Rédaction créative, mythe, escargot

Tout est dans le titre 🙂 Je suis occupée à corriger mon premier texte et ma première nouvelle écrite dans le cadre de mon cours de rédaction créative (CFD).

Le thème : un mythe. Aucune autre contrainte. Je me suis fixée moi-même un objectif supplémentaire : il doit y avoir un animal comme personnage principal.

Après une première lecture, avis et conseils d’un ami, j’ai envoyé le texte à ma professeure : Mahalia De Smedt. Suite à son retour, je retravaille tout cela et je vais tâcher de dessiner mon héros afin de donner plus de poids et de détails à mon histoire.

Une bonne nouvelle : je suis bien dans le thème, ouf ! Je pensais avoir glissé à côté…

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Images de Pixabay, c’est super, c’est libre et gratuit ! Merci Pixabay 😉

 

 

 

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Cold turkey writer, c’est quoi ce truc ?

Suite à un article de Katia Lanero Zamora (auteure et voisine aux multiples talents) paru sur son site et partagé sur Facebook, je me suis souvenue que j’avais installée le petit logiciel Cold turkey writer il y a quelques petits mois.

Katia, comme moi et comme tant d’autres, avons une dent contre l’ordinateur, Internet et les réseaux sociaux. Cela bouffe notre temps à une Vitesse phénoménale ! Et quand on veut écrire et qu’on a le malheur d’être connecté à Internet ou d’avoir Facebook, Twitter, Linkedin en « bruit de fond »,  notre concentration est vite absorbée par autre chose que par notre texte. Je sais, vous allez me dire qu’il suffit d’une dose de bon vouloir, de ne pas ouvrir la toile virtuelle, etc. mais ce n’est pas si évident que cela y paraît.

Elle, elle a choisi cette « petite » machine à écrire particulière – qui coûte relativement cher – pour l’aider à se concentrer et moi je me suis souvenue de mon petit logiciel gratuit. Mais qu’est-ce donc que ça ?

Cold turkey writer m’oblige à écrire, sur ordinateur certes, mais sur une feuille blanche de chez blanche. Pas de mise en page possible, pas de barre d’outils habituelle, pas d’accès à l’heure, ni à Internet, ni même à autre chose qui se trouverait sur mon pc. Quand j’ouvre ce logiciel, j’introduis ma demande : X nombre de mots ou X minutes d’écriture. Une fois que je valide ma demande, je suis complètement bloquée, je ne sais rien faire d’autre sur mon ordinateur jusqu’à ce que j’ai atteint mon objectif ! Je vois ma progression en haut de ma page, et c’est tout.

Grâce à ce petit logiciel, j’avais commencé mon adaptation de Hermione-ma-hérissonne. Et dimanche matin, j’ai enfin réussi à écrire un nouveau texte qui n’a rien à voir avec ma recherche d’emploi, ou avec un devoir de mon cours de rédaction créative. Je m’étais fixée comme objectif 500 mots et malgré un démarrage difficile, je n’ai pas abandonné et au bout d’une petite demi-heure, j’ai réussi à atteindre les 546 mots ! Ma petite histoire n’est pas terminée, loin de là, mais c’est un début prometteur qui me donne envie de me replonger dans l’écriture, comme avant.

Certains sont en plein dans le NaNoWriMo (écrire 50.000 mots entre le 1er le 31 novembre), moi je suis dans main dans la patte avec ma dinde froide qui écrit ha! ha!

Cet éditeur de texte qui supprime toute forme de distraction est téléchargeable ici.

 

Détournement de conte : Hans-mon-hérisson (5 et fin)

Le prince devait quand même se forcer à ne pas prendre ses jambes à son cou. Aussi, après le festin du soir, quand Hermione lui demanda de lui faire couler un bon bain chaud, il obéit bien vite, trop soulagé de ne pas devoir la toucher tout de suite.

— Demande à tes gardes de préparer un bon feu et de le maintenir bien vif avec de belles flammes. Vois-tu, le bain va me permettre de me débarrasser de ma peau de hérisson. L’eau chaude va décoller ma première peau et il te faudra me peler un peu comme tu le fais avec une orange. Une fois que tu auras fait ça, il faudra que tes gardes s’emparent le plus vite possible de ma peau de hérisson et qu’ils la fassent brûler dans le feu. Ils ne pourront s’en aller qu’une fois tous mes picots brûlés.

