Je conte, tu contes, nous contons…

Comme je suis dans ma période « conte » et que j’ai du mal à décoller de ma planète « rêve », je vous propose comme 3ème jeu de revisiter un conte, tout ou en partie…

Lors de mon week-end d’initiation aux contes, nous avons eu le plaisir d’écouter des conteurs et j’ai adoré toutes ces histoires entendues, principalement celles où les contes avaient été « revisités », modernisés, adaptés à une sauce personnelle, en changeant pourtant si peu et tant de choses à la fois. Le début, le milieu et la fin restent les mêmes, tout comme la trame générale, mais j’ai été impressionnée d’écouter le conte de Blanche-Neige made in « Dona », du nom de la conteuse. Le début me semblait familier, et puis, rapidement, j’ai su que ce serait un conte différent grâce aux détails, aux caractères et physiques différents des personnages qui prenaient vie dans sa théâtralisation.

Je vous invite à choisir un conte que vous aimez ou détestez et que vous le revisitiez pour nous donner votre version de ce conte. Une petite partie du conte suffit, par exemple le moment où Blanche-Neige découvre la maison des 7 nains, la maison peut être différentes, les occupants différents. Ou pour donner un autre exemple avec le conte du Loup et des 7 chevreaux, changez les chevreaux ou le loup ! Ou encore mettez 2 soeurs qui ne s’entendent pas dans le conte de Hansel et Gretel… Bref, les possibilités d’adapter un conte traditionnel sont nombreuses.

Émerveillez-moi ! Emmenez-moi dans votre univers, dans votre imaginaire !

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La tige verte

Voilà mon petit animal inventé à l’occasion de mon jeu d’écriture n°2.

La tige verte

Bernard n’en revient pas ! Voilà des jours qu’il est là, à 4 pattes, à farfouiller le sol à la recherche d’un soi-disant animal hyper rare et la bestiole est là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! S’il avait connu l’histoire des enfants qui avaient été rétrécis, peut-être aurait-il directement cherché dans l’herbe de son jardin et gagné ainsi quatre jours, épargnant par la même occasion ses genoux en compote et ses yeux fatigués. Mais Bernard ne regarde jamais la télévision et s’interdit de lire un roman qui a été tiré d’un film.

Il est donc là, assis près de son jardin, ses fesses posées sur le bord de la dernière marche de l’escalier qui sépare l’entrée arrière de sa maison, par la cuisine, de son terrain de 6 mètres carrés. Avec une loupe, il scrute son gazon qu’il aurait dû tondre la semaine dernière. Hautes de 20 centimètres, les tiges vertes dansent au gré du vent léger qui souffle dans l’air.

– Des cheveux ! L’herbe, c’est sa tignasse !! Ce sont leurs tignasses ! dit Bernard en touchant ses cheveux hirsutes, bruns foncés, absolument pas coiffés ni coupés.

Bernard n’en revient pas ! Voilà des heures qu’il est là, à 4 pattes, à admirer le sol à sourire devant l’animal hyper rare… la bestiole en question, les bestioles sont là juste sous ses yeux, dans son propre jardin ! Chacun de ces minuscules animaux ont en effet des cheveux verts sur leur tête brune. Des tiges, des brindilles semblables à de l’herbe, tant par leur forme, que par leur couleur et même leur texture. Pas étonnant qu’ils passent inaperçus. Ils se confondent si bien dans le paysage que si ça se trouve, Bernard en a déjà écrasé quelques-uns… Il en est absolument sûr, ces animaux qui étaient classés dans la catégorie des raretés peut dès à présent sortir de la liste rouge des espèces menacées d’extinction. Bernard en est convaincu : tout le monde qui a un jardin doit abriter une dizaine si pas une centaine de ces petites créatures particulières.

L’homme sort son appareil photo de sa sacoche, choisi sur la roulette le menu « macro » afin d’immortaliser cette chose et la rendre ainsi moins inconnue aux yeux de tous. Dans sa tête, Bernard créé la fiche d’identification de l’animal :

« D’une taille dépassant rarement les 4 centimètres, il a le dessus de la tête verte comme de l’herbe, un visage de forme variable, mais de couleur unie, brune, sans oreille apparente. De petits tubercules informes peuvent servir de pattes antérieures, sans doigts ou griffes, l’animal est inoffensif. On ne le voit pas du premier coup, et je suppose que je le découvrirai si j’en prends un dans ma main, mais les pattes postérieures sont dissimulées dans la terre du jardin, sans doute comme autant de racines souples et agrippantes que celles des plantes envahissantes. »

Il en est là dans l’élaboration de sa fiche, quand il se rend compte que la mise au point de son appareil patauge… impossible de faire la netteté sur le visage, pour saisir les yeux noirs et brillants, le nez ridiculement petit ou la bouche souriante qui semble se moquer de lui.

« Cri ou chant inconnu, mais semble être douée d’une intelligence certaine. »

Avec son pouce et son index, Bernard simule une pince pour attraper un des sujets et l’observer de plus près afin de vérifier son hypothèse sur les pattes arrières et découvrir si l’animal peut être rangé chez les minis-mammifères ou plutôt, ce qui est fort probable, chez les insectes. Mais au moment où il veut en capturer un, ses doigts se referment sur une petite touffe d’herbe banale ! Il a beau se concentrer, viser, jeter ses doigts et pincer, chaque tentative se solde par un échec.

