Postuler en écrivant une histoire

Il y a quelques temps, j’ai pris mon clavier à dix doigts et j’ai écrit un email à une adresse « sans nom ». La personne derrière cet email était celle responsable du recrutement pour un service public.

Je ne postulais pas pour l’offre d’emploi directement, car j’ai déjà un travail à mi-temps que j’aime (le job ici était pour un temps plein) et aussi parce que je n’ai pas le bon diplôme et que je préférais laisser des personnes sans emploi avec le bon diplôme tenter leur chance…

Mais comme le lieu me plaît énormément, que j’avais déjà fait du bénévolat pour « eux », je me suis lancée dans une offre de services pour essayer d’avoir un contrat ponctuel, à temps partiel, un job complémentaire occasionnel.

J’ai postulé en écrivant un conte. Naturelle, sans chichi, je me suis présentée comme l’héroïne de cette histoire, une brave dame au cœur grand comme celui d’un dragon et tendre comme une guimauve…

J’ai écrit une tartine. Une histoire vraie. Mon histoire.

Comme la procédure était stricte, je m’attendais à ne recevoir aucune réponse.

Mais je me trompais. J’en ai reçue une ! Négative, mais malgré le non respect de la procédure, ils ont quand même pris le temps de me répondre. Certes, c’est une réponse « automatique », impersonnelle, mais elle a le mérite d’exister.

Quand je pense au nombre de candidatures que j’ai envoyées en réponse à des offres d’emploi et le peu d’accusé de réception que j’ai reçu alors, je suis super heureuse de lire ce mail négatif.

Il va sans dire que plus j’avance dans la vie active (20 ans que je suis active), plus je redoute l’avenir pour mes enfants. Partager mon bonheur de recevoir une réponse négative à une « candidature » envoyée, c’est quand même triste.

J’aurais espéré une réponse personnalisée, mais il ne faut pas trop en demander non plus.

Le pire, c’est que s’ils m’avaient contacté pour me demander de travailler une ou deux heures par semaine en tant que bénévole, j’aurais accepté de bon cœur ! 😉

Quand la lecture guide nos choix et nos actions

En mars 2018, j’écrivais un article en disant que j’avais trouvé l’idée d’un projet professionnel en me remémorant des souvenirs de baby-sitting.

En avril 2019, suite à la lecture de cet article ci-dessous, je reviens sur ces souvenirs, car en une année, bien des choses se sont passées chez moi, et je suis revenue aux sources de ma profession : secrétaire médicale.

Ce n’est pas avec regret ou tristesse que je me rends compte que je papillonne sur des projets et que j’en abandonne certains. Je vis et j’avance grâce à des projets. Que tous ne se réalisent pas ne me posent pas un problème étant donné que j’apprends en chemin et que je réajuste mes idées, mes envies. Je progresse à ma manière.

L’article qui m’a fait réagir ainsi, c’est celui-ci (plus bas, après tout mon bavardage !). Avec l’accord de l’auteure, Nilay Inmeler, je vous copie le début de son article à elle.  Vous pourrez allez le lire dans son intégralité sur son site « Elles ont osé entreprendre« . Ce qui est marrant, c’est que son article parle d’une autre personne, une liégeoise, une voisine !

Cette liégeoise a sans doute mon âge, ou peut-être trois ou quatre ans de moins que moi. Elle a mis sur pied des ateliers d’écriture et un club de lecture : Le mot qui délivre. Dans tous les services qu’elle propose, je retrouve exactement tout ce que je souhaitais mettre en place.

Comme je le disais à des amies, ce n’est pas de la jalousie ici, mais de l’admiration. Et du respect. Et un peu d’envie de cette volonté d’oser, de se lancer, d’y arriver.

C’est donc en ce dimanche matin, en lisant cet article et en allant découvrir tous les services d’Éloïse que j’ai décidé de ne plus m’attarder dans mon projet d’ateliers d’écriture créative, car en parcourant sa page facebook, j’ai plutôt envie de l’encourager à vivre de son travail plutôt que d’être une potentielle concurrente (rires).

Une phrase de cette jeune momentrepreneuse dans l’article:

« …puis j’ai lu un article qui disait « repensez à ce qui vous rendait heureuse quand vous étiez plus jeune », « rappelez-vous des moments où vous avez été fière de vous », « que faisiez-vous tout le temps, enfant ? ». Le déclic s’est fait… »

Et voilà, elle a eu le déclic en lisant un article. Tout comme moi j’ai eu un déclic quand j’ai lu cet article qui parle d’elle (c’est fort quand même !).

J’aime un tas d’activités, mais j’ai toujours fait les choses qui me passionnaient, de manière désintéressée. Bénévolement. Je n’ai pas du tout l’âme d’une entrepreneuse, encore moins d’une autoentrepreneuse. Mais je suis une excellente assistante et je m’épanouis en trouvant le juste équilibre entre un travail qui me plaît vraiment et une activité bénévole dans laquelle je peux aussi progresser, selon mes envies et mon temps libre, sans contrainte d’argent.

J’admire toutes ces personnes qui vont jusqu’au bout de leurs idées et qui parviennent à déplacer des montagnes pour vivre de leur passion. J’aime aider à déplacer des montagnes. Pas les miennes, mais celles des autres 😉

Voici enfin l’article de Nilay que je remercie au passage pour sa rapide réponse :

On aura beau critiquer Mark Zuckerberg et sa fameuse plateforme mais c’est indéniable: Facebook , c’est comme les sites de rencontres, ça permet de mettre en relation des personnes qui ne se seraient jamais rencontrés dans la vraie vie. Et j’arrêterai la comparaison ici 😀

Nous sommes début septembre, je viens de mettre le blog en ligne. Tout naturellement, pour le faire connaître, je crée une page Facebook. L’aventure vient de commencer. Très rapidement et à ma grande surprise, je reçois un message de soutien plus que chaleureux de la part d’une inconnue. Poussée par la curiosité, je visite son profil et je tombe sur Eloïse Steyaert. Au fil de cette mini-enquête, je remarque qu’elle et moi avons de nombreuses similitudes: toutes les deux, nous sommes de vraies citadines, nous sommes des filles de la ville. Elle de Liège, moi de Bruxelles. Mais surtout, nous avons toutes les deux un grand amour pour l’écriture et avons chacune à notre manière décider d’utiliser ce feu qui nous anime pour mettre en place une initiative. La sienne ,c’est le « Slow Reading club de Liège » . La rubrique « à propos » de sa page ne me laisse d’ailleurs pas de marbre. Sa plume si juste décrit avec beaucoup de pudeur le pourquoi du comment de ce projet. Cela fait échos en moi. Cette belle idée n’est néanmoins pas la finalité de son objectif entrepreneurial. ll sert de prélude pour le projet phare d’Eloïse : la bibliothérapie et les ateliers d’écriture.

–> la suite ICI, sur le site « elles ont osé entreprendre ».

Merci donc à Éloïse d’avoir toute cette énergie et cette volonté de partager sa passion avec la création de « Le mot qui délivre ».

Et merci à ces signes et coïncidences qui nous permettent de croiser le chemin, virtuellement ou réellement, de personnes admirables.

En ce moment, je pense à toutes mes amies et à ma famille que je vois un peu ou beaucoup ces derniers mois et qui ne cessent de m’encourager, de me soutenir quoi que j’entreprenne ou décide 🙂

Merci, Salutation, Carte, Message, Purple, Vert

 

 

Un poème de moi, que je revisite un an plus tard

Quelques modifications se sont imposées, car le temps et les choses ont quelque peu changé 😉

Je voulais vous dire qu’il est super important
De pouvoir bien prendre son temps.
Il faut savoir occasionnellement lâcher-prise,
Pour ne pas avoir de vilaines surprises.

Les employeurs quels qu’ils soient,
Faut pas les considérer comme des rois ;
Ils ne sont pas au-dessus des gens,
Qui cherchent un emploi assurément !
Non, ce sont des personnes comme vous et moi,
Qui peuvent aussi parfois faire de mauvais choix.

CAPS/CERES, grâce à votre formation,
Qui m’a donné beaucoup d’émotions,
J’ai fait de sympathiques et belles connaissances,
Certaines sont devenues fortes, d’autres… évanescences.

Avec le soutien et les conseils de Véronique,
J’ai pris confiance en moi et développé une autre dynamique.
Aujourd’hui, des portes s’ouvrent sur mon chemin,
Libérant des sourires et des possibilités à chaque matin.

Je suis très enthousiaste de vous annoncer,
Que dans un nouveau boulot, je vais me lancer.
De nombreuses personnes je peux remercier,
Mais, à moi aussi, je peux me féliciter.

🙂

#gratitude

 

Animatrice dans une ludothèque adaptée

Je suis très heureuse de vous annoncer que j’ai trouvé Le Job ! Pour 3 mois, je suis animatrice dans une ludothèque adaptée et itinérante.

Quelques explications s’imposent  🙂

Ludothèque adaptée : ludothèque dans laquelle on adapte des jeux pour des enfants et adultes porteurs de différents handicaps. Le matériel peut être plus grand comme des dés ou des cartes, on peut remplacer des pions pour qu’ils soient plus facilement préhensibles, on met un tapis antidérapant pour que la base ne bouge pas, on facilite des règles de jeux, on stimule certains sens, etc.

Ludothèque itinérante : nous nous déplaçons dans les institutions et amenons les jeux au public. On observe et on joue avec nos petits et grands participants de façon à trouver le ou les jeux qui leur conviennent le mieux, qui leur donne du plaisir, qui les aide dans une réflexion. On les écoute beaucoup aussi et on tente de trouver de nouveaux jeux pour lesquels il y a une demande.

J’ai quelques idées de jeux et d’adaptation.

Si j’avais su un jour que je pourrais faire de l’un de mes centres d’intérêt, mon métier, je n’aurais pas osé y croire. Même si celui-ci est pour une durée déterminée, je vais apprendre et faire plein de choses que j’aime ! Top 🙂

Il y a beaucoup de travail et beaucoup de possibilités.

Je suis occupée à temps partiel, mais cela me convient parfaitement, car après la première semaine et quatre jour de travail continu, le dernier soir, j’étais épuisée d’avoir eu tous mes sens sollicités non-stop (rires).

Une fatigue saine et heureuse. Il m’a suffit d’une bonne nuit de sommeil et d’un week-end libre pour me reposer et recharger mes batteries.

A très vite pour d’autres nouvelles aussi réjouissantes.

Belle semaine à vous toutes et à vous tous qui passez par chez moi.

Lire, écrire, conter, c’est la santé !

Article écrit sur mon compte Linkedin. Je le mets ici pour ceux et celles qui n’auraient pas de compte là-bas  😉

Dans le cadre de ma formation, je suis amenée à travailler sur bien des choses, dont la prise de parole en public !

Nous devons, chacun séparément, préparer une présentation sur un sujet de notre choix, mais qui touche à la santé, car notre formation s’intitule :

Éducation et communication pour la santé

20 minutes de parole, 20 dias PPT grand maximum…

Au début, je me suis dit : « 20 minutes, c’est long ! ». Après six changements, six sommaires différents dans un seul thème, je me rends compte, au final, que 20 minutes, c’est court, très court !

J’ai 10 dias, je connais toute ma présentation sans regarder mon support (aie, il ne faut pas que je l’oublie celui-là)… et je parle pendant 21 minutes… ça me fera une minute en moins pour les questions, ce n’est pas plus mal (rires).

Seule, chez moi, j’assure… mais si je suis aussi confiante, c’est aussi grâce à cette formation, car il y a près de 15 jours (déjà ?!), en groupe, j’ai animé une activité dans une école de devoirs. Cette activité a duré 3 heures. J’ai été amenée à conter une histoire amérindienne et après multiples répétitions, des angoisses nocturnes, une certaine excitation est arrivée. De fait, je prends de plus en plus confiance en moi et le jour J, j’ai assuré grave comme dirait ma fille. Développer cette activité, cette animation m’a permis d’acquérir, entre bien d’autres choses, une certaine assurance que je n’avais pas encore jusqu’ici et surtout, un très grand plaisir à conter, à adapter une histoire pour un public, à chercher La Bonne Histoire qui colle au mieux au sujet qui avait été demandé.

Lire, écrire, conter permet de :

  • réduire le stress,
  • diminuer la tension musculaire,
  • réduire le rythme cardiaque,
  • développer la créativité,
  • réduire le déclin cognitif,…

autant chez les enfants que chez les adultes, jeunes ou moins jeunes.

C’est le sujet de mon exposé oral : mots pour maux.

Écrire et/ou lire 10 minutes par jour est bénéfique pour la santé, et ce à différents niveaux, que ce soit pour la santé mentale que pour la santé « physique ».

Ne dit-on pas si le moral est bon, tout va bien ?

Et vous, avez-vous déjà ressenti un bien-être après avoir écrit ou lu ?

Écrivez-vous à l’ordinateur, avec un crayon, un stylo-plume ou un stylo-à-bille ?

Lisez-vous sur du papier, sur ordinateur, tablette ou avec une liseuse ?