Le prince un peu impressionné, mais surtout très intrigué par ces propos, ne contredit pas la créature. Après avoir appelé ses gardes et donné ses instructions, du bout des doigts, il aida Hermione à plonger dans le bain chaud. Une étrange fumée boisée s’échappa de la baignoire. Le parfum de la forêt empli toute la pièce. Le prince ne pouvait rien distinguer au travers du brouillard, mais il se demanda quand même s’il serait capable d’éplucher la peau du hérisson… La réponse se faisait attendre. Il ne parvenait pas à détacher son regard du brouillard, essayant vainement d’y voir au travers. Quelques minutes plus tard, Hermione sorti de la baignoire et apparut toujours vêtue de ses picots. Néanmoins ceux-ci retombaient mollement sur son corps, de sorte que lorsque le prince en toucha un, il ne se fit pas mal. Hermione lui tourna le dos et souleva sa longue chevelure noisette.

— Tu peux commencer par-ici, lui dit-elle presque en chuchotant, pointant son index sur sa nuque.

Tremblant comme une feuille, le prince toucha l’endroit pointé du doigt. C’était chaud, encore recouvert de poils, et cela lui semblait doux au toucher, tous les picots étaient comme au repos, couchés, allongés, inoffensifs.

Tandis que le prince éplucha la peau hérisson, Hermione frotta son visage avec ses deux mains. La peau tomba à terre, en trois morceaux. Les gardes, aussitôt, s’en emparèrent et la brûlèrent.

Le prince tendit un peignoir, non sans quitter du regard le dos lisse, dépourvu de poils et de picots de la jeune femme qui se tenait là, devant lui.

Hermione enfila le vêtement, contente de sentir un peu de douceur sur sa nouvelle peau nue et froide. Puis, elle se retourna, tête baissée, n’osant pas lever ses yeux vers le prince.

Sans son dos de picots, Hermione paraissait plus grande. Toute brune de peau, Hermione était métamorphosée. Le prince prit son menton et leva sa tête, en douceur, pour découvrir qu’elle avait gardé ses yeux bruns et ses cheveux noisettes.

À partir de ce moment-là, ils ne se quittèrent plus et le prince ne se lassa pas de la dévorer des yeux, tellement elle était belle.

Le prince et Hermione se marièrent ; les noces furent célébrées lors d’une grande fête. Ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants et … quelques hérissons !


Avez-vous aimé ma version de ce conte ? Personnellement, je la trouve un peu trop longue, c’est que je suis bavarde en écriture 🙂

Lire mon texte dans son entièreté.

Détournement de conte : Hans-mon-hérisson (4)

(partie 1)
(partie 2)
(partie 3)

Hermione-ma-Hérissonne trouva le temps long, malgré la compagnie de ses animaux. Après quelques semaines de solitude, elle décida de retourner à son village pour vendre ses recettes de cuisine et laisser ses chèvres et son ânesse à ses parents. A califourchon sur sa poule, elle fit le tour des petites maisons de son ancien village. Tout ce qu’elle pu vendre, était son lait de chèvre, léger et digeste. Le reste de ses recettes, avec des filets de limaces et de la bave d’escargots, n’intéressait personne.

Son père qui craignait la voir revenir pour de bon, lui demanda s’il devait changer les fers de sa poule.

— Oui, merci bien, car je repars aussitôt, et cette fois-ci ce sera pour un long, un très long voyage.

Avec ces maigres ventes que lui avait rapporté son lait de chèvre, Hermione-ma-Hérissonne s’en alla en direction du royaume vers lequel elle avait dirigé le premier roi perdu, voilà déjà bien très longtemps. Trop longtemps, car elle n’a vu personne pour combler sa solitude depuis.

L’accueil fut horrible, car le roi ordonna à ses gardes de tuer quiconque s’approchait du château avec un museau de hérisson ! Heureusement, Hermione dirigea sa poule vers les hauteurs et passa au-dessus des flèches et de tous les soldats armés. Elle atterrit dans la cour du château, à deux pas du fils du roi, tout surpris et horrifié par ce qui le menaçait.

— Roi, dis à tes gardes de me laisser en paix et que ton fils vienne avec moi comme tu me l’avais promis ! Tu as menti et tu as triché. Tu dois être puni ! dit Hermione d’une voix ferme en menaçant le prince de ses piquots pointés vers lui.

Le roi n’eut d’autre choix que d’obéir cette fois-ci. Il laissa son fils partir avec la créature et pleura sur son mauvais comportement.

En chemin, Hermione-ma-Hérissonne arrêta sa poule au-dessus d’un buisson d’orties.

— Saute, commanda-t-elle au prince.