À quelques mètres de là, sa voisine l’observe d’un bien étrange air… mais Bernard ne la voit pas, il n’a d’yeux que pour ces bestioles qui commencent à lui courir sur le haricot ! Si au début, le petit jeu semblait amusant, jouer au chat et à la souris lui fait rapidement perdre patience.

Une idée horrible commencer à germer dans son esprit. Une idée qui le fait sourire, car il est presque sûr de gagner : la tondeuse viendra à bout de ces mauvaises herbes, qu’elles soient animales ou végétales, cette espèce ne fera plus de longues brindilles.

Et Bernard part dans un éclat de rire gras.

Textes d’autres participants :

Devinette de lecture

Quand je lis un recueil de nouvelles, je lis en parallèle un petit roman, petit ou grand. Comme vous le savez, je lis actuellement « Une collection très particulière », de Bernard Quiriny. A votre avis, quel autre livre se trouve sur ma table de chevet ? Comme je suis sûre que vous trouverez facilement le nom de l’auteure, je vous demande aussi d’essayer de trouver le titre de cette histoire.

Genre : longue nouvelle policière.
L’auteure britannique, très prolifique, décédée il y a 50 ans environ, a écrit une 60taine d’autres romans, plus de 150 nouvelles ainsi que deux 10zaine de pièces de théâtre. Ses livres ont été traduits en de nombreuses langues.
Le livre que je lis actuellement met en scène un détective privé très belge, très caractéristique, un héros bien connu de ses aventures. L’histoire se passe en Angleterre et l’auteure écrit ses intrigues à « huis clos » afin que le lecteur puisse essayer de trouver le coupable avant la fin du livre (là, je crois que vous avez déjà trouvé le nom de ce détective tout comme le nom de l’auteure).
Dans le titre que je lis actuellement, il est question d’un bijou, un rubis pour être plus précise, d’un prince, de maîtresses de ce dernier et d’un trio d’adolescents qui a l’imagination bien fertile. Il y a aussi un dessert unique en son genre qui est servi à l’occasion d’une fête particulière.

Alors, vous avez deviné ?

Il y a 3 nouvelles dans ce livre, je viens d’en finir la 1ère… aurais-je le temps de lire les 2 autres tout en lisant conjointement l’autre recueil ? Vous le saurez au prochain article Ha! Ha!

 

 

Vos textes à partir du mot MER

Un petit article,  juste pour mettre en évidence vos productions à partir du mot MER, mon 1er jeu d’écriture 🙂 il fallait donc dresser une petite liste de mots à partir du mot MER et en choisir 5. Si on n’avait pas beaucoup d’idée ou pour corser un peu l’affaire, on pouvait rajouter le mot CACTUS, comme Scoobydu l’a fait 😉

Le texte de Béa

Le texte de Scoobydu

Le texte de Cécile (c’est moi)

Invente-moi un animal

Mes enfants vont sans doute participer au chouette concours de dessin organisé par … La chouette. Comme je suis trop grande pour pouvoir y participer, je me suis dis que je n’avais qu’à inventer, avec des mots et non un dessin, mon propre oiseau  🙂

Alors, voici ce que je vous propose comme 2ème jeu d’écriture, du style « dessine-moi un mouton » ou ici « dessine-moi une chouette » :

Inventez un animal et décrivez-le moi. La description peut être purement physique ou biologique, ou même intégrée dans une histoire. C’est un peu comme le jeu où il faut inventer le mode d’emploi d’un objet… si ce n’est qu’ici, vous donnez vie à un animal. Il peut exister, il peut être un savant mélange de plusieurs espèces animales, il peut venir de la mythologie ou il peut sortir tout droit de votre imaginaire. Soyez créatifs et n’ayez pas peur de sortir des sentiers ordinaires…

Comme pour le précédent jeu, je vais bien sûr aussi jouer avec vous 🙂 A bientôt !

Babette la pipelette et les babeluttes

Voici mon petit texte pour mon 1er jeu d’écriture de juillet 2017

64 mots trouvés à partir du mot MER. (33 en 5 minutes, puis 31 les 5 minutes suivantes).

J’ai choisi ces 5 mots-ci :

Coquillage – famille – pieds nus – goéland – babelutte

Babette la pipelette bavait devant des babeluttes en se demandant si Jonathan, son goéland apprivoisé, allait aussi aimer cette confiserie bien sucrée. Pieds nus sur le trottoir, les yeux rivés sur les bonbons exposés dans la vitrine, Babette se battait avec son envie irrésistible de dévaliser le magasin entier. Elle connaissait bien sa famille et si elle osait revenir avec un seul sachet, un seul, on la traiterait d’égoïste. Ce n’était pas faux. Tout au plus, voulait-elle bien partager un bonbon avec Jonathan, juste par curiosité, pour voir comment il allait réagir avec ce délice caramélisé qui fondait dans sa bouche en libérant toutes ses saveurs douces et exquises. L’oiseau allait-il pouvoir ressentir les mêmes sensations qu’elle ? Son bec ne collerait-il pas trop après tout ça ?

Babette se décida de pousser la porte vitrée du royaume des confiseries quand, soudain, elle vit le reflet de son père dans la vitre de la porte. Son père disparut en mer depuis deux ans. Deux années sans nouvelle, deux années qu’elle le croyait mort ! Son père, meilleur dénicheur de coquillages rares de toutes les plages, de toutes les mers du monde. Son père, son meilleur ami. Ici ! Derrière elle. Elle n’osait pas se retourner. Elle était figée. Son cœur était comme une babelutte : fondant et collant à la fois.