Tout à coup, une étrange créature apparaît devant nous. Elle ressemble à un chat. Ce mystérieux chat est grand, il a une carrure robuste, son pelage est blanc, gris et noir, ses yeux lancent des éclairs, il a 24 queues, d’immenses moustaches et d’énormes griffes aux bouts de ses puissantes pattes musclées.

Inès, Max et moi on voit tout de suite qu’il a une morsure de rat sur une épaule. Comme je lis des histoires de chats, je sais immédiatement que le glouteron peut soigner cette blessure. Mais où en trouver ici ?

Le glouteron est une plante qui pousse la plupart du temps près de la rivière ou dans la forêt. Comme on est dans le ventre d’un Kraken, il n’y a pas de forêt, ni de rivière.

***

Nous nous dirigeons vers le cri. Alors, nous avançons et nous trouvons un chat blessé, c’est lui qui crie ainsi. Comme nous aimons tous les animaux, des plus étranges aux plus effrayants, nous décidons de rester avec lui et de l’aider. Cela n’empêche pas que c’est un chat étrange, car il a trois têtes : celle de droite a seulement un nez, celle du milieu a seulement des yeux et celle de gauche a une bouche et des oreilles. Il est tout rosé, sans poils. Mais ce qui m’intrigue le plus, c’est sa queue en tir-bouchon.

 

Dans le ventre du Kraken (2)

Je me réveille, car j’ai entendu un bruit bizarre. Je ne vois plus Angie ni Inès, mais devant moi, il y a une grande porte jaune. Je l’ouvre et derrière il y a un tout petit cerveau de 3 à 4 centimètres.

Je me dis : « C’est ça le cerveau du Kraken ? Cette petite boule ? ».

Je m’approche du cerveau et j’entends un miaulement !

***

Je décide de continuer malgré tout, quand tout à coup, une porte s’ouvre ; j’ai dû marcher sur le bouton déclencheur. Mais dois-je prévenir les autres, même si je suis persuadée que ce passage ne conduit sans doute à rien ? À moins que cette porte mène à la sortie du Kraken ?

Je décide de prévenir les autres. Derrière cette porte, se trouve un passage mystérieux. Il fait sombre, lugubre et c’est rempli de rats, de chauve-souris, de serpents et surtout,… surtout d’araignées. Il y a plein d’araignées, tant qu’on ne distingue même plus le sol !

Malgré tout ça, on avance doucement, lentement, on avance.

Nulle torche en vue, rien, niet, nada.

Il fait humide. Du liquide coule du plafond.

Max, Inès et moi, on marche encore et toujours. On voit enfin de la lumière, on va pouvoir sortir du tunnel ou plutôt de ce passage secret. On débouche… dans le crâne du Kraken !

***

Tout d’un coup, Angie, Max et moi découvrons un peu plus loin un escalier en colimaçon tout en pierre. Celui-ci monte et descend ! Nous décidons de monter et nous arrivons directement dans le cœur tout gluant du Kraken. Celui-ci bat tellement fort qu’il faut se boucher les oreilles à l’aide de petits microbes tout moelleux.

Nous avançons prudemment et entendons un cri !

Dans le ventre du Kraken (1)

Dans le ventre du Kraken, introduction