Le prince sauta et la jeune créature s’amusa de la situation. Une fois que le prince a été suffisamment piqué par les orties et que son visage, ses bras et ses mains étaient tout boursouflés, gonflés, Hermione-ma-Hérissonne exigea que le prince s’occupa de ses picots.

— Tu vois les boules blanches sur mon dos ? Ce sont des tiques. Elles me grattent et ça me démange terriblement ! Enlève-les toutes, une à la fois, sans leur arracher la tête. C’est un travail minutieux, de patience et de précision ! Quand tu auras fini, je n’aurai plus besoin de toi et tu pourras retourner pleurer chez ton papa !

Le prince d’abord soulagé d’entendre cela, ne s’attendait pas à une tâche aussi difficile, pénible et douloureuse pour lui. Pour attraper les vilaines bestioles, il s’écorcha les doigts et les mains à plusieurs endroits. Et dès qu’il parvenait à enlever un insecte, le dos d’Hermione se mettait à trembler et les picots se resserraient et pénétraient dans ses doigts déjà tout abîmés. Enfin, quand il déposa la 37ᵉ et dernière tique sur le sol forestier et qu’Hermione l’écrasa sous son pied, le prince fut chassé de la forêt et il pu regagner son château, tout griffé, tout boursouflé et humilié pour le restant de ses jours.

Après avoir infligé cette punition au fils du premier roi, complice de son père de ne pas être venu l’aider plus tôt dans cette tâche, Hermione-ma-Hérissonne s’en alla trouver le second château. Elle ne voulait plus être seule et était déterminée à trouver le grand amour.

L’accueil au second royaume fut merveilleux. Le roi avait en effet donné ordre de bien recevoir la personne qui viendrait chevauchée sur une poule et qui ressemblerait à Hermione-ma-Hérissonne. De fait, la jeune Hermione fut reçue avec des applaudissements et une haie d’honneur jusqu’à la porte du château !

C’est dans ces conditions qu’Hermione-ma-Hérissonne arriva devant le prince. Celui-ci d’abord choqué par l’apparence aussi repoussante de la jeune femme se rappela qu’il avait donné sa promesse à son père. « Après tout, se disait-il, elle a sauvé mon père et sa suite, sans elle, ils seraient sans doute morts de faim dans la forêt. » Et il accompagna volontiers Hermione dans ses quartiers privés du château.

(à suivre)

Roald Dahl « me parle de magie »

« Si vous ne croyez pas en la magie, vous ne la trouverez jamais »

A peine ai-je écrit la citation de cet auteur que j’aime beaucoup, que mon ordinateur a planté !! Véridique, preuve à l’appui grâce à la photo que j’ai pu faire illico-presto.

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J’y vois assurément un lien ! Pas vous ?

Plus tôt ce week-end, je disais à une personne qui n’a pas trop le moral qu’il faut continuer à rêver, à croire que la vie peut encore nous réserver de belles surprises, malgré tous les problèmes que l’on peut rencontrer sur notre chemin.

Moi, je m’évade beaucoup dans les livres, dans ceux que je lis et parfois, dans ceux que j’écris. J’ai gardé une âme d’enfance, j’aime me perdre dans les histoires où la magie existe, où les animaux parlent, où l’on peut trouver une solution à tous les problèmes, et où les fins sont des happy end 🙂

C’est ainsi, dans ma nouvelle farde de rédaction créative, que je m’arrête à la page 178; la magie commence par la citation de Roald Dahl… et cela me donne l’inspiration nécessaire pour me plonger dans l’écriture d’un conte, d’un mythe ou d’une légende…

Grâce à ma maman que je remercie au passage, j’ai trouvé une belle image que j’aime beaucoup sur le site de Pixabay

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Détournement de conte : Hans-mon-hérisson (3)

(partie 1)
(partie 2)

Le fumet de sa cuisine passa entre les arbres et arriva un jour au nez d’un roi perdu. Sur son cheval, le roi énervé de s’être égaré dans cette forêt immense envoya un membre de sa suite en avant pour qu’il aille trouver l’origine de cette délicieuse odeur.

— Et si tu trouves d’où ça vient, demande-lui le chemin le plus court pour rentrer au royaume.

L’écuyer trouva rapidement la source de cette odeur et il fut étonné de voir ce hérisson à moitié humain sur le dos d’une poule perchée au sommet d’un arbre.

— Heu, excusez-moi jeune animal, jeune fille ou je ne sais pas quoi, pourriez-vous me montrer le chemin pour regagner le royaume ?

Hermione-ma-Hérisonne se lécha les doigts, descendit de son arbre et confia à l’écuyer qu’elle voulait bien montrer le chemin à son roi à condition que celui-ci lui fasse la promesse de lui envoyer la première personne qu’il rencontrera quand il passera dans sa cour royale.

Le roi impatient gribouilla n’importe quoi sur un bout de papier s’imaginant que cette créature repoussante ne savait pas lire.

Arrivé dans son royaume, le fils du roi qui était inquiet de ne pas voir revenir son père courru vers lui en lui racontant une incroyable histoire qu’il s’était passé au château durant son absence. En voyant son fils arriver, le roi pensa immédiatement à la créature dans la forêt et refusa de laisser son garçon, le futur roi, la rejoindre. Il n’envoya personne dans la forêt, interdisant quiconque d’y aller, même pour cueillir des champignons. Il narra cette rencontre à son fils en précisant bien qu’il avait écrit tout à fait l’inverse de ce que l’étrange créature lui avait demandé.

— De toute façon, j’aurais refusé d’y aller père !

— Brave garçon, tu as entièrement raison, mais n’y pensons plus, passons à table veux-tu, je meurs de faim.

Et le temps passa. Hermione-ma-Hérissonne n’en continua pas moins à garder ses chèvres et son ânesse, à préparer de délicieux petits repas mijotés dont elle-seule avait le secret et à observer les animaux de la forêt, perchée paisiblement dans son arbre avec sa poule préférée.

Et puis voilà qu’un autre roi, d’un autre royaume vint à passer par là avec tout ce petit monde qui entoure habituellement tous les rois en promenade. Lui aussi était perdu, car la forêt était grande, très grande. Immense ! L’heure du repas du soir arriva et le roi sentit le délicieux fumet qui s’échappait non loin de là. Il envoya un messager trouver le cuisinier, habitant de la forêt, pour lui conseiller le bon chemin afin qu’il puisse au plus vite rentrer au royaume.

— Dis-lui bien, si tu le trouves, qu’on n’en veut pas à sa bonne nourriture, mais juste le plus court chemin, précisa le roi à son messager.

Le messager trouva non sans mal Hermione-ma-Hérissonne, perchée au sommet du plus grand arbre. Quand il découvrit à quoi elle ressemblait vraiment, il en oublia de lui demander le chemin et c’est la jeune Hermione-ma-Hérissonne qui brisa la gêne :

— Bonjour étranger. Que viens-tu faire ici ? demanda-t-elle poliment.

— Je, heu, nous sommes perdus. Le bon roi m’envoie vous demander le chemin le plus court pour rejoindre son royaume, lui répondit-il alors que la jeune femme-hérisson descendait de l’arbre, toujours perchée sur sa poule.

— Je ne peux pas quitter mon troupeau de chèvres, mais dit à ton roi que je lui montrerai le chemin à condition qu’il me promette de m’envoyer la première personne qu’il rencontrera quand il arrivera à son royaume.

Le bon roi fit le serment de faire tout le nécessaire pour Hermione à condition qu’il franchisse les portes de son royaume avant la nuit tombée.

Et c’est ce qu’il se passa. Le soleil n’était pas encore couché que le bon roi rentra enfin chez lui. Son unique fils, un magnifique prince blond comme les blés et à la peau aussi douce que celle d’un bébé, se rongeait les ongles d’inquiétude. Il courut aussitôt vers son père pour le serrer dans ses bras.

— Mais comment se fait-il que vous soyez restés si longtemps absents, loin de moi ? lui demanda-t-il d’une voix tendre.

Le roi lui raconta qu’ils s’étaient perdus dans l’immense forêt et que sans l’aide d’une habitante des bois, ils ne seraient pas encore là.

— La jeune femme qui nous a aidé n’était pas tout à fait humaine, mais elle a été honnête et nous a guidé vers le bon chemin. Elle cuisinait très bien, ça sentait très bon chez elle. Hélas, maintenant que je suis ici, je me dois moi aussi d’honorer ma parole : je lui ai promis de lui envoyer la première personne que je verrai quand je rentrerai. Et cette première personne, c’est toi mon fils. Oh ! Si tu savais comme je regrette cette décision.

Le roi avait beaucoup de chagrin à l’idée d’envoyer son fils dans cette gigantesque forêt. Mais celui-ci le rassura :

— Ne t’inquiète pas père, j’irai de mon plein gré là-bas si elle me le demande, car c’est tout à ton honneur que de vouloir tenir ta promesse. J’ai beaucoup de respect pour toi, et je te promets que je te reviendrai bientôt, avec ou sans cette jeune personne.

(à suivre)