Des contes, des rires, des partages et des pleurs… des mots pour des maux.

Je m’envole vers une autre histoire, un autre chemin…

Le week-end passé a été extraordinaire et explosif. Deux jours de découvertes, deux jours de rencontres, deux jours d’entraînement, de partages d’histoires. Le plein d’émotions, un ascenseur de sentiments divers et variés.

Samedi matin, il y a pile sept jours, souvenez-vous, j’étais en joie d’avoir ressenti un déclic pour une nouvelle histoire, pour L’Histoire que j’allais conter. J’étais prête. Gonflée à bloc. Motivée. Devant le groupe super, bienveillant, magique et bon, je l’ai même verbalisé ce dimanche matin : je vais conter tantôt une histoire et même si je ne respecte pas toutes les règles, je vais le faire.

Et puis le temps passe.

Passe.

Passe.

On fait des vocalises. des grimaces, des éclats de rire. Des jeux de mise en voix, des « A » ouverts, des « A » fermés avec le visage qui va avec, avec le corps, avec son âme et ses tripes, avec son angoisse, avec son stress, avec son masque imaginaire (pas le masque buccal qui nous est tant familier depuis des mois). Des lettres, des syllabes, des onomatopées, des mots qui existent, d’autres qu’on inventent, des petits bouts de phrases, des débuts d’histoire. De l’impro. Du partage. De la bienveillance. Des liens se créent. Ça va vite. Le temps file et se défile.

On mange, on joue, on écoute, on parle.

Puis on mange encore, on joue encore, on écoute encore, on parle encore.

Et le temps file et se défile.

Il est déjà 15h30… le temps de la parole, des essai, de se lancer.

Mais le temps file toujours, il se défile et me défie.

Quelques-unes (il n’y a qu’un homme dans le groupe, ils sont donc deux à représenter la gente masculine des conteurs parmi dix femmes !) racontent, content et la magie opère. Des ambiances, des images, des voyages dans un autre temps, un autre monde, des univers extraordinaires.

Et je m’évade. Et je bois leur parole. Et je m’imprègne des contes tantôt passionnant, tantôt surprenant, tantôt envoûtant, mais assurément dépaysant ! Et l’envie de parler de moi, de me « révéler », de partager un petit bout de ma vie s’envole. S’étiole.

Le fait d’avoir mis sur papier mes pensées, d’avoir couché les mots et les phrases traits noirs sur mon écran blanc de téléphone, eh bien tout ça a libéré mon questionnement, tout cela a rendu la liberté à mes doutes emprisonnés. Tout cela a allégé le poids qui sur mon estomac commençait à peser.

Les mots ont des pouvoirs. Ils sont forts, ils soignent, ils guérissent, ils sont porteurs d’espoir. Ils ont en eux une vie qui ne demande qu’à s’exprimer.

Et cette histoire, je ne vais pas vous la partager. Ni en écrit ni avec ma voix. Pourtant, ils sont là, je leur ai donné vie. J’ai mis des mots sur des maux. Et ceux-là ont vécu, sur papier, dans ma tête. Et dans un souffle, dans des silences, ils sont morts aussi rapidement qu’ils sont nés. Ils m’ont bouleversée, ils ont rouvert une blessure que je pensais pourtant cicatrisée…, ils vont désormais s’envoler dans l’univers des souvenirs et n’iront jamais se déposer aux creux de vos oreilles, car cette histoire, m’appartient.


Mais parce qu’il faut rebondir au risque de s’enfoncer dans un abîme de tristesse, parce que je ne suis pas seule et que la vie continue, parce que tout ça fait partie du passé, je me dois d’aller de l’avant. Pour mes enfants. Pour mon amoureux. Pour moi.

Parce que j’ai souvent trébuché sur le chemin de ma vie, par ce qu’il y a eu souvent des petits cailloux ou de grosses pierres qui m’ont fait tomber, j’ai réussi à trouver en moi la force nécessaire pour me relever. Oui, à chaque fois.

Et cette ressource, cette force, cette aide, je la dois à l’écriture, à la lecture et aujourd’hui au dessin. Toutes ces thérapies créatives me permettent de m’exprimer, de me soigner, de voyager, de rêver et … de me libérer.

Dans un prochain article, je vous montrerai mon cheminement dans le dessin et puis surtout aussi dans les contes et dans les livres que je lis et que j’écris.

Sans oublier la découverte du journal créatif (qui regroupe un peu tout cela) grâce au livre de Anne-Marie Jobin. L’art-thérapie, j’en faisais déjà un peu à ma sauce, sans le savoir. Mais il existe une multitude de petites choses à découvrir et à faire dans ce domaine.

Et ça, c’est une autre histoire 😉

2 commentaires

  1. Emue par ton billet…
    Nous trébuchons tous sur le chemin de notre vie.
    Tes maux, tu n’as pas à les partager avec nous. Ils t’appartiennent.
    C’est en écrivant, en dessinant que tu peux les évacuer… En lisant aussi… La lecture apporte tant et nous permet de voyager, de s’évader.
    Tes mots pour penser tes maux…
    Oui. Les mots ont des pouvoirs. Ils sont forts, ils soignent, ils guérissent, ils sont porteurs d’espoir. Ils ont en eux une vie qui ne demande qu’à s’exprimer.
    Bises Cécile et bon WE

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  2. Écrire libère tu te souvient que j’ai écris  » Mon enfance à Verte Campagne  » Juste 10 ans de mon enfance, les plus belle chez ces deux dames qui me manquent encore aujourd’hui mais en même temps, j’ai sut terminer mon histoire aux bons moments, je n’ai pas  » franchis  » les années noires, pénibles, du home pour enfants de juge, des rabaissements, des punitions terribles, des moqueries des religieuses et des autres. Et cela m’a fait du bien de me remémorer ces 10 premières années de mon enfance entre les moutons, les chèvres, le poules et ma vie à la campagne. bisous